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Aux Philippines, pendant les Fêtes, les enfants trouvent de l’espoir

L’école primaire San Roque était peinte en jaune canari, les classes étaient claires et ensoleillées, et des arbres poussaient dans la cour. « C’était très joli. Il y avait des arbres partout, dans tout le quartier », me raconte un membre du personnel enseignant.

Mais ce n’est plus le cas maintenant. L’école est située à 200 mètres de l’océan, et l’onde de tempête provoquée par le typhon qui a frappé les Philippines le mois dernier s’est élevée à six mètres, jusqu’à la cime des arbres, et a tout balayé dans la communauté de Tanuan : les maisons, les arbres, et la belle école San Roque. « Il y avait 300 maisons ici. Maintenant, il y a 300 tentes », affirme la directrice de l’école.

C’était néanmoins le dernier jour d’école aujourd’hui et, puisqu’il y avait des visiteurs, c’était le moment d’organiser une fête de Noël. L’UNICEF a procuré des tentes et des fournitures scolaires à l’école, de même que des fournitures à la communauté entière; les enfants et le personnel enseignant étaient accueillants et très chaleureux. La directrice a fait un discours émouvant, en hommage à l’enseignant qui est décédé lors du typhon, et en souvenir de tout ce qui a été perdu, remerciant le ciel pour ce qu’ils avaient encore, et a déclaré qu’il fallait garder espoir en l’avenir. Elle a alors dû s’arrêter et le personnel s’est rassemblé autour d’elle, car elle était sur le point de pleurer.

La population des Philippines est habituée aux typhons et, lorsque les avertissements concernant Haiyan ont été diffusés, beaucoup de gens se sont réfugiés dans les centres d’évacuation. Mais ce fut la plus grosse tempête jamais enregistrée dans l’histoire de l’humanité et, bien que la population savait qu’il y aurait du vent et de la pluie, personne ne s’attendait à une onde de tempête comparable à un tsunami.

Comment décrire l’indescriptible? Sur la route menant de Tacloban à Tanuan, tout est ravagé. Les petites maisons des familles de pêcheurs et d’agriculteurs ont disparu. Il y a des tas de gravats constitués de troncs d’arbres, de plaques de métal ondulé, de jouets cassés, de murs croulants et, de temps à autre, une maison ou un bâtiment qui a, on ne sait comment, résisté à la tempête.

Et comment décrire les gens? Où donc trouvent-ils la force d’organiser une fête de Noël? J’étais assis dans les décombres de l’école San Roque en compagnie d’Angela Kearney, la responsable de nos opérations de secours ici, à Tacloban, et nous nous sommes mis à chanter la chanson Les douze jours de Noël. Les enfants connaissaient mieux les paroles que nous et, très vite, un garçon âgé de 11 ou 12 ans nous a tous dirigés, des onze pierres ponces et dix bigoudis, jusqu’à la perdrix en haut de son poirier.

Prenez quelques instants pour imaginer tout cela : assis dans une école en ruines, au milieu d’une communauté essayant courageusement de se reconstruire, entendant le son des hommes cognant à coups de marteau sur des clous afin de rebâtir des maisons dévastées, et accompagnant les enfants qui chantent une chanson joyeuse. Je me sens si heureux que l’UNICEF ait pu apporter cette aide; retourner à l’école, même dans des tentes, est un moyen de redonner à la vie un certain sens de la normalité. Il y a beaucoup à faire, mais la population de Tanuan est bel et bien sur la voie de la reconstruction.

Les 365 prochains jours seront déterminants pour ces enfants de l’école primaire San Roque. Inscrivez-vous ici à notre programme Philippines 365 afin de faire un don mensuel.

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