Vaccination
Vue d'ensemble
La vaccination est considérée comme un succès en matière de santé publique. En 1979, à l’issue de la première campagne de vaccination mondiale, l’élimination de la variole a été certifiée. Dans les années 1980, la couverture vaccinale pour la diphtérie, la coqueluche et le tétanos est passée de moins de 20 pour cent de la population mondiale à plus de 70 pour cent. Dans les années 1990, le nombre de décès causés par la rougeole et le tétanos a fortement diminué. Aujourd’hui, l’éradication de la poliomyélite est sur le point d’être réalisée. La vaccination a sauvé des millions de personnes et a permis à d’autres de vivre plus longtemps et en meilleure santé.
Toutefois, ces progrès n’ont pas été égaux partout. Plus de 30 millions d’enfants dans le monde ne sont pas vaccinés soit parce que les vaccins ne sont pas disponibles et que les services de santé sont insuffisants ou inaccessibles, ou parce que les familles ne savent pas quand ni pourquoi faire vacciner leurs enfants, faute d’être bien informées. En Afrique subsaharienne, seulement 50 pour cent des enfants sont vaccinés pendant la première année de leur vie.
Résultat, le monde enregistre chaque année plus de deux millions de décès d’enfants qui auraient être prévenus.
L’UNICEF à l’œuvre
En 2004, l’UNICEF a fourni pour plus de 480 millions de dollars de vaccins et de matériel sûr pour faire des injections, et a ainsi réussi à joindre quelque 40 pour cent des enfants des pays en développement.
Pendant des décennies, l’UNICEF a joué un rôle déterminant en faveur de la vaccination et de l’apport de suppléments de vitamine A, qui ont sauvé la vie de près de 2,5 millions d’enfants par an dans le monde.
La vaccination Plus se définit par la livraison de vaccins et par d’autres interventions rentables en matière de santé particulièrement efficaces pour réduire la mortalité et la morbidité des enfants et des mères. Le « Plus » peut comprendre l’apport de suppléments de vitamine A, l’enregistrement à la naissance, le suivi de la croissance, la prévention du paludisme et les soins avant et après la naissance. Dans le cadre de ces programmes élargis de vaccination, l’apport de suppléments de vitamine A est considéré comme l’intervention minimum dans les régions à fort taux de mortalité infantile ou de carence en vitamine A.