Étude du Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies sur la violence contre les enfants

L’Étude mondiale

L’Étude du Secrétaire général de l’ONU sur la violence contre les enfants est le premier rapport à l’échelle mondiale qui documente l’étendue, les causes et l’effet de la violence au foyer, à l’école, au sein des communautés, dans les institutions et au travail. L’Étude recommande des mesures claires de prévention et d’intervention.

L’Étude est subventionnée par l’UNICEF, le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme et l’Organisation mondiale de la Santé. Elle est fondée sur les points de vue concernant les droits de la personne, la santé publique et la protection de l’enfant soumis par des milliers de chercheurs, de médecins praticiens, d’institutions, d’associations professionnelles, d’autres organismes de la société civile, d’enfants et de gouvernements du monde entier.

L’Étude tire parti d’un ensemble croissant de recherches scientifiques qui étudient les causes, les conséquences et le caractère évitable de la violence. Elle conclut que la violence envers les enfants peut être évitée et qu’aucun acte de violence envers les enfants n’est justifiable. L’Étude révèle que l’acceptation sociale de différentes formes de violence – en particulier lorsque celle-ci n’occasionne pas de blessures physiques visibles – normalise la violence dans l’esprit et dans la vie des enfants et des adultes.

Elle conclut que la majorité des actes violents infligés aux enfants le sont par des personnes qui font partie de leur vie quotidienne, dans des lieux tels que la maison, l’école et les installations récréatives où les enfants devraient être le plus en sécurité. Les facteurs les plus protecteurs comprennent la famille, l’école et d’autres institutions solides et stables qui favorisent des relations cordiales entre pairs, au sein de communautés dotées d’un degré élevé de cohésion sociale.

Lancement du document pour les législateurs

Le 2 mai 2007, l’UNICEF et l’Union interparlementaire ont lancé conjointement un document pour les législateurs afin de les aider à concevoir les stratégies nécessaires, de la présentation de la législation à l’attribution des fonds publics, en passant par la protection des enfants contre la violence.

Les parlementaires peuvent être parmi les plus actifs et les plus efficaces défenseurs de la protection de l’enfant, car ils peuvent légiférer, superviser les activités du gouvernement, attribuer des ressources financières et, en tant que leaders dans leur pays, faire la promotion du changement.

Partagez ce document avec autant de gens que possible et envoyez un exemplaire à votre député ou députée.

Affiches

L’UNICEF et les principaux organismes de défense des droits de l'enfant au Canada ont travaillé avec les enfants et les jeunes pour créer un ensemble de quatre affiches afin de partager leurs messages sur la manière de contrer la violence faite aux enfants.
  • L’appartenance a ses privilèges
  • Entre les deux
  • Les enfants apprennent par l’exemple
  • Qui ne dit mot, accepte

Pour obtenir gratuirement des copies des affiches, communiquez avec le Centre national d’information sur la violence dans la famille au www.phac-aspc.gc.ca/nc-cn ou 1 800 267-1291.


À huis clos : Les répercussions de la violence familiale sur les enfants

Certaines des plus grandes victimes de la violence familiale sont les plus petits. Le 3 août 2006, l’UNICEF et The Body Shop ont publié le premier rapport mondial évaluant l’étendue de l’exposition des enfants à la violence familiale et ses effets sur la santé et le développement de ces enfants. À l’échelle mondiale, au moins 275 millions d’enfants sont témoins d’actes de violence familiale.

Aucune société n’est à l’abri de la pandémie de violence familiale, mais quelques-unes ont reconnu que, lorsque des enfants en sont témoins au sein de leur foyer, les effets peuvent être aussi préjudiciables et durables que ceux dus à d’autres formes de violence (anxiété, dépression et agressivité, entre autres). Les enfants ont depuis trop longtemps été les victimes silencieuses de la violence conjugale. Seuls quelques pays ont mesuré l’étendue de l’exposition des enfants à la violence au foyer. À huis clos : Les répercussions de la violence familiale sur les enfants (PDF 2MB) révèle l’étendue du problème, propose des interventions fondées sur les faits et demande une plus grande détermination à l’action. Le rapport fait partie de l’Étude du Secrétaire général de l’ONU sur la violence contre les enfants, qui a été publiée à l’automne 2006.


Le Canada : faits et actions (Consulter la fiche d’information)

Le Canada est l’un des rares pays qui mesurent l’étendue et les effets de l’exposition des enfants à la violence familiale et abordent ce problème grâce à des changements récents apportés aux lois et politiques sociales. La recherche et l’expérience canadiennes recommandent clairement des réactions plus rigoureuses à la violence familiale.

Digest Innocenti: La violence domestique à l’égard des femmes et des filles(297KB PDF).

Illustrations ci-dessus : Droits de reproduction offerts à UNICEF Canada par Jennifer Boggs, Canada, pour la Consultation régionale nord-américaine de l’Étude du Secrétaire général de l’ONU sur la violence contre les enfants.