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L’UNICEF estime que 800 000 enfants ont été forcés de fuir la violence au Nigeria et dans la région

2015-04-13

Un an après l’enlèvement de plus de 200 écolières à Chibok, l’UNICEF attire l’attention dans un nouveau rapport sur l’effet dévastateur du conflit sur les enfants

Toronto, le 13 avril 2015 – Selon un nouveau rapport de l’UNICEF, quelque 800 000 enfants ont dû fuir leur domicile en raison du conflit qui sévit dans le nord-est du Nigeria, entre Boko Haram, les forces militaires et les groupes civils d’autodéfense.

Publié un an après l’enlèvement de plus de 200 écolières à Chibok, le rapport, intitulé Missing Childhoods (des enfances disparues) révèle que le nombre d’enfants qui s’enfuient pour sauver leur vie au Nigeria ou qui franchissent les frontières vers le Tchad, le Niger et le Cameroun, a plus que doublé en moins d’une année.

« Les enfants sont le plus durement touchés par cette crise; ils sont témoins d’actes de violence et d’horreurs inimaginables auxquels aucun enfant ne devrait jamais être soumis. Encore plus inquiétant, des enfants et des jeunes ont été placés de manière très stratégique dans la ligne de mire, lors d’attaques ciblant des écoles et des enlèvements massifs. Des rapports font même état d’enfants forcés de porter des bombes fixées à leur corps pour les faire exploser en public. Ces graves violations des droits de l’enfant doivent cesser immédiatement », a déclaré David Morley, le président et chef de la direction d’UNICEF Canada.

« Les enfants au Nigeria, au Tchad, au Niger et au Cameroun comptent parmi les plus vulnérables du monde. Ils sont privés de leur enfance, d’une éducation, d’un foyer, de parents et de soins de santé. La protection des enfants pris dans ce conflit doit être une priorité absolue. L’UNICEF est présent dans ces quatre pays, mais notre fonds général pour l’aide humanitaire est cruellement sous-financé pour répondre aux besoins essentiels de ces enfants », a ajouté monsieur Morley.

Des enfances disparues

Le rapport Missing Childhoods décrit en quoi le conflit fait payer un lourd tribut aux enfants au Nigeria et dans toute la région, et ce, de plusieurs façons :

 

  • Des enfants sont utilisés dans les rangs de Boko Haram en tant que combattants, cuisiniers, porteurs et guetteurs.
  • Des jeunes femmes et des filles sont mariées de force, soumises aux travaux forcés et violées.
  • Des élèves, des enseignantes et des enseignants ont été pris délibérément pour cibles; à la fin de l’année 2014, plus de 300 écoles avaient été endommagées ou détruites, et au moins 196 enseignantes et enseignants et 314 élèves ont été tués.

« L’enlèvement de plus de 200 filles à Chibok n’est que l’une des tragédies sans fin qui se répètent à une vaste échelle partout au Nigeria et dans la région. Des vingtaines de filles et de garçons ont disparu au Nigeria, enlevés, recrutés par des groupes armés, attaqués, utilisés en guise d’armes, ou forcés de fuir la violence. Ils ont le droit de retrouver leur enfance », déclare Manuel Fontaine, le directeur régional de l’UNICEF pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale.

Action de l’UNICEF dans le cadre de cette crise

L’UNICEF a intensifié son aide humanitaire dans le cadre de cette crise. Au cours des six derniers mois, l’organisme a procuré des services de consultation et une aide psychosociale à plus de 60 000 enfants dont la vie est bouleversée en raison du conflit au Nigeria, au Niger, au Cameroun et au Tchad, afin de les aider à atténuer la douleur de leurs souvenirs, à réduire leur stress et à gérer leur détresse émotionnelle.

L’UNICEF travaille également en collaboration avec ses partenaires, afin de procurer de l’eau potable et des services de santé essentiels à la survie, de restaurer l’accès à l’éducation en créant des espaces d’apprentissage temporaires, et de fournir un traitement thérapeutique aux enfants dénutris.

Se trouvant confronté à un grave manque de fonds, l’UNICEF exhorte les donatrices et donateurs internationaux d’accélérer leur soutien financier pour les opérations de secours mises en œuvre au Nigeria et dans les pays voisins. L’UNICEF n’a reçu que 15 pour cent des 26,5 millions de dollars US demandés pour ses programmes d’aide humanitaire au Nigeria en 2015, et pas plus de 17 pour cent de son appel de fonds général pour le Cameroun, deux pour cent pour le Niger, et un pour cent pour le Tchad.

Campagne Snapchat visant à illustrer les enfances disparues

Pour attirer l’attention sur les effets dévastateurs du conflit sur les enfants dans la région, l’UNICEF utilise Snapchat, une plate-forme sociale où les messages disparaissent après une courte période de temps. Ceci permettra de souligner les horreurs vécues par les centaines de milliers d’enfants qui sont privés de leur enfance en raison du conflit.

Pour raconter les histoires des enfants qui ont fui la violence, l’UNICEF et des artistes connus actifs sur Snapchat présenteront des images inspirées de dessins d’enfants du Nigeria, du Tchad, du Niger et du Cameroun. L’œuvre reflète ce qui manque le plus aux enfants loin de chez eux, leurs blessures émotionnelles, et les souffrances qu’ils ont endurées, comme voir leurs parents et leurs frères et sœurs se faire tuer, torturer ou enlever.

Le public sera également invité à afficher ce qu’il lui manquerait le plus s’il devait fuir son domicile, que ce soit sur Snapchat ou sur les autres réseaux sociaux, en utilisant le mot-clic #bringbackourchildhood.

Vous êtes sur Snapchat? Ajoutez @UNICEF à vos messages et envoyez une photo illustrant ce qu’il vous manquerait le plus si vous deviez fuir votre domicile. Vous n’êtes pas sur Snapchat? Envoyez une publication à l’UNICEF expliquant ce qu’il vous manquerait le plus si vous deviez fuir votre domicile. Vous pouvez le faire sur Facebook (www.facebook.com/UNICEFQuebec), sur Twitter (www.twitter.com/UNICEFQuebec) ou sur Instagram (@unicefcanada) en utilisant le mot-clic #bringbackourchildhood.

Pour en savoir plus sur cette campagne, visitez la page de l’UNICEF : bringbackourchildhood.tumblr.com.

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À propos de l’UNICEF :

L’UNICEF a sauvé la vie d’un plus grand nombre d’enfants que tout autre organisme humanitaire. Nous travaillons sans relâche afin de venir en aide aux enfants et à leur famille, et faisons tout ce qui est nécessaire pour assurer la survie de chaque enfant. Nous fournissons des soins de santé et des vaccins, apportons des secours d’urgence, donnons accès à de l’eau potable et à de la nourriture, et offrons ainsi une sécurité alimentaire, de même qu’un accès à l’éducation, et bien plus encore.

Entièrement tributaire de contributions volontaires, l’UNICEF vient en aide aux enfants sans égard à leur origine ethnique, leur religion ou leur opinion politique. En tant que membre des Nations Unies, l’UNICEF est présent dans plus de 190 pays, soit plus de pays que n’importe quel autre organisme. Notre persévérance et notre portée sont sans égales. Nous sommes déterminés à assurer la survie de chaque enfant, où qu’il soit. Pour en savoir plus sur l’UNICEF, visitez le www.unicef.ca.

Renseignements:

Karine Morin, Spécialiste des communications, (514) 288-5134 poste 8425, kmorin@unicef.ca