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Nouveau rapport de l’UNICEF : le Canada a très bien mené sa barque lors de la récession mondiale, ce qui a permis à 180 000 enfants de sortir de la pauvreté

2014-10-27

Nous devons maintenant concentrer nos efforts sur les enfants les plus vulnérables du Canada qui ont sombré plus profondément dans la pauvreté

TORONTO, le 28 octobre 2014 – Un nouveau rapport publié aujourd’hui par l’UNICEF met en lumière la façon dont les enfants dans les 41 nations les plus riches du monde s’en sont sortis pendant la grande récession (2008-2011), y compris au Canada. Bien que les conditions de vie se soient dégradées pour des millions d’enfants dans les pays les plus riches, les statistiques relatives au Canada prouvent que cela aurait pu être évité.

Le Bilan Innocenti 12, intitulé Les enfants de la récession, révèle que les mesures gouvernementales ont protégé de nombreux enfants canadiens des pires ravages de la récession. Le Canada a en effet réussi à réduire de deux points de pourcentage son taux global de pauvreté chez les enfants. De façon tout à fait remarquable, ce taux a diminué de sept points dans les familles monoparentales. En revanche, le taux de pauvreté chez les enfants a augmenté de trois points de pourcentage, en moyenne, dans les pays industrialisés.

La prestation canadienne de revenu familial axée sur les enfants, comme la Prestation nationale pour enfants et le Supplément de la prestation nationale pour enfants, a contribué à protéger les enfants de la pauvreté. Certaines provinces ont réduit le risque de pauvreté chez les enfants au moyen d’objectifs explicites de réduction de la pauvreté et d’une augmentation des prestations de revenu et des services pour les enfants.

« Tous les paliers de gouvernement du Canada doivent être félicités pour avoir protégé un grand nombre de nos enfants du poids d’une récession qui a ravagé les économies les plus puissantes du monde. Cette crise économique a été la pire depuis la Seconde Guerre mondiale, mais le Canada en est sorti avec 180 000 enfants de moins vivant dans la pauvreté, ce qui est une bonne nouvelle. Pour les enfants les plus démunis du pays, en revanche, les conditions se sont dégradées et les ont fait sombrer plus profondément sous le seuil de la pauvreté. Le Canada s’est avéré être un grand défenseur des enfants sur de nombreux fronts, et nous espérons que ces efforts se poursuivront ici, chez nous, pour nos enfants qui sont le plus à risque », a déclaré monsieur David Morley, le président et chef de la direction d’UNICEF Canada.

Le Bilan Innocenti publié aujourd’hui révèle que, bien que le Canada ait réussi à réduire son taux global de pauvreté chez les enfants, l’écart de pauvreté chez ces derniers s’est creusé de deux points de pourcentage, car les plus démunis ont sombré plus profondément dans la pauvreté. Les familles comptant plus de deux enfants, de même que les enfants autochtones et les enfants migrants, sont plus susceptibles d’être pauvres, et les enfants demeurent plus susceptibles de vivre dans la pauvreté et sans emploi que la population en général. Cette crise économique a en outre accru le degré de stress familial et fait diminuer le nombre de Canadiennes et de Canadiens qui croient que les enfants ont suffisamment de possibilités d’apprendre et de s’épanouir; le Canada se classe en effet dans le tiers inférieur des 41 pays étudiés lorsqu’il est question du déclin des perceptions de la population relativement aux possibilités qu’ont les enfants depuis la récession, et pendant cette dernière.

« Maintenant que la récession est terminée, il est temps pour tous les gouvernements du Canada de tirer parti de leurs efforts couronnés de succès et d’accorder la priorité aux enfants lors de la prise de décisions financières et politiques. Nos choix en cette période critique se refléteront dans la vie de nos enfants et dans la productivité du Canada en tant que nation. Si toutes les générations connaissent des moments déterminants, celui-ci en est un », a ajouté monsieur Morley.

