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Observatoire pour les enfants au Canada : Message à l’intention des intervenantes et intervenants – Mise à jour no 3

En tant que précieux informateur ou informatrice dans le cadre de notre parcours de deux ans visant à étudier la possibilité d’un observatoire pour les enfants au Canada, nous sommes heureux de vous faire part des principaux développements et de vous inviter à poursuivre votre collaboration. Nous enverrons des mises à jour par courriel tous les deux mois, jusqu’à ce que nous ayons terminé le processus. Chaque point de notre parcours suppose diverses contributions.


Côté créativité

UNICEF Canada continue de proposer et de faire l’essai d’éventuels prototypes d’un « observatoire pour les enfants » visant à faire progresser le bien-être chez les enfants et les jeunes au Canada. Un observatoire pour les enfants pourrait favoriser des approches novatrices visant à mesurer leur bien-être, et influencer les réponses sociales basées sur une meilleure compréhension de la vie des enfants, avec pour mission d’élever leur bien-être au-delà de la position médiane qu’il occupe dans l’indice de bien-être chez l’enfant de l’UNICEF.

Nous évaluons la possibilité qu’un « observatoire pour les enfants » puisse accueillir un laboratoire ou un studio permanent de créativité dédié au bien-être chez l’enfant. Lors de la semaine de créativité tenue en octobre 2015, plus de 30 spécialistes de partout au pays se sont réunis pour nous aider à examiner ce potentiel, et nous continuerons d’inviter des conceptrices, concepteurs et autres intervenantes et intervenants afin de comprendre comment favoriser une collaboration créative avec et pour les enfants.

La semaine de créativité a également permis de générer des prototypes d’approches novatrices pour la collecte de données avec et par des enfants afin d’obtenir une meilleure compréhension de leur bien-être. UNICEF Canada évalue actuellement la faisabilité d’un « robot enquêteur » et d’un « stand jeunesse », lesquels pourraient révolutionner la façon dont les enfants et les jeunes sont entendus, et générer des données complémentaires ou pouvant servir aux enquêtes de population. Une fois cette évaluation de faisabilité effectuée auprès d’un large éventail de répondants et répondantes, nous serons en mesure de déterminer si la prochaine version des prototypes doit être conçue et mise à l’essai auprès d’utilisateurs et utilisatrices.

STAND JEUNESSE : un objet transportable de la taille d’une cabine téléphonique dans lequel les enfants plus âgés et les jeunes peuvent enregistrer leurs réponses aux questions qui leur sont posées (questions dans le cadre d’un sondage) ou faire des déclarations ouvertes; créer des vidéos et autres médias de communication; et générer de nouvelles données pour informer divers publics.

ROBOT ENQUÊTEUR : un robot sympathique et itinérant qui recueille des données et des renseignements en posant aux enfants des questions simples à propos de leur vie; qui renvoie cette information à une plate-forme d’enquête et d’analyse; et qui suscite le débat public en voyageant d’un bout à l’autre du pays. Des groupes d’enfants pourraient emporter le robot enquêteur au sein d’autres communautés afin d’y engager la discussion.

Nous avons également fait l’essai du prototype du BUREAU D’INFORMATION – CULTURE ET BIEN-ÊTRE : une équipe chargée de la publication de messages qui travaille de manière stratégique avec les principales chaînes de télévision et sociétés de production cinématographique afin d’intégrer les questions relatives au bien-être de l’enfant aux programmes de sensibilisation du public.

