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Une rose dans le béton : mes réflexions sur la Journée nationale des peuples autochtones

La Journée nationale des peuples autochtones reconnaît et célèbre les cultures et les contributions des peuples des Premières Nations, des Inuits et des Métis du Canada. En hommage à cette journée spéciale, UNICEF Canada a invité un jeune autochtone à nous faire part de ce que signifient pour lui l’identité autochtone et la réconciliation.

Rédigé par un jeune blogueur invité

“Did you hear about the rose that grew
from a crack in the concrete?
Proving nature's law is wrong it
learned to walk without having feet.
Funny it seems, but by keeping its dreams,
it learned to breathe fresh air.
Long live the rose that grew from concrete
when no one else ever cared.”

- Tupac Shakur


J’ai appris ce poème au premier cycle du secondaire. Je ne l’ai jamais oublié, mais, lorsque j’ai commencé à vieillir, mon esprit a, évidemment, lui aussi commencé à vieillir. Les paroles de ces hommes adultes, qui parlaient de violence et de drogue, sont alors devenues un reflet de mes dures réalités actuelles. La rose symbolise le fait de pouvoir s’épanouir malgré tous les facteurs statiques qui vous en empêchent, comme la discrimination, le racisme, les traumatismes intergénérationnels, etc. Cela signifie que, si vous y mettez le temps et persévérez, vous serez en mesure de dépasser les attentes que l’on a de vous.

Pour moi, personnellement, cela consiste à réussir tout ce que l’on peut réussir, et à être tout ce que l’on peut être, afin de pouvoir briser le cycle qui afflige notre peuple. Le concept de la rose qui éclot du trottoir vient prouver que, bien que de nombreuses personnes ne fassent rien de leur vie, si vous travaillez sur vous-même et vous efforcez de grandir, d’autres le remarqueront et, avec un peu de chance, vous suivront. Mais sachez aussi que nous sommes tous des êtres humains, et qu’il nous arrivera de commettre des erreurs. Là est la beauté d’accepter ce que nous sommes, nos droits et nos torts, et d’apprendre sur ce chemin qu’est la vie.

Je l’ai appris de mes propres expériences, ayant vécu mon adolescence dans une ville qui affichait des taux élevés de meurtre, de consommation abusive de drogues et plus encore. J’avoue qu’il a été très difficile de conserver les traditions et de suivre le « chemin rouge ». Lorsque je voulais faire un pow-wow, mes amis voulaient faire la fête. Chaque fois que je voulais observer un cérémonial, je travaillais. Mais, au bout du compte, je sais ce que je ne veux pas et ce que je veux être dans 15 ans. Je veux être en mesure d’aider mon peuple.

Réflexions sur l’identité autochtone

Lorsque j’étais plus jeune, j’ai ignoré pendant des années les injustices autour de moi. Elles étaient la norme. Je comptais parmi les quelques rares élèves autochtones dans les diverses écoles que j’ai fréquentées. Je le savais, car les autres élèves autochtones et moi étions toujours ensemble. Personne ne voulait être notre ami, ils avaient peur de nous. Et nous avions aussi peur d’eux. Compte tenu des modes de vie différents et, parfois, du racisme, il était très difficile d’aller chaque jour à l’école et de devoir faire face à cette situation. Mais si ce poème m’a appris une chose, c’est d’être cette rose. De façon métaphorique, cette rose représente le potentiel d’une personne qui a pu surmonter les stéréotypes, les influences extérieures, et accomplir de grandes choses. Je veux pouvoir y parvenir. Je ne veux pas être une autre statistique relative au peuple autochtone. Je veux être un astronaute ou le propriétaire d’une entreprise, ou peut-être les deux. Vous récolterez ce que vous aurez semé : brisez le système, visez les étoiles et ne vous fixez aucune limite.
 

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La discrimination historique à l’encontre des peuples des Premières Nations au Canada a donné lieu à des résultats médiocres chez les enfants autochtones, y compris à leur incapacité de pleinement jouir de leurs droits à la santé, à une éducation, à un logement et à de l’eau potable. Comprendre comment cette inégalité façonne la vie et le point de vue des enfants et des jeunes est une part importante de la réconciliation et de l’apaisement des relations entre les populations autochtones et non autochtones. UNICEF Canada est déterminé à jouer un rôle dans la réconciliation et l’amélioration des résultats pour les enfants autochtones du Canada.

Pour en savoir plus, veuillez lire l’article intitulé « Creating a better future life path for children on National Aboriginal Day » (en anglais).

Les photos proviennent d’Odile Nelson, du Bureau du représentant du Nunavut pour les enfants et les jeunes.

 

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