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Réunir les enfants avec leur famille malgré le chaos engendré par le conflit qui sévit au Soudan du Sud

par Mercy Kolok

JUBA, Soudan du Sud – Tant de questions ont traversé l’esprit de Joséphine lorsqu’elle a entendu les coups de feu en décembre dernier. « Le pays est-il de nouveau en guerre? Mes enfants vont-ils vivre ce que j’ai vécu? Comment assurer la sécurité de mes enfants? »

Un lieu sûr

Il y a presque trois mois, Joséphine et ses trois enfants sont allés trouver refuge à la base de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS), à Juba.

En décembre, Joséphine vaquait à ses occupations quotidiennes à Giada. « Je préparais le dîner pour ma famille et, juste quand nous nous apprêtions à manger, nous avons entendu des coups de feu.

Au début, j’ai pensé que c’était les coups de feu habituels que nous entendons à Juba presque tous les soirs, mais les tirs ont duré toute la nuit », se rappelle-t-elle.

Le mari de Joséphine est soldat. Ce soir-là, on lui a demandé de se présenter à son poste.

Le deuxième jour du conflit, Joséphine et les enfants ont quitté leur maison pour se rendre à la base de la MINUSS. « La situation ne semblait pas s’améliorer et j’étais inquiète pour la sécurité de ma famille », raconte-t-elle.

© UNICEF South Sudan/2014/Kolok
Joséphine est photographiée avec deux de ses enfants. Même si elle a été déplacée en raison de la violence, elle a entrepris de prendre soin de l’enfant d’une voisine ayant été séparé de sa famille.

Un enfant, seul

Lorsque la famille est arrivée au camp pour personnes déplacées de la MINUSS, Joséphine a rencontré un des enfants de sa voisine. Ben, âgé de quatorze ans, avait perdu son frère, qui était soldat. Joséphine s’est occupée de l’enfant et, depuis, il vit avec eux.

« J’ai décidé d’accueillir cet enfant dans notre famille parce qu’il n’avait nulle part où aller et personne pour prendre soin de lui. Je vais m’en occuper et partager avec lui le peu que nous avons jusqu’à ce qu’il retrouve sa famille », explique-t-elle.

Et si Ben et sa famille n’étaient pas réunis?

« Il restera avec nous. Où ira-t-il sinon? C’est un enfant innocent qui a besoin de soins et de protection, particulièrement en ces moments difficiles », insiste-t-elle.

Recherche et réunification des familles

Au milieu du chaos engendré par les situations de conflit, des enfants comme Ben sont séparés de leur famille et sont exposés à des risques considérables. Retrouver les familles de ces enfants et les réunir constitue une priorité essentielle pour l’UNICEF.

© UNICEF/NYHQ2014-0229/Knowles-Coursin
Une petite fille est photographiée dans le camp pour personnes déplacées à Malakal. Cette petite fille est avec sa famille, mais d’autres enfants ont été séparés de leurs proches en raison du conflit. L’UNICEF et ses partenaires s’emploient à les réunir avec leur famille.

« L’UNICEF s’emploie, avec l’aide de ses partenaires, à trouver les enfants qui sont non accompagnés et disparus, et à les réunir avec leur famille », affirme la responsable de la protection de l’enfance de l’UNICEF, Fatuma Ibrahim.

Avec le soutien de l’OFDA (Bureau de l’USAID pour les secours d’urgence en cas de catastrophe à l’étranger), l’UNICEF a appuyé des partenaires sur le terrain afin de mettre en place un système de recherche des familles. Ces derniers utilisent ce système pour retrouver les enfants dans les zones où les combats font rage.

Depuis le mois de décembre, sur les 1780 enfants non accompagnés, séparés ou disparus ayant besoin de ces services, 223 ont été réunis avec leur famille. Fait significatif de la gravité de la situation au Soudan du Sud et de l’ampleur du travail de l’UNICEF et de ses partenaires : près de 380 000 enfants ont été déplacés en raison du conflit.

Pendant ce temps, Joséphine passe ses journées dans une minuscule tente avec ses enfants et Ben. « Je ne sais toujours pas pourquoi les gens se battent, mais ce que je sais, c’est que nos vies ont été bouleversées à jamais », constate-t-elle.

« Je prie pour que le conflit cesse et que les familles soient réunies. »

Vous pouvez venir en aide à des mères comme Joséphine et à des enfants comme Ben en faisant un don au fonds d’urgence de l’UNICEF.

Malgré la signature d’un accord visant à mettre fin aux hostilités, les besoins humanitaires dans le pays restent élevés en raison du nombre croissant de personnes déplacées à cause de la violence qui sévit dans les États d'Upper Nil, Jonglei et Unity. Le nombre de familles signalant la disparition d’enfants a considérablement augmenté, surtout dans les régions touchées par le conflit.

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