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Des photos témoignent de la pire sécheresse en Éthiopie depuis des décennies

À voir aussi : les incroyables retombées de l’aide humanitaire sur la vie des enfants

Par Jacob Hunt, UNICEF Australia

Lorsqu’il ne pleut pas, tout change.

En Éthiopie, la grande saison des pluies donne 80 pour cent de la production agricole du pays, mais en 2015, le manque de précipitations a eu des effets dévastateurs. Les récoltes ont été perdues, les sources d’eau se sont taries et des millions d’enfants sont devenus dépendants de l’aide alimentaire pour survivre.

El Niño ne pouvait pas survenir à un pire moment. Ce phénomène, le plus puissant des dernières cinquante années, a dramatiquement aggravé la sécheresse, qui cause aujourd’hui des ravages dans la vie des enfants.

Voyez les conséquences de la pire sécheresse des dernières décennies pour les enfants et comment l’UNICEF leur procure des fournitures essentielles à leur survie.

Les enfants doivent parcourir de grandes distances pour trouver de l’eau.

Girl carries water in Ethiopia drought
© UNICEF Ethiopia/2015/Tesfaye

Lorsque votre seule source d’approvisionnement en eau potable se tarit, vous allez aussi loin qu’il faut pour trouver ce dont vous avez besoin pour survivre. Pour Sofia, âgée de 12 ans, cela signifie marcher 35 kilomètres jusqu’au point d’eau le plus proche de la maison familiale et revenir en portant à bout de bras de lourds contenants.


© UNICEF/UN010131/Ayene

Âgée de 12 ans, Harko ne va plus à l’école parce que presque tous les jours, elle doit aller chercher de l’eau. Pour éviter la chaleur, elle voyage la nuit et ne revient jamais chez elle avant l’après-midi du jour suivant. Elle explique que c’est un périple effrayant, car elle doit faire attention aux hyènes.

La sécheresse prive 2,1 millions d’enfants comme Harko de l’éducation à laquelle ils ont droit.

Les animaux dépérissent.


© UNICEF Ethiopia/2016/Ayene

Pour Hamida, âgée de 6 ans, cette chèvre représente beaucoup plus qu’un ami à quatre pattes : l’animal est en grande partie responsable de la survie de sa famille. Les pâturages disparaissent et le bétail dépérit; les animaux n’ont jamais été aussi précieux pour 85 pour cent des Éthiopiens et Éthiopiennes qui comptent sur l’agriculture pour gagner leur vie et nourrir leur famille.


© UNICEF/UN010142/Ayene

Pour certaines familles, le voyage peut prendre jusqu’à dix heures pour arriver à ce point d’eau, mais l’eau y est chaude et salée, et les enfants boivent dans le même abreuvoir que les animaux. Les mères expliquent que les enfants souffrent de diarrhée et de maux de dos, mais sans aucune autre source d’approvisionnement à des kilomètres, elles n’ont pas d’autre choix.

L’eau potable sauve des vies.


© UNICEF/UN010163/Ayene

Heureusement, il y a de l’espoir. Depuis qu’une pompe à eau a été installée par l’UNICEF à Sire, la vie s’est considérablement améliorée.

Les enfants disent que la pompe est tout pour eux. Ils affirment qu’elle est comme leur « âme ». Avant, ils devaient marcher pendant trois heures sur des chemins tellement rocailleux que même les ânes peinaient à grimper les collines. Quand ils atteignaient enfin la rivière, l’eau était sale et ils risquaient toujours de tomber malades.

La pompe est malheureusement arrivée trop tard pour le fils de Fatuma Abdullah. Âgé de sept ans, Anwar est tombé malade après avoir bu de l’eau contaminée. Il avait tellement mal au ventre qu’il a demandé à sa mère de mettre un bandage autour de sa taille pour calmer la douleur. « Je crois que le problème de mon fils venait de l’eau sale de la rivière. Il a bu la même eau que nos vaches », raconte sa mère.

Le fils de Fatuma est toujours malade, mais elle dit qu’elle n’a plus peur pour ses autres enfants. Les familles se réjouissent d’avoir la pompe et les enfants peuvent maintenant aller à l’école.

En 2016, l’UNICEF a déjà procuré un accès à de l’eau potable à 300 000 personnes.

Le taux de malnutrition monte en flèche.


©UNICEF Ethiopia/2016/Ayene

Alors que la nourriture devient rare, les parents se battent pour donner à leurs enfants des repas suffisamment nourrissants. Les jeunes enfants sont particulièrement en danger. S’ils n’obtiennent pas les nutriments essentiels dont ils ont besoin pendant cette période cruciale de leur développement, ils risquent de souffrir d’un retard de croissance et d’en garder des séquelles tout au long de leur vie.

Les travailleurs et travailleuses de la santé mesurent la circonférence d’un bras des enfants, afin de connaître leur état nutritionnel. Habib, âgé de deux ans, récupère bien, après avoir reçu un diagnostic de malnutrition aiguë modérée deux semaines plus tôt. Il a bénéficié de suppléments alimentaires.