UNICEF Canada demande au Canada :

  1. D’adopter une stratégie accordant la priorité absolue aux enfants, c’est-à-dire d’établir un plan d’urgence pour la prochaine période de ralentissement économique. Cette stratégie doit comprendre une politique explicite, afin que les enfants soient les premiers à bénéficier de la relance et les derniers à subir les compressions budgétaires; une enquête statistique rapide, afin de mesurer en quoi les enfants sont touchés; un principe visant à n’exclure aucun enfant, afin d’atteindre un juste équilibre pour les enfants; et une étude menée par les gouvernements fédéral et provinciaux sur les conséquences de la crise sur les enfants, afin d’orienter les mesures de rétablissement.
  1. D’accélérer le bien-être des enfants au Canada au moyen d’une stratégie coordonnée visant à faire progresser le bien-être de l’enfant, qui occupe le 17e rang parmi les pays riches relativement à l’indice de bien-être de l’UNICEF, avec des objectifs établis en fonction de ce qu’obtiennent les pays les mieux cotés et des « seuils » sous lesquels les indicateurs de bien-être ne devront pas se situer.

Principales conclusions du rapport Les enfants de la récession :

  • Le Canada se classe au 20e rang sur les 41 pays les plus riches étudiés en ce qui concerne le taux de pauvreté chez les enfants après la grande récession. La pauvreté chez les enfants au Canada demeure aujourd’hui supérieure à la pauvreté chez les enfants dans près de la moitié des pays comparables, y compris dans ceux les plus durement touchés par la crise.
  • Dans l’ensemble, le taux de pauvreté chez les enfants au Canada a reculé de deux points de pourcentage pendant la récession, passant de 23 à 21 pour cent, tandis que la pauvreté chez les enfants a augmenté de trois pour cent, en moyenne, dans les 41 pays riches étudiés (avec des écarts importants).
  • Pendant le ralentissement économique, l’écart de pauvreté chez les enfants au Canada a augmenté de deux points de pourcentage. Seulement six des 41 pays étudiés ont réussi à réduire l’écart de pauvreté chez les enfants, ce qui correspond à la différence entre le revenu moyen des enfants pauvres et le seuil de pauvreté, exprimée en pourcentage dudit seuil.
  • Le taux NEET du Canada, soit le nombre de jeunes âgés de 15 à 24 ans qui ne sont ni en emploi, ni aux études, ni en formation, est le même aujourd’hui qu’au début de la récession, à dix pour cent, bien que le taux de chômage chez les jeunes ait augmenté de deux pour cent depuis 2008. Il y a toutefois eu une augmentation des inscriptions aux études postsecondaires et aux stages, ce qui indique que les jeunes font ce qu’ils peuvent pour avoir un meilleur accès à l’emploi. Le Canada a été l’un des rares pays dans lesquels le taux NEET n’a pas augmenté.
  • Bien que davantage de personnes aient déclaré avoir eu une capacité réduite d’acheter de la nourriture et avoir eu recours aux banques alimentaires au plus fort de la récession, ce nombre a commencé à diminuer avant l’arrivée de 2013.

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Série de Bilans Innocenti de l’UNICEF

En tant que chef de file mondial en matière de connaissances relatives à l’enfance, l’UNICEF s’est engagé à recueillir et à diffuser des données essentielles sur la situation des enfants dans le monde. Depuis les douze dernières années, l’organisme a publié une série de rapports annuels sur le bien-être des enfants dans les pays industrialisés. La publication de ces données et de ces analyses procure aux parlementaires et aux décisionnaires les renseignements dont ils ont besoin pour prendre des décisions qui sont dans l’intérêt supérieur de chaque enfant. Pour obtenir davantage de renseignements, visitez le www.unicef.ca/bi12 et joignez-vous à la conversation en ligne en utilisant le mot-clic #ChildrenoftheRecession.

À propos de l’UNICEF

L’UNICEF a sauvé la vie d’un plus grand nombre d’enfants que tout autre organisme humanitaire. Nous travaillons sans relâche afin de venir en aide aux enfants et à leur famille, et faisons tout ce qui est nécessaire pour assurer la survie de chaque enfant. Nous fournissons des soins de santé et des vaccins, apportons des secours d’urgence, donnons accès à de l’eau potable et à de la nourriture, et offrons ainsi une sécurité alimentaire, de même qu’un accès à l’éducation, et bien plus encore, dans les pays en développement.

Entièrement tributaire de contributions volontaires, l’UNICEF vient en aide aux enfants sans égard à leur origine ethnique, leur religion ou leur opinion politique. En tant que membre des Nations Unies, l’UNICEF est présent dans plus de 190 pays, soit plus de pays que n’importe quel autre organisme. Notre persévérance et notre portée sont sans égales. Nous sommes déterminés à assurer la survie de chaque enfant, où qu’il soit.

Renseignements:

Karine Morin, Spécialiste des communications, (514) 288-5134 poste 8425, kmorin@unicef.ca