Côté recherche

Notre programme de recherche se poursuit avec des études menées en collaboration avec l’International Institute for Child Rights and Development, Ron Wray et la Dre Nazilla Khanlou, la Commission des étudiants du Canada, de même qu’avec un groupe consultatif de recherche pluridisciplinaire. Les principales questions de l’étude comprennent :

  • Quelles conditions sociales, quelles politiques et quels autres principaux facteurs engendrent d’excellents résultats en matière de bien-être de l’enfant dans les pays les mieux cotés selon l’indice de bien-être chez l’enfant de l’UNICEF, et qu’est-ce que cela suggère en ce qui concerne nos efforts nationaux?
  • Selon ce que disent les enfants et les jeunes au Canada, qu’est-ce qui est important pour leur bien-être, et quelles sont les conséquences de notre façon de comprendre celui-ci et de le mesurer?

Nous avons interrogé des douzaines de personnes dans sept pays afin d’éclairer notre étude, ce qui a donné un aperçu fascinant du bien-être de l’enfant qui va bien au-delà de l’examen de la documentation. Pour écouter les enfants et les jeunes, nous nous appuyons sur des années de consultations menées auprès d’eux par des organisations de partout au Canada afin de dégager les thèmes importants relatifs à leur bien-être et de déterminer les conséquences de nos efforts pour le mesurer. Nous avons évalué l’utilisation de documents de travail dans les études sur les mesures à prendre pour les enfants et les jeunes, menées au Canada, en Nouvelle-Zélande, en Norvège et en Allemagne, comme celui créé par Iri, âgé de 16 ans, de la Nouvelle-Zélande.

Ces récents développements au Canada et dans le monde amplifient les discussions portant à la fois sur le bien-être de l’enfant, sa mesure et l’innovation :


Données pour chaque enfant

L’UNICEF croit que des données cohérentes et crédibles sur la situation des enfants sont essentielles à l’amélioration de leur vie et indispensables à la réalisation des possibilités égales dont ils disposent. La plupart des progrès relatifs aux données pour les enfants réalisés au cours des deux dernières décennies sont attribuables à l’expansion rapide et aux innovations des programmes d’enquête internationaux menés auprès des ménages, comme l’enquête en grappes à indicateurs multiples (EGIM) soutenue par l’UNICEF. Les vingt années consacrées au développement de l’EGIM ont renforcé la capacité des gouvernements de recueillir, d’analyser et de transmettre des données sur les enfants, et d’agir afin d’améliorer les investissements, les politiques, les services et, finalement, la vie des enfants. Les données que nous produisons apportent également des preuves à la société civile, y compris aux enfants eux-mêmes, pour défendre leurs droits et exiger des gouvernements qu’ils rendent des comptes.

Malgré les progrès importants réalisés dans la quantité et la qualité des données et la façon de les analyser, il existe encore de sérieuses lacunes dans notre connaissance du bien-être chez l’enfant, en particulier chez les enfants les plus démunis, et dans notre capacité de mesurer notre succès à leur venir en aide. Pour permettre à ces enfants de s’exprimer, nous devons collectivement investir dans l’amélioration des méthodes et des systèmes de collecte des données.

Au cas où vous les auriez manquées, voici quelques publications de l’UNICEF parues en 2015 :


Le bien-être de l’enfant dans les pays de l’OCDE

La troisième Consultation d’experts sur le bien-être chez l’enfant a été organisée par l’OCDE et l’UNICEF en novembre 2015 afin de discuter des méthodes de pointe de mesure et de surveillance du bien-être chez l’enfant. L’objectif consistait à aider l’OCDE à faire passer le bien-être de l’enfant à un échelon supérieur dans les programmes politiques des États membres. Les personnes présentes ont convenu que nous ne pouvons pas améliorer le bien-être des enfants sans le point de vue de ces derniers, et qu’un moyen essentiel de faire progresser leurs droits et leur bien-être nécessite de recueillir des données auprès des enfants et avec eux. Les enfants diffèrent des adultes concernant ce qui influe sur leur bien-être. Par exemple, les indicateurs qui mesurent les « amitiés » (appartenance) et le « choix » (agence) sont particulièrement importants dans la perception qu’ont les enfants du bien-être. Ces indicateurs ont été évalués en deux phases dans le cadre de la Children’s Worlds survey, un nouveau complément aux enquêtes internationales de population sur les enfants et les jeunes. Les plus récentes données de l’enquête Children’s Worlds ont été publiées le 8 janvier 2016. L’UNICEF, l’OCDE et la Commission européenne ont présenté les programmes actuels visant à mesurer et surveiller le bien-être chez l’enfant, et un débat thématique a permis d’étudier la diversification des cellules familiales et leurs conséquences sur le bien-être de l’enfant et les décisions politiques.