On estime que cette année, en Éthiopie, 2,2 millions d’enfants, de femmes enceintes et de nouvelles mères auront besoin d’un traitement contre la malnutrition aiguë modérée.
© UNICEF ETHIOPIA/ 2016/ Mersha

L’UNICEF procure des fournitures d’urgence à plus de 15 000 centres d’alimentation thérapeutique et de stabilisation, ainsi qu’une formation à leur personnel.

Ces centres constituent un réseau vital pour des mères comme Shitto, qui a amené son fils âgé de quatre mois se faire traiter au centre de santé de Dire Kiltu. 

L’UNICEF distribue massivement des fournitures d’urgence.


© UNICEF Ethiopia/2016/Ayene

Depuis qu’elle a reçu un diagnostic de malnutrition aiguë sévère, il y a deux semaines, Nebila, âgée de deux ans, est nourrie avec du Plumpy'nut, un aliment thérapeutique prêt à consommer composé d’arachides, de lait et de vitamines. Grâce à cet aliment, un enfant gravement dénutri comme Nebila peut voir son état se stabiliser en quelques semaines.

Cette année, l’UNICEF est prêt à distribuer 543 631 boîtes de cet aliment essentiel à la survie à des enfants comme Nebila.
Help children in crisis  

Aidez les enfants en situation de crise

La sécheresse en Éthiopie n’est que l’une des nombreuses crises qui nécessitent une grande part des ressources de l’UNICEF. Vous pouvez nous aider aujourd’hui à procurer plus de nourriture, d’eau et de soins de santé aux enfants.
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Dans les communautés isolées, des centres de santé permettent aux mères de se procurer des médicaments, des vaccins et des conseils sur la façon de garder leur nouveau-né en santé et en sécurité pendant cette période difficile.

L’UNICEF soutient des équipes mobiles de santé et de nutrition qui sont en mesure de traiter des maladies courantes et la malnutrition. De plus, ces équipes sensibilisent les communautés locales aux bonnes pratiques en matière de santé et d’hygiène, et orientent les cas graves vers les installations médicales les plus proches afin de s’assurer que les enfants reçoivent les soins dont ils ont besoin.


© UNICEF ETHIOPIA/ 2016/ Mersha

Fatuma Jemal a amené son fils Zanzu, âgé de onze mois, dans un centre de santé de la zone Arsi, afin qu’il soit traité dans le cadre d’un programme d’alimentation. Jusqu’à maintenant, cette année, 25 000 enfants souffrant de malnutrition sévère aiguë ont été traités grâce à des programmes soutenus par l’UNICEF.


© UNICEF Ethiopia/2016/Ayene

Ces mères se sont rendues dans un centre de santé de Mareko pour faire examiner et soigner leur enfant.

La crise qui sévit actuellement menace les progrès notables que les communautés éthiopiennes ont accomplis ces dernières années. Entre 2000 et 2014, le taux de mortalité infantile a été réduit des deux tiers et le taux de retard de croissance est passé de 58 à 40 pour cent. Malheureusement, ces progrès sont aujourd’hui menacés. La vie de six millions d’enfants est en danger en raison de la faim, de la maladie et du manque d’eau.

La vaccination est plus importante que jamais.


© UNICEF Ethiopia/2016/Balasundaram

Lorsqu’ils souffrent de malnutrition, les enfants sont plus exposés à la rougeole et à ses complications, et peuvent même en mourir. Berhan Haile a fait vacciner ses enfants au centre de santé situé dans la région du Tigré parce qu’elle craignait qu’ils attrapent une maladie et en meurent. « Quelqu’un a eu la rougeole dans mon village et tout son corps était couvert de taches rouges. Nous sommes reconnaissants pour ces vaccins », affirme-t-elle.


© UNICEF Ethiopia/2016/Balasundaram

Le mois dernier, l’UNICEF a appuyé une vaste campagne de vaccination visant à immuniser 25 millions d’enfants dans les régions du pays les plus touchées par la sécheresse. En tant que plus grand acheteur de vaccins du monde, l’UNICEF a procuré des fournitures au ministère de la Santé éthiopien afin que celui-ci puisse vacciner les enfants dans tout le pays.

Ces enfants jouent et rient après avoir été vaccinés au centre de santé de Merb Mieti dans la région du Tigré.

Le manque d’éducation aura des conséquences durables sur la vie des enfants.


© UNICEF/UN010120/Ayene

La rentrée des classes devait avoir lieu aujourd’hui à l’école communautaire de Haro Huba, mais à peine quelques élèves se sont présentés. Au lieu d’aller à l’école, les enfants tentent chaque jour de survivre en allant chercher de l’eau et en aidant leur famille.

Pour monsieur Gurmeesso, la solution est claire : « S’il y a de l’eau, les enfants reviendront à l’école. »


© UNICEF Ethiopia/2016/Ayene

Wogbela, âgé de 15 ans, doit marcher longtemps pour aller chercher de l’eau. Il ne retourne chez lui que le jour suivant. « J’arrive en retard à l’école », explique-t-il. C’est une situation très fréquente à l’école de Washe Faka, car la sécheresse a aggravé les pénuries d’eau chroniques dans la région.

