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Après deux ans de conflit, la Syrie est sur le point de perdre une génération entière de jeunes en raison de la violence

« Des millions d’enfants en Syrie et partout dans la région voient leur passé et leur avenir disparaître au milieu des décombres et de la destruction engendrés par un conflit prolongé. »
                                     Anthony Lake, le directeur général de l’UNICEF

Par Priyanka Pruthi

Depuis les deux dernières années, le monde a assisté à l’explosion de la crise dans la République arabe syrienne. Ces 24 mois de chaos et de conflit ont coûté la vie à des milliers de personnes; beaucoup d’entre elles étaient des enfants.

L’attente apparemment interminable d’une solution politique a déchiré le pays, qui est sur le point de perdre une génération entière de jeunes en raison de la violence.

Une génération perdue?

« Des millions d’enfants en Syrie et partout dans la région voient leur passé et leur avenir disparaître au milieu des décombres et de la destruction engendrés par un conflit prolongé. Tandis qu’ils perdent leur enfance, et que leur droit d’être des enfants est bafoué, la vision qu’ils ont de leurs voisins est teintée d’horreurs. Cette vision risque de créer des générations futures perpétuant elles-mêmes la violence, avec tout ce que cela implique pour toute la région », a déclaré monsieur Anthony Lake, le directeur général de l’UNICEF.

Le conflit échappant à tout contrôle, les infrastructures de base et les