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Les maladies d’origine hydrique menacent la vie des enfants dans le sud de la Somalie

2011-08-18

NAIROBI, Kenya, le 18 août 2011 – Une intervention multisectorielle a été déclenchée de toute urgence afin de freiner la progression du choléra : un nombre croissant de personnes atteintes a été confirmé à Mogadiscio et des rapports indiquent une augmentation du nombre de cas de diarrhée aqueuse aiguë dans la ville portuaire de Kismayo.

Environ 75 pour cent de tous les cas de diarrhée aiguë, très infectieuse, sont des enfants âgés de moins de cinq ans. Tous les éléments sont réunis pour créer une flambée des maladies infectieuses comme le choléra et la pneumonie, et ainsi entraîner une augmentation du taux de mortalité : mauvaises conditions sanitaires, pénuries d’eau potable, surpopulation dans les camps et un taux de malnutrition élevé.

La présence du choléra a été confirmée dans les régions de Benadir, Bay, Mudug et du Bas Shabelle, et le nombre de cas de diarrhée aiguë a augmenté considérablement au cours des derniers mois. Depuis janvier, quelque 4 200 cas de diarrhée aiguë et de choléra ont été traités à l’Hôpital de Benadir, à Mogadiscio.

À ce jour, la plupart des foyers de choléra dans les diverses régions ont tout de même été contenus et maîtrisés.

« Avant tout, nous voulons absolument contrôler et détecter toute nouvelle éclosion de la maladie dans les nombreux camps informels où se retrouvent les personnes déplacées à l’intérieur du territoire, soit à Mogadiscio et en périphérie, indique la Dre Marthe Everad, représentante de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour la Somalie. Au cours des dernières années, un réseau de travailleurs et de travailleuses de la santé qui sont sur place dans le cadre du système d’alerte précoce suivait la situation dans les établissements de santé et les cliniques mobiles. Toutefois, le grand nombre de personnes déplacées à Mogadiscio a compliqué le suivi qu’ils effectuaient des diverses maladies. »

« Nous avons un urgent besoin de cliniques mobiles pour fournir les premiers soins aux nombreuses personnes déplacées et pour renforcer la détection de nouveaux foyers. Ces installations sont essentielles si nous voulons intervenir et sauver des vies, ajoute madame Everad. »

Le choléra est endémique en Somalie, mais la dernière importante épidémie remonte à 2007, alors qu’on a recensé 67 000 cas. Au cours des dernières années, les efforts déployés pour chlorer l’eau de Mogadiscio, combinés à l’amélioration des conditions d’hygiène et d’assainissement, ont permis de prévenir une importante épidémie. Malheureusement, à l’heure actuelle, nous sommes aux prises avec une sérieuse pénurie d’eau potable et d’installations sanitaires, et ce, en raison de l’arrivée de 100 000 personnes cette année à Mogadiscio, ce qui a porté le nombre de personnes déplacées dans la capitale à 470 000 personnes. Un grand nombre d’entre elles vivent dans des camps surpeuplés.

« Aucun enfant ne devrait mourir de la diarrhée, mais c’est la tragique réalité en Somalie pour les jeunes souffrant de malnutrition. Il s’agit là d’une combinaison mortelle, explique madame Rozanne Chorlton, représentante de l’UNICEF pour la Somalie. Il est possible d’éviter ces types de maladies et de les traiter rapidement. Pour sauver la vie d’enfants, nous faisons en sorte que l’eau potable, l’assainissement et l’hygiène, de même qu’un accès rapide aux soins de santé primaires soient une partie intégrante de notre intervention d’urgence. »
 
Des trousses d’urgence contre les maladies diarrhéiques contenant des seringues, des perfusions et des sachets de sels de réhydratation orale (SRO), déjà stockés sur place par l’UNICEF et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), ont été distribuées dans 13 hôpitaux. Un approvisionnement de 200 trousses supplémentaires, chacune pouvant traiter 100 cas critiques et 400 cas plus bénins, a été commandé et devrait arriver dans le sud de la Somalie dans les prochaines semaines. Ces trousses permettront à nos partenaires des secteurs de la santé, de l’eau et de l’assainissement de traiter jusqu’à 100 000 personnes malades, soit 80 000 cas bénins et 20 000 cas graves.
 