Les objectifs mondiaux

En septembre 2015, la communauté internationale est passée des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) à l’adoption des Objectifs de développement durable (ODD), aussi connus sous le nom d’objectifs mondiaux. Tout comme les OMD qui les ont précédés, les nouveaux objectifs mondiaux pour 2030 reposeront sur des données pour effectuer le suivi des progrès. Grâce, en partie, aux OMD, la disponibilité et la profondeur des données crédibles et fiables sur la vie des enfants dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire ont été améliorées de façon exponentielle depuis 1990. Les objectifs mondiaux sont universels et encore plus ambitieux. Ils rassemblent les trois piliers du développement durable – le progrès social (population), la croissance économique (prospérité) et la protection de l’environnement (planète) – grâce à 17 objectifs et 169 cibles. D’ici au mois de mars 2016, le cadre international de suivi et de mise en œuvre devrait être finalisé sur la base de consultations entre les agences des Nations Unies et les 28 États membres, dont le Canada. Ces indicateurs seront utilisés pour évaluer les progrès réalisés dans l’atteinte des objectifs mondiaux dans tous les pays. L’UNICEF a pour priorité d’assurer des indicateurs fiables axés sur l’enfant dans le cadre de la surveillance internationale et dans tous les cadres complémentaires conçus à l’échelle nationale. Cet effort comprend une garantie de ventilation par âge, de même que des indicateurs spécifiques concernant les enfants.

L’objectif 1, « éliminer la pauvreté sous toutes ses formes et partout dans le monde », vient en tête de liste. Les enfants vivent la pauvreté différemment des adultes : ils ont besoin de ressources différentes pour grandir et se développer, et ils ressentent les privations de façon beaucoup plus aiguë. À l’échelle mondiale, près de la moitié des personnes qui vivent dans la pauvreté extrême sont des enfants. Dans presque tous les pays qui disposent de données, y compris dans les pays riches, comme le Canada, les enfants représentent le groupe le plus susceptible d’être pauvre.

L’objectif 1 comporte trois cibles en rapport direct avec la pauvreté chez l’enfant :

La cible 1.1 vise à éradiquer la pauvreté extrême telle qu’elle est définie par la Banque mondiale, ce qui est très conforme à l’objectif de cette dernière. Bien que cela s’applique surtout aux pays à faible revenu, cette cible demeure très visible.

La cible 1.2 vise à « réduire d’ici 2030 au moins de moitié la proportion d’hommes, de femmes et d’enfants de tous âges qui vivent dans la pauvreté, sous toutes ses formes, selon les définitions nationales ». Cette cible consiste à lutter contre la pauvreté, dans toutes ses dimensions, au-delà du revenu familial. Bien que celui-ci soit un facteur déterminant majeur de la pauvreté chez l’enfant et, par conséquent, de son bien-être, de nombreux pays riches ont conçu de nouveaux outils de mesure de la pauvreté chez l’enfant, comme l’indice de privation utilisé par la plupart des pays européens. Cette cible représente pour le Canada une occasion de rafraîchir et d’adopter des indicateurs nationaux officiels de la pauvreté chez l’enfant pouvant être comparés à l’échelle internationale.

