Skip to main content
UNICEF Canada Close

Aidez-nous à sauver des vies en vous inscrivant

L’abonnement à notre infolettre signifie bien plus qu’une simple inscription à une autre liste d’envois de courriels. En vous y abonnant, vous contribuez à la lutte pour la survie de l’enfant. Vous ferez partie d’un effort mondial visant à protéger les enfants, en toutes circonstances.

Close

Recherche

J’aimerais faire un don :

Un nouveau rapport statistique sur les mutilations génitales féminines montre que cette pratique néfaste est un problème d'envergure mondiale, affirme l’UNICEF

2016-02-05

TORONTO/NEW YORK, le 5 février 2016 – Dans 30 pays, au moins 200 millions de filles et de femmes en vie aujourd'hui ont subi des mutilations génitales, d'après un nouveau rapport statistique publié à l'approche de la Journée internationale de la tolérance zéro à l'égard des mutilations génitales féminines (MGF) des Nations Unies.

Le rapport, intitulé Les mutilations génitales féminines/l'excision : un problème mondial, signale que la moitié des filles et des femmes ayant été excisées vivent dans trois pays : l'Égypte, l'Éthiopie et l'Indonésie. Le rapport s'appuie sur des études menées à plus petite échelle et des données empiriques indiquant que les mutilations génitales féminines constituent un problème mondial relatif aux droits fondamentaux qui touche la vie de filles et de femmes dans toutes les régions du monde. 

Les mutilations génitales féminines prennent la forme de diverses pratiques. Quelle que soit la façon dont elles sont pratiquées, les MGF constituent une violation des droits de l’enfant.

« Les mutilations génitales féminines diffèrent selon les régions et les cultures. Certaines formes de MGF comportent des risques mortels. Dans tous les cas, les MGF violent les droits des filles et des femmes. Nous devons tous redoubler d'efforts, c'est-à-dire les gouvernements, les professionnels et professionnelles de la santé, les responsables communautaires, les parents et les familles, afin d’éliminer cette pratique », a affirmé Geeta Rao Gupta, la directrice générale adjointe de l'UNICEF.

D'après les données, on compte 44 millions de filles de 14 ans et moins qui ont été excisées. Les pays où l'on trouve les plus fortes prévalences de MGF pour cette tranche d'âge sont la Gambie (56 %), la Mauritanie (54 %), et l'Indonésie, où environ la moitié des filles âgées de 11 ans et plus ont subi cette pratique. Les pays où la prévalence des MGF chez les filles et les femmes de 15 à 49 ans est la plus élevée sont la Somalie (98 %), la Guinée (97 %) et Djibouti (93 %).

Dans la plupart des pays, la majorité des filles ont été excisées avant leur cinquième anniversaire.

Les données mondiales du rapport statistique sur les MGF indiquent que près de 70 millions de filles et de femmes de plus avaient subi des MGF par rapport aux estimations de 2014. Cela s'explique par la croissance de la population dans certains pays et les données représentatives au niveau national recueillies par le gouvernement indonésien. De plus en plus de données sont disponibles sur l'ampleur des MGF, ce qui fait augmenter l'estimation du nombre total de filles et de femmes ayant subi ces pratiques. En 2016, 30 pays disposent de données représentatives au niveau national sur ces pratiques.

« Il est essentiel de déterminer l'ampleur des mutilations génitales féminines pour éliminer cette pratique. Lorsque les gouvernements recueillent et publient des statistiques nationales sur les MGF, ils sont mieux placés pour comprendre l'étendue du problème et redoubler d'efforts pour protéger les droits de millions de filles et de femmes », a affirmé Geeta Rao Gupta. 

La lutte contre les mutilations génitales féminines profite d’un nouvel élan. Les taux de prévalence des MGF chez les filles âgées de 15 à 19 ans ont baissé, notamment de 41 points de pourcentage au Libéria, 31 au Burkina Faso, 30 au Kenya et 27 en Égypte, et ce, au cours des 30 dernières années.