L’UNICEF soutient la remise en état, l’entretien et la modernisation des puits et des trous de sonde tout en procurant aux familles des produits chimiques pour purifier et traiter l’eau. L’équipe présente en Éthiopie teste également des satellites pour détecter des eaux souterraines profondes et mettre en place des systèmes d’approvisionnement en eau à grande échelle, afin d’alimenter de multiples villages.

L’eau fait revivre les écoles.


© UNICEF Ethiopia/2016/Hema Balasundaram

Dans les hautes montagnes de la région du Tigré, un camion transportant 10 000 litres d’eau se dirige vers l’école primaire de Gonka, où le puits local s’est asséché. Près de 60 pour cent des élèves ont dû s’absenter et marcher parfois pendant des heures pour aller puiser de l’eau dans une rivière éloignée.


© UNICEF Ethiopia/2016/Hema Balasundaram

La situation a changé à l’école depuis que l’UNICEF a commencé à appuyer les livraisons régulières d’eau potable. Le taux de fréquentation est à la hausse et les enfants ont davantage d’énergie pour se concentrer en classe.

Les livraisons d’eau et les installations d’assainissement dans les écoles ont aussi des retombées qui vont bien au-delà de la salle de classe. En apprenant à l’école l’importance de l’eau potable et de l’hygiène, les enfants transmettent souvent leurs connaissances à leur famille et peuvent influencer leur communauté entière.


© UNICEF Ethiopia/2016/Hema Balasundaram

Les livraisons d’eau permettent également à l’école de préparer des repas pour les élèves. Pour beaucoup d’entre eux, il s’agit du seul repas régulier et nourrissant de la journée. Cela constitue donc un important filet de sécurité pendant cette crise alimentaire, ainsi qu’une forte motivation pour que les enfants continuent d’aller en classe.

© UNICEF Ethiopia/2016/Ayene
 
À l’école primaire d’Asore, Rawda, âgée de dix ans, se réjouit : « Je suis très contente qu’il y ait un point d’eau ici maintenant. Ma maison est seulement à dix minutes à pied. Avant, je devais aider ma mère à aller chercher de l’eau. Il fallait parcourir de longues distances avec un âne et parfois je transportais dix litres d’eau. »


© UNICEF Ethiopia/2016/Ayene

« Je manquais l’école deux à trois jours par semaine parce que je devais aller chercher de l’eau pour ma famille. Je suis très heureuse qu’il y ait un point d’eau maintenant. Cela nous aide sur le plan de la santé, de l’hygiène et de l’éducation », explique Lubaba, âgée de 14 ans.
 

Ces enfants ne baissent pas les bras, et nous non plus.


© UNICEF ETHIOPIA/ 2016/ Mersha

Dereje, âgé de 12 ans, est en quatrième année et adore apprendre l’anglais. Il veut devenir professeur pour pouvoir rester dans sa communauté et contribuer à améliorer la vie des futures générations. Pour l’aider à y arriver, l’UNICEF ne cesse de s’employer à lui fournir l’eau potable et la nourriture qui lui sont nécessaires pour rester en bonne santé, ainsi que l’éducation dont il a besoin pour réaliser pleinement son potentiel.


© UNICEF Ethiopia/2016/Ayene

On s’attend à ce que les besoins humanitaires de la population en Éthiopie restent très élevés tout au long de 2016. L’UNICEF a des projets ambitieux pour poursuivre et renforcer ses interventions d’urgence.

L’UNICEF s’emploie à approvisionner 2,2 millions de personnes en eau potable cette année.

© UNICEF Ethiopia/2016/Ayene

À 12 ans, Harko devrait passer ses journées à apprendre, à jouer et à profiter des plaisirs simples de la vie d’un enfant. Au lieu de cela, elle passe des heures à traverser des plaines à la recherche d’eau. Elles surmontent les difficultés qu’engendre cette terrible crise, et elle a encore le cœur à rire.

Les enfants comme Harko donnent à l’UNICEF la détermination nécessaire pour poursuivre sa mission, peu importe les difficultés.

Il faut apporter une aide, maintenant plus que jamais.

Alors que l’UNICEF intervient massivement dans le cadre de la crise en Éthiopie, nos équipes sont aussi aux prises avec un nombre sans précédent de situations d’urgence difficiles, complexes et incessantes partout dans le monde. Les conflits et les conditions météorologiques extrêmes ont contraint un plus grand nombre d’enfants que jamais depuis la Seconde Guerre mondiale à fuir leur foyer, laissant des millions d’entre eux exposés à la faim, à la violence, à la maladie et aux mauvais traitements.

L’UNICEF a plus que jamais besoin de vous. Ensemble, nous pouvons venir en aide aux enfants en Éthiopie, et partout où ils sont coincés au cœur de conflits et de crises. Nous pouvons leur distribuer de la nourriture, de l’eau potable et des fournitures médicales essentielles à leur survie, et nous pouvons faire en sorte que les enfants les plus vulnérables du monde aient une vie meilleure. Merci de faire preuve de générosité pour nous aider à y parvenir.

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