La cible 1.3 vise à étendre la couverture des systèmes de protection sociale, en particulier pour les personnes pauvres et les plus vulnérables. Un accent mis sur les enfants dans les prestations de revenu peut, s’il est bien conçu, sortir davantage d’enfants de la pauvreté et les empêcher de se trouver sous le seuil de la pauvreté. Tous les paliers gouvernementaux devraient avoir pour objectif de maximiser les ressources pour les familles qui ont des enfants.

L’UNICEF s’attend à ce que la reconnaissance de la pauvreté chez l’enfant en tant que priorité nationale et mondiale améliore la mise à disposition de données et favorise la prise de mesures pour lutter contre la pauvreté chez l’enfant dans toutes ses dimensions.

Consultez ces ressources sur les objectifs mondiaux :


Qu’est-ce que la révolution des données?

Les nouvelles technologies donnent lieu à une augmentation exponentielle du volume et des types de données sur les populations, créant ainsi des possibilités sans précédent d’informer et de transformer la société. Les gouvernements, les entreprises, les chercheurs et les groupes de citoyennes et de citoyens sont dans un ferment d’expérimentation, d’innovation et d’adaptation à un monde dans lequel les données sont générées plus rapidement et plus abondamment que jamais auparavant. C’est la révolution des données.

Selon les estimations, 90 pour cent des données dans le monde ont été créées au cours des deux dernières années. Dans tous les cas, le volume et l’ouverture des sources traditionnelles de données (p. ex., les enquêtes sur les ménages) augmentent à l’échelle mondiale. Mais, avec les nouvelles technologies, la quantité, le degré de détail et la vitesse des autres types de données sur les populations et la planète sont sans précédent. L’UNICEF s’emploie à s’assurer qu’un monde où les données sont plus rapides, plus structurées en réseaux et plus complètes s’avère favorable pour les enfants et les protège.

Malgré la révolution des données, d’importantes lacunes subsistent quant aux connaissances et aux données relatives à certains des plus grands enjeux auxquels nous sommes confrontés; de nombreuses personnes et groupes ne sont toujours pas pris en compte, et d’importants aspects de la vie des gens ne sont pas mesurés. Des données potentiellement utiles restent inutilisées, car elles ne sont pas disponibles au degré de détail nécessaire ou d’une manière qui facilite la compréhension et la prise de décisions. Le risque existe, en cas de bris de confiance en les institutions qui administrent ou ont accès à leurs données, que les gens ne se sentent pas à l’aise d’autoriser l’utilisation de ces données pour le bien social, comme dans le but, par exemple, de suivre les profils de maladie ou d’évaluer les inégalités. Des préjudices peuvent en résulter, si des données de piètre qualité sont utilisées comme base décisionnelle. Les droits de l’enfant recoupent de nombreuses questions liées à la révolution des données et engendrent des possibilités, des risques et des difficultés. Ces droits comprennent, notamment, le droit à la considération, le droit à une identité, le droit à la vie privée et à la possession de données personnelles, le droit à une procédure établie (p. ex. lorsque des données sont utilisées comme preuves dans des procès ou des décisions administratives), le droit à la liberté d’expression, le droit à la participation et au consentement, et le droit à la non-discrimination et à l’équité.

Il est vrai que tout ce qui peut être mesuré n’importe pas nécessairement et que tout ce qui est important n’est pas forcément mesurable, pour paraphraser certains aphorismes. Mais, à tort ou à raison, pour en paraphraser un autre, ce qui est mesuré compte le plus. La révolution des données donne la possibilité d’améliorer l’information essentielle à la prise de décisions, à la transparence et à l’amélioration du bien-être chez les enfants. Les données n’ont pas à concerner uniquement ces derniers, mais il existe de nouvelles avenues pour que des données soient créées par les enfants et avec eux. Le but devrait être de mieux comprendre la vie des enfants, ce qui permet en retour aux particuliers, aux institutions publiques et privées et aux entreprises de prendre de meilleures décisions. De nouvelles institutions, de nouveaux acteurs et actrices, de nouvelles idées et de nouveaux partenariats sont nécessaires; tous ont quelque chose à offrir pour la révolution des données.