Depuis 2008, plus de 15 000 communautés et sous-districts dans 20 pays ont publiquement déclaré qu'ils étaient en train d'abandonner les MGF, dont plus de 2 000 communautés l'an dernier. Cinq pays ont adopté une législation nationale faisant de la pratique un crime.

Les données indiquent une grande désapprobation de cette pratique

Les données indiquent également une large désapprobation de cette pratique. En effet, la majorité des personnes dans les pays où existent les MGF pense qu'elles devraient être éliminées. Près de deux tiers des garçons et des hommes sont de cet avis. 

Le rythme général de progression n'est cependant pas suffisant par rapport à la croissance de la population. Si la tendance actuelle continue, le nombre de filles et de femmes victimes des MGF connaîtra une forte hausse au cours des 15 prochaines années. 

L'UNICEF, avec le Fonds des Nations Unies pour population (FNUAP), codirige le principal programme mondial d'élimination des MGF. Il agit à tous les niveaux avec des gouvernements, des communautés, des responsables religieux, et une multitude d'autres partenaires, afin de mettre fin à cette pratique.

Avec l'intégration d'une cible pour l'élimination des MGF d'ici 2030 dans les nouveaux Objectifs de développement durable, l'engagement de la communauté internationale quant à l'élimination des MGF est plus fort que jamais.

-30-

Pour télécharger des photos et vidéos en haute définition: http://weshare.unicef.org/Package/2AMZIF3AZGS

Note aux rédacteurs et rédactrices en chef
Les mutilations génitales féminines/l'excision : un problème mondial (en anglais - Female Genital Mutilation/Cutting: A Global Concern) s'appuie sur les données de plus de 90 enquêtes représentatives au niveau national. Jamais les compilations statistiques sur les MGF n’ont été aussi à jour.  

À propos du Programme conjoint FNUAP-UNICEF sur les MGF

Le Programme conjoint FNUAP-UNICEF sur les MGF : accélérer le changement (en anglais - UNFPA-UNICEF Joint Programme on FGM: Accelerating Change) couvre actuellement 16 pays en Afrique ainsi que le Yémen. Des activités sont menées dans divers domaines, notamment au niveau des lois et politiques pour interdire les MGF, au niveau de la prévention et des soins par les professionnels et professionnelles de la santé, et pour permettre aux filles, aux femmes, à des dirigeantes et dirigeants influents, et à des communautés entières de prendre des décisions afin d’éliminer les MGF et de se faire entendre.

À propos de l’UNICEF

L’UNICEF a sauvé la vie d’un plus grand nombre d’enfants que tout autre organisme humanitaire. Nous travaillons sans relâche afin de venir en aide aux enfants et à leur famille, et faisons tout ce qui est nécessaire pour assurer la survie de chaque enfant. Nous fournissons des soins de santé et des vaccins, apportons des secours d’urgence, donnons accès à de l’eau potable et à de la nourriture, et offrons ainsi une sécurité alimentaire, de même qu’un accès à l’éducation, et bien plus encore.

Entièrement tributaire de contributions volontaires, l’UNICEF vient en aide aux enfants sans égard à leur origine ethnique, leur religion ou leur opinion politique. En tant que membre des Nations Unies, l’UNICEF est présent dans plus de 190 pays, soit plus de pays que n’importe quel autre organisme. Notre persévérance et notre portée sont sans égales. Nous sommes déterminés à assurer la survie de chaque enfant, où qu’il soit.

Pour obtenir de plus amples renseignements au sujet de l’UNICEF, visitez le unicef.ca.

Suivez-nous sur Twitter et sur Facebook ou visitez le unicef.ca pour obtenir des mises à jour.

Renseignements:

Stefanie Carmichael, Spécialiste des communications, (416) 482-6552 poste 8866, scarmichael@unicef.ca