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Le rapport d’UNICEF Canada sur la santé des enfants autochtones révèle des écarts importants avec les moyennes nationales : un réel enjeu concernant les droits de l’enfant

2009-06-23

Toronto (Ontario), le 24 juin 2009 - UNICEF Canada souligne le 20e anniversaire de la Convention relative aux droits de l’enfant en publiant aujourd’hui un rapport intitulé La santé des enfants autochtones : Pour tous les enfants, sans exception – le supplément canadien du rapport La Situation des enfants dans le monde 2009. UNICEF Canada et le Centre de collaboration nationale de la santé autochtone ont travaillé en partenariat afin de produire ce rapport, lequel fait état de la santé des enfants autochtones au Canada en se fondant sur le point de vue d’expertes nationales et sur l’analyse des données existantes. Le rapport conclut que les inégalités observées entre les enfants inuits, métis ainsi que des Premières Nations et les moyennes nationales en matière de santé constituent l’un des enjeux les plus significatifs auxquels fait face notre pays concernant les droits de l’enfant.

Vingt ans après l’adoption de la Convention relative aux droits de l’enfant, le rapport d’UNICEF Canada révèle que, malgré certains progrès, les enfants autochtones sont nettement en moins bonne santé. En vertu de la Convention relative aux droits de l’enfant, les gouvernements sont tenus de s’assurer que tous les enfants bénéficient des normes les plus élevées possibles en matière de santé et d’accès aux services de soins de santé. La situation des enfants autochtones est au moins deux fois pire que les moyennes nationales relatives aux enfants non autochtones, et ce, dans presque tous les indicateurs de l’état de santé (mesures de la santé pédiatrique, telles que le taux de diabète et le taux de suicide) et dans les déterminants de la santé et du bien-être (facteurs d’influence, tels que la pauvreté et l’accès à de l’eau potable).

« La santé des enfants autochtones du Canada est un indicateur de la santé de notre nation, affirme madame Margo Greenwood, leader du milieu universitaire pour le Centre de collaboration nationale de la santé autochtone. Leur état de santé n’est pas le résultat de déterminants biologiques, mais de conditions sociales et de l’accès aux ressources collectives. Nous disposons des connaissances, de la technologie et des ressources nécessaires pour garantir la norme de santé la plus élevée possible à tous nos enfants. »

Le rapport souligne que, bien que des améliorations aient été observées depuis quelques années concernant la santé des enfants autochtones, des inégalités persistent et se traduisent par un taux de mortalité infantile supérieur, un taux de vaccination juvénile inférieur, un moins bon état nutritionnel et des taux endémiques d’obésité, de diabète et d’autres maladies chroniques. Dans les communautés canadiennes vivant dans les réserves, par exemple, le taux de mortalité infantile est trois à sept fois supérieur à la moyenne nationale. Au Nunavut, où plus de 80 pour cent de la population est inuite, le taux s’élève à 16 décès pour 1 000 naissances vivantes, soit plus de trois fois le taux national et presque l’équivalent du taux observé au Sri Lanka et aux Fidji. Chez les enfants des Premières Nations vivant dans les réserves, le taux de vaccination est 20 fois inférieur au taux moyen national, et 45 pour cent des enfants métis souffrent de problèmes de santé chroniques.

« Il y a vingt ans, le Canada a promis de procurer à tous les enfants de la nation ce que le pays a de mieux à offrir, souligne monsieur Nigel Fisher, président et chef de la direction d’UNICEF Canada. L’état de santé des enfants autochtones au Canada n’est pas ce à quoi nous pourrions nous attendre dans l’un des pays les plus nantis du monde. Nous pouvons trouver des solutions pour résoudre ces inégalités. Ce rapport s’adresse à quiconque croit que le Canada est à l’image de ses enfants les plus vulnérables. »

Les expertes qui ont contribué à la production du rapport s’accordent à dire que les problèmes que connaissent les enfants autochtones du Canada en matière de santé sont issus de l’héritage de politiques, comme celle des pensionnats, qui ont privé les quelques dernières générations de familles de leurs enfants et ont entraîné la dislocation familiale et communautaire.

De nos jours, les inégalités persistantes dans la structure canadienne de gouvernance de la santé perpétuent les écarts qui existent en matière de santé entre les enfants autochtones et les autres enfants canadiens. Les dépenses fédérales pour les communautés autochtones n’ont pas reflété la croissance démographique, et de nombreux services régulièrement offerts aux autres Canadiennes et Canadiens sont insuffisamment financés. Des centaines d’enfants autochtones sont prisonniers de conflits de compétences entre les ordres de gouvernement concernant la responsabilité de la prestation ou du paiement d’un service, leur survie et leur intérêt supérieur n’étant que peu ou pas pris en considération.