En 2014, le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a demandé au groupe consultatif d’experts indépendants sur les données et les objectifs mondiaux de recommander comment rendre la révolution des données favorable au bien-être des populations, en particulier des personnes les plus démunies. Dans son rapport, intitulé Un monde qui compte : mobiliser la révolution des données pour le développement durable, le groupe demande un effort mené par les Nations Unies. Il ressort clairement de l’étude que, bien que les pays riches, comme le Canada, disposent généralement de données contextuelles plus développées, chaque nation doit innover pour engendrer de meilleures données au service des enfants et collaborer afin d’éviter la création d’îlots de données :

  1. Favoriser et promouvoir l’innovation pour combler les lacunes relatives aux données. Les nouvelles technologies offrent de nouvelles occasions d’améliorer les données pour le bien commun. Le groupe consultatif d’experts indépendants propose un programme pour expérimenter comment les sources traditionnelles et nouvelles de données (y compris les « avalanches » de données) peuvent être réunies pour obtenir de meilleures données plus rapidement, concevoir de nouvelles infrastructures pour le développement et le partage de données, et favoriser les innovations qui améliorent la qualité et réduisent les coûts de production des données publiques.
  2. Mobiliser les ressources pour surmonter les inégalités entre les pays industrialisés et les pays en développement, et entre les populations pauvres en données et les populations riches en données. Le groupe souligne la nécessité de développer les capacités nationales et le degré mondial de littéracie en matière de données, et, pour les partenariats public-privé, d’exploiter les ressources et les connaissances du secteur privé dans l’intérêt mondial.
  3. Une direction et une coordination pour permettre à la révolution des données de jouer pleinement son rôle dans la réalisation du développement durable. Le groupe suggère un effort international pour améliorer la coopération entre les anciennes et les nouvelles agences productrices de données, assurer la participation des utilisateurs et utilisatrices de données, et établir des normes éthiques, juridiques et statistiques internationales afin d’améliorer la qualité des données et de protéger les gens contre les abus dans un écosystème de données en évolution rapide.

Les données constituent l’élément vital du processus décisionnel et la matière première de la transparence. Sans données de qualité supérieure donnant la bonne information sur les bons sujets au bon moment, l’établissement, la surveillance et l’évaluation de politiques efficaces deviennent presque impossibles.

Comme beaucoup d’autres organisations, nous nous intéressons vraiment à la façon de relever des défis importants de manière créative et efficace. Overlap Associates nous a présenté la pensée créative comme une approche de la résolution de problème. Puisqu’elle s’avère d’une valeur incroyable pour nous dans l’étude de la mise en place potentielle d’un observatoire des enfants, nous avons pensé qu’elle vous serait tout aussi utile. Nous avons demandé à Overlap de contribuer à fournir un conseil ou un outil de créativité pour chacune des mises à jour. Nous espérons que le troisième de cette série vous permettra de tirer parti de la collaboration, et, surtout, ne manquez pas le prochain!

Comment tirer le meilleur parti de nombreux esprits

Sans vouloir blesser qui que ce soit, permettez-moi de relater deux faits regrettables, mais indéniables.

  1. Vous ne savez pas tout.
  2. Vous ne pouvez pas tout faire.

Lorsque vous voulez accomplir une chose plus grande que vous ne l’êtes, vous avez besoin d’une équipe. La répartition du travail n’est pas la seule raison ni même la meilleure de collaborer. John Cleese, de la célèbre troupe Monty Python, a dit : « Lorsque vous collaborez avec une autre personne à un projet créatif, vous vous retrouvez dans des endroits où vous ne seriez jamais parvenu seul ». La pensée créative est un moyen d’y arriver.

Bien utilisée, la pensée créative consiste à savoir comment intentionnellement « bien jouer avec les autres ». De nombreuses personnes idéalisent la collaboration. La pensée créative la rationalise et la concrétise. Elle rend la collaboration réalisable.

