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Crise des réfugiés et des migrants en Europe : aperçu de la situation

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La crise des réfugiés et des migrants en Europe, que ce soit au large, sur les côtes ou le long des routes, est une crise qui bouleverse la vie des enfants. Jusqu’à présent, cette année, un demandeur d’asile sur quatre en Europe était un enfant. De janvier à juillet, 110 000 enfants, au total, ont demandé asile, soit une moyenne de plus de 18 000 enfants par mois. Les besoins, la protection et l’intérêt supérieur de chacun d’eux devraient toujours passer avant tout.

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De terribles souffrances se cachent derrière ces nombres. La plupart des enfants ont entrepris des voyages périlleux, et ont été exposés aux conditions météorologiques et à la menace de contrebande. Les enfants nous disent qu’ils sont épuisés et qu’ils ont du mal à dormir. Les jeunes enfants sont désorientés et ne savent pas où ils vont. Les enfants disent qu’ils ont froid la nuit ou dans leurs vêtements qui restent mouillés pendant des heures après la pluie. Ils craignent de se faire arrêter ou renvoyer dans leur pays d’origine. La plupart des enfants disent que leur maison leur manque, et leurs amis aussi.

Ils espèrent retourner bientôt à l’école et dormir dans un lit.

De nombreux enfants voyagent non accompagnés ou ont été séparés de leur famille en cours de route. L’année dernière, 25 000 enfants non accompagnés sont arrivés en Europe. Cette année, selon des données limitées, on estime que 12 000 enfants non accompagnés sont arrivés jusqu’à présent en Europe, ce qui est une estimation prudente.

L’intervention de l’UNICEF dans le cadre de la crise des réfugiés et des migrants

Au-delà de son engagement profond à apporter une aide dans le cadre de la crise des réfugiés en Syrie, et maintenant en Europe ainsi que dans d’autres pays voisins, l’UNICEF s’emploie à soutenir les enfants migrants et réfugiés dans les pays européens où l’organisme a des programmes déjà en place. Dans l’ancienne République yougoslave de Macédoine, nous avons fourni du matériel au centre de réception principal afin d’améliorer l’accès à de l’eau potable. Plusieurs centres adaptés aux enfants ont également été établis; quelque 1 200 enfants se sont présentés dans le premier espace mis sur pied au cours des deux semaines suivant son ouverture.

En Serbie, un pays voisin, l’UNICEF a également établi un espace adapté aux enfants, doté de matériel et de jouets éducatifs. Les parents y reçoivent des conseils en matière de santé et d’alimentation de l’enfant, d’hygiène et de sécurité. L’ouverture d’autres espaces adaptés aux enfants est prévue à Belgrade et à Kanjiza, à proximité de la frontière hongroise.

Se tourner vers l’avenir

Selon l’UNICEF, jusqu’à 320 000 femmes et enfants réfugiés et migrants en Europe pourraient avoir besoin d’aide au cours des six prochains mois. Nous nous sommes engagés, avec nos partenaires, à venir en aide au plus grand nombre possible d’entre eux.

L’UNICEF concentre son plan d’action sur les pays où il y a le plus grand nombre d’enfants en déplacement, avec des interventions accrues en Serbie et dans l’ancienne République yougoslave de Macédoine. De plus, l’organisme repère les points d’entrée pour soutenir la Grèce, l’Italie, la Hongrie et l’Autriche; soutient les pays de destination potentielle, comme l’Allemagne; et surveille les pays où de nouveaux mouvements de réfugiés et de migrants pourraient se produire.

Dans les pays dépourvus d’un programme national de l’UNICEF, mais où transitent des enfants, l’organisme établira des plans d’action spécifiques permettant de combler les lacunes en matière de soins pédiatriques et d’aide à l’enfance. Un soutien technique sera apporté, au besoin, aux gouvernements et aux partenaires en mettant à contribution une équipe de spécialistes de l’UNICEF en matière de situations d’urgence, de protection de l’enfant, d’eau, d’assainissement et d’hygiène, ainsi qu’en éducation, en orientation politique, en approvisionnement et en logistique.

Dans les pays de destination en Europe, l’UNICEF, en collaboration avec ses comités nationaux, se penchera sur les domaines pour lesquels les capacités nationales pourraient bénéficier d’un soutien supplémentaire. Par exemple, une aide aux enfants dans les centres de transit, ainsi qu’un soutien afin de déterminer l’intérêt supérieur des enfants et les besoins particuliers des mineures et mineurs non accompagnés.

L’UNICEF surveillera également les mouvements de réfugiés et de migrants dans des pays où de nouvelles tendances pourraient apparaître, comme en Albanie, en Bosnie-Herzégovine, en Croatie, au Monténégro, en Slovénie et en Autriche, où nous soutiendrons la préparation aux situations d’urgence et déterminerons où nous pouvons contribuer au travail de nos partenaires.

Les enfants avant tout

L’UNICEF et ses comités nationaux ont travaillé en étroite collaboration avec les États membres européens, afin qu’ils déploient des efforts concertés qui accordent la priorité absolue à l’intérêt supérieur et au bien-être des enfants réfugiés et migrants. Ces efforts comprennent :

  • la poursuite des opérations de recherche et de sauvetage en mer et sur terre;
  • des services dotés de ressources suffisantes, comme le repérage et la réunification des familles, les soins de santé, des lieux sûrs où apprendre et jouer, les premiers secours psychologiques et les services de consultation pour traiter les traumatismes subis lors des voyages, ainsi qu’un accès aux services sociaux appropriés;
  • des procédures de demande d’asile entreprises en tenant compte avant tout de l’intérêt supérieur de l’enfant;
  • ne pas recourir à la détention d’enfants, sauf à titre exceptionnel de dernier ressort et pour la plus courte durée appropriée, et ne pas appliquer les lois pénales aux enfants réfugiés et migrants sans raison, simplement parce qu’ils sont des réfugiés et des migrants.

S’attaquer aux causes sous-jacentes

La situation ne pourra que s’aggraver si nous ne nous attaquons pas aux causes sous-jacentes de la crise en Syrie et dans les pays voisins. L’UNICEF continue de soutenir des programmes en Syrie, où plus de trois millions d’enfants se trouvent déplacés, de même que dans les pays voisins qui accueillent la majorité des personnes réfugiées. Les parents disent qu’ils entreprennent le voyage périlleux vers l’Europe parce qu’ils n’ont pas d’autre option et qu’ils n’entrevoient aucun avenir pour leurs enfants là où ils sont. Alors, tandis que nous répondons aux besoins immédiats des enfants en matière de soins de santé, d’eau potable et d’alimentation, l’UNICEF poursuivra ses efforts par l’entremise de l’initiative « Non à une génération perdue », entre autres, afin de renforcer les espoirs et les aspirations de ceux et celles qui restent, au moyen de programmes d’éducation, de protection de l’enfance et d’engagement des jeunes. Nous continuons également à faire tout ce qu’il faut pour répondre aux situations dans d’autres pays, comme le Nigeria et l’Érythrée, où des conflits ont provoqué le déplacement de nombreux enfants.

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