Tandis que les Canadiennes et les Canadiens s’apprêtent à célébrer la fête du Canada, le rapport invite la population à réfléchir au genre de pays qu’elle souhaite pour tous les enfants de la nation. En publiant ce rapport, UNICEF Canada espère aider les Canadiennes et les Canadiens à comprendre pourquoi de nombreux enfants autochtones sont privés des services et de la bonne santé dont jouissent les enfants non autochtones, et comment ce problème relatif aux droits de l’enfant peut être résolu. L’UNICEF a démontré que des progrès formidables peuvent être accomplis pour les enfants, et ce, même dans les pires circonstances politiques, économiques, géographiques et environnementales. À l’échelle mondiale, par exemple, le taux de mortalité chez les enfants a diminué de 30 pour cent au cours des deux dernières décennies.

Tout comme l’expansion d’un ensemble de soins de santé jusque dans les communautés même les plus éloignées a donné des résultats extraordinaires ailleurs dans le monde, de plus nombreux services de santé communautaires sont nécessaires pour que les familles autochtones n’aient pas à s’éloigner de chez elles pour obtenir les services dont elles ont besoin. Plutôt que d’éloigner les enfants et les familles en situation de crise, l’intervention précoce de services sociaux et de services de santé adaptés à la culture auprès des enfants et des familles permettra de réduire les inégalités qui existent au Canada en matière de santé.

Le rapport exige un financement égal des services pour tous les enfants au Canada et la promulgation d’une loi à l’échelle fédérale et provinciale permettant de mettre en application le Principe de Jordan voulant qu’aucun enfant autochtone ne soit l’otage de conflits de compétences concernant la prestation ou le paiement de services que les autres enfants canadiens reçoivent automatiquement.

« L’élimination des inégalités que subissent les enfants inuits, métis et des Premières Nations en matière de santé est un enjeu énorme qui nécessite un effort collectif de la part des Canadiennes et des Canadiens, affirme madame Greenwood. Ces anomalies ne seront pas résolues par une simple mesure ni par une approche de traitement uniforme. Une approche globale fondée sur les attributs et les forces des peuples inuit, métis et des Premières Nations permettra d’édifier un Canada fort et vivant.

Pour consulter le rapport et participer aux actions de soutien en faveur des enfants autochtones, visitez le www.unicef.ca/pourtouslesenfants.

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À propos de l’UNICEF

L’UNICEF est à pied d’œuvre dans plus de 150 pays et territoires du monde entier pour aider les enfants à survivre et à s’épanouir, de leur plus jeune âge jusqu’à la fin de l’adolescence. Premier fournisseur mondial de vaccins aux pays en développement, l’UNICEF soutient des programmes de santé et de nutrition pour les enfants ainsi que des programmes d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement, dispense une éducation de base de qualité pour tous les garçons et toutes les filles et protège les enfants contre la violence, l’exploitation et le sida. Actif dans 190 pays par l’entremise de programmes et de comités nationaux, l’organisme est le principal défenseur des droits de l’enfant. L’UNICEF est entièrement tributaire de contributions volontaires de particuliers, d’entreprises, de fondations et de gouvernements. Pour en savoir plus sur l’UNICEF, veuillez visiter le www.unicef.ca.

À propos du Centre de collaboration nationale de la santé autochtone

Le Centre de collaboration nationale de la santé autochtone aide les peuples inuit, métis et des Premières Nations au pays à atteindre leurs objectifs en matière de santé publique. Le Centre s’acquitte de son mandat national au moyen d’une approche coordonnée, globale et exhaustive de l’inclusion des peuples autochtones dans le système de santé publique, guidée par le respect des connaissances autochtones et de la diversité des peuples inuit, métis et des Premières Nations. Le Centre de collaboration nationale de la santé autochtone est établi à l’Université du nord de la Colombie-Britannique et est subventionné par l’Agence de la santé publique du Canada afin d’assurer le renouvellement de la santé publique au Canada.

Pour plus de précisions ou pour organiser une entrevue avec monsieur Nigel Fisher, veuillez communiquer avec :

Kathleen Powderley, conseillère en relations avec les médias, UNICEF Canada
Cellulaire : 416 803-5597; téléphone : 416 482-4444, poste 8810; kpowderley@unicef.ca

Pour organiser une entrevue avec madame Margo Greenwood, veuillez communiquer avec :

Holly Nathan, Centre de collaboration nationale de la santé autochtone, Université du nord de la Colombie-Britannique; téléphone : 250 960-5249; nathan@unbc.ca

Au Québec et pour les médias francophones du Canada :

Sarah Houde

Responsable des communications

UNICEF Québec

514 288-5134 poste 8424

shoude@unicef.ca

Cell. : 514 574-9668

Renseignements:

Karine Morin, Spécialiste des communications, (514) 288-5134 poste 8425, kmorin@unicef.ca