La chose la plus importante à savoir à propos de la collaboration

Si je devais ne donner qu’un seul principe de collaboration puissante, ce serait :

Commencez en solo.

Cela fait partie de la plupart des activités de pensée créative. Avant que le groupe n’échange, ne combine ou ne critique quoi que ce soit, accordez à chacun un moment de réflexion pour rassembler ses idées et ses réponses par écrit. Par exemple :

  • Avant de commencer à échanger des idées en groupe et que tout le monde se mette à parler, assurez-vous que chaque personne a individuellement griffonné ses premières idées sur papier. Cela réduit le risque de s’enticher ou de se contenter de la première suggestion à peu près convenable entendue. Cela minimise également le risque de réflexion collective, de polarisation ou que des personnes disent ce que, selon elles, les autres veulent entendre.
  • Lorsqu’il y a un temps mort ou de nombreuses répétitions, demandez à quelqu’un d’exprimer la prochaine idée sur sa liste afin d’orienter la discussion dans une nouvelle direction.
  • Avant d’essayer de parvenir à un consensus, livrez-vous à un bref sondage ou à un vote afin d’avoir un aperçu des préférences du groupe, et pas uniquement de ses membres les plus énergiques et éloquents.

La collaboration, c’est plus que bien s’entendre malgré nos différences. Cela consiste à tirer parti de ces différences. La pensée créative regorge de méthodes ludiques et pragmatiques pour solliciter les idées de chacun sans esprit critique; elle équilibre les contributions des personnes introverties et extraverties; combine et élargit les idées du groupe; permet de parvenir à un consensus en ce qui concerne les priorités; encourage la rétroaction constructive; et permet de recueillir l’information nécessaire pour prendre de bonnes décisions. La collaboration, c’est tirer le meilleur parti de nombreux esprits.

Linda Carson
Overlap Associates

Lectures intéressantes à propos de la collaboration

Le site gov.uk est devenu une vedette inattendue en ligne pour son engagement à la convivialité et sa franchise concernant ses processus de collaboration. Découvrez comment ils utilisent les murs en guise de « feux de camp » verticaux pour favoriser la collaboration et garder à l’esprit les besoins de l’utilisateur. Leur mantra? « La recherche d’usagers est un sport d’équipe. » Volez cette idée!

Votre meilleure ressource entre toutes est Gamestorming, un manuel de stratégies inestimable, signé Dave Gray, Sunni Brown et James Macanufo, qui regroupe les activités de collaboration les plus efficaces pour orienter les discussions, en extraire des idées et trouver ensemble des solutions.

  • Si vous soutenez ou êtes membre d’un groupe de jeunes intéressés à mettre certains de nos prototypes à l’essai et à examiner d’autres possibilités pour les enfants et les jeunes de participer à l’année de créativité, veuillez nous le faire savoir à policy@unicef.ca.
  • UNICEF Canada aimerait entendre l’opinion d’enfants et de jeunes d’un bout à l’autre du pays, afin de savoir ce qui est le plus important pour leur bien-être et ce qui peut être fait pour que le Canada soit pour eux un endroit meilleur où vivre. En avril 2016, les élèves pourront se joindre à la conversation et exprimer leur opinion dans le cadre du défi en ligne « Mieux qu’avant » d’UNICEF Canada. Inscrivez-vous gratuitement au www.worldvuze.com pour prendre part à cet intéressant débat.
  • Complétez ici le slogan « Une nation où tous les enfants éprouvent un réel sentiment d’appartenance est… ». Photographiez-le et faites-le parvenir à policy@unicef.ca pour que nous puissions le publier avec les autres dans notre galerie Facebook.

Nous aimerions avoir de vos nouvelles; faites-nous parvenir vos questions et suggestions par courriel à policy@unicef.ca.
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