En outre, nous renforçons la prise en charge des cas de déshydratation grave, avec ou sans malnutrition, et mettons l’accent sur la mobilisation d’un réseau de promoteurs de la santé dans le but de faire du porte-à-porte, afin de sensibiliser la population aux saines pratiques d’hygiène. Les postes sanitaires sont approvisionnés en médicaments essentiels et en sachets de sels de réhydratation orale.

De nombreuses régions rurales et urbaines dans le sud de la Somalie tirent leur eau de puits peu profonds, ce qui constitue – à moins que l’eau soit chlorée – un terreau idéal pour les maladies d’origine hydrique.

L’objectif de nos partenaires du secteur de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène consiste désormais à venir en aide à 1,5 million de personnes dans les régions très vulnérables du sud. Ils procèdent notamment à la distribution de pastilles de chlore, de produits d’hygiène essentiels et de produits de traitement et de stockage domestique de l’eau. À ce jour, 217 sources d’eau ont été chlorées et 58 points d’eau desservent 483 200 personnes habitant à Mogadiscio ou y ayant été déplacées.

Des fournitures d’hygiène, comme des pastilles de purification de l’eau, du savon et des seaux, sont actuellement distribuées dans des centres d’alimentation thérapeutique pour les enfants dénutris et pourront aider approximativement 48 000 familles. Les campagnes de sensibilisation des familles à l’importance du traitement de l’eau potable, de l’élimination adéquate des déchets et du lavage des mains au savon sont également intensifiées dans les communautés à risque élevé.

Dans le cadre d’un appel global des Nations Unies pour la Somalie, qui a d’ailleurs été renouvelé en 2011, l’organisme estime à 80 millions de dollars la somme nécessaire au secteur des soins de santé et à 78 millions pour celui de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène. À ce jour, seulement 30 et 37 pour cent respectivement de ces deux montants ont été recueillis.

Note à l’intention des journalistes
Le choléra est une infection diarrhéique aiguë provoquée par l’ingestion d’aliments ou d’eau contaminés par le bacille Vibrio cholerae. Selon les estimations, il y a chaque année 3 à 5 millions de cas de choléra, dont 100 000 à 120 000 décès. La brève période d’incubation, de deux heures à cinq jours, renforce la dynamique potentiellement explosive des épidémies.

Le choléra est une maladie extrêmement virulente : elle touche les enfants comme les adultes et elle est potentiellement mortelle en quelques heures. Environ 75 pour cent des personnes infectées par V. cholerae ne manifestent aucun symptôme, bien que le bacille soit présent dans leurs selles pendant 7 à 14 jours après l’infection et soit éliminé dans l’environnement, où il peut ensuite potentiellement infecter d’autres personnes. Lorsqu’il y a des symptômes, ceux-ci restent bénins à modérés dans 80 pour cent des cas. Dans environ 20 pour cent des cas, une diarrhée aqueuse aiguë, accompagnée de déshydratation sévère, se développe. En l’absence de traitement, elle peut entraîner la mort. Les personnes ayant une faible immunité, notamment les enfants souffrant de malnutrition ou les personnes vivant avec le VIH, sont davantage exposées au risque de mort en cas d’infection.

La transmission du choléra est étroitement liée à une mauvaise gestion de l’environnement. On trouve dans les zones à risque typiques les bidonvilles périurbains, qui ne disposent d’aucune infrastructure de base, ou les camps de réfugiés ou de personnes déplacées, où l’accès à une source d’eau potable et les besoins en assainissement ne sont pas assurés. Le choléra est une maladie facile à traiter. On peut guérir jusqu’à 80 pour cent des personnes atteintes en leur administrant rapidement des sels de réhydratation orale.

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UNICEF
L'UNICEF est le chef de file mondial des organismes humanitaires et des agences de développement dont la mission est axée sur l'enfant. Grâce à des programmes novateurs ainsi qu'à la promotion et à la défense des droits de l'enfant, nous protégeons ces droits et sauvons la vie d'enfants dans pratiquement tous les pays. Notre rayonnement, conjugué à notre grande influence sur les décideurs et divers partenaires, contribue largement à façonner un monde où aucun enfant ne meurt de causes évitables. Entièrement tributaire de contributions volontaires, l'UNICEF vient en aide aux enfants sans égard à leur origine ethnique, religion ou opinion politique. Pour obtenir des renseignements complémentaires sur l'UNICEF, veuillez consulter son site Web à l'adresse www.unicef.ca
 
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Renseignements:

Karine Morin, Spécialiste des communications, (514) 288-5134 poste 8425, kmorin@unicef.ca