Skip to main content
UNICEF Canada Close

Abonnez-vous à notre infolettre

L’abonnement à notre infolettre signifie bien plus qu’une simple inscription à une autre liste d’envois de courriels. En vous y abonnant, vous contribuez à la lutte pour la survie de l’enfant. Vous ferez partie d’un effort mondial visant à protéger les enfants, en toutes circonstances.

Close

Recherche

J’aimerais faire un don :

Loin de chez soi : des enfants syriens réfugiés en Jordanie

De nombreux enfants sont hantés par ce qu’ils ont vu lors de leurs derniers jours passés en Syrie.

« Il y avait des morts dans les rues et des tirs nourris, raconte Omaima, âgée de 12 ans et dont la famille a fui la ville de Homs neuf mois plus tôt. Il y avait des fusillades. Les maisons ont été détruites et les immeubles se sont effondrés. Les blessés gisaient sur le sol. C’était absolument terrible de vivre ça. »

(En anglais seulement)

Pour beaucoup d’enfants, leur fuite vers la Jordanie a été presque aussi traumatisante que la situation en Syrie.

« Le jour de notre départ de Homs, il y avait des bombardements, se rappelle Nermine, âgée de 16 ans. Nous étions prêts à tout quitter, même notre famille et nos proches. Nous ignorions si nous allions retrouver quelque chose à notre retour, et nous nous rendions vers un monde nouveau, dont nous ne savions rien. »

Neuf mois plus tard, grâce en partie aux activités soutenues par l’UNICEF et organisées par le Fonds hachémite jordanien pour le développement humain (JOHUD), une organisation non gouvernementale (ONG) nationale partenaire de l’UNICEF, Nermine, Omaima et leurs parents s’adaptent lentement à leur nouvel environnement dans la ville de Ma’an, située dans le désert, au sud de la Jordanie.

« Ici, nous avons tous le même âge et nous tentons de relâcher la tension et de canaliser notre énergie dans quelque chose de positif et d’utile en participant à des programmes d’art et d’artisanat et en apprenant à cuisiner, explique Nermine. Tout cela nous aide beaucoup. »

Les enfants syriens réfugiés ont aussi la possibilité de retourner à l’école.

« Les enfants ont été témoins de choses qu’ils n’auraient pas dû voir à leur âge, affirme Nooran Sherari, qui enseigne l’art au centre du JOHUD. Ils ont vu des actes de violence, du sang, des personnes blessées et d’autres mortes. Ils ont dû se déplacer et leurs parents ont été humiliés. »

Madame Sherari croit que les activités aident les enfants à « digérer » les horreurs qu’ils ont vécues.

« Après un certain temps, ils commencent à apprécier davantage les activités. Je l’ai remarqué, car, à 8 h précises, ils attendent tous à la porte, prêts à commencer le cours. »

Levant les yeux de son travail d’aiguille, Omaima acquiesce.

« Aller à l’école et venir dans ce centre nous a beaucoup aidés, mais il est difficile d’oublier ce qui se passe à Homs. Partout où je vais, la Syrie est dans mon cœur. »

Adaptation du texte de Simon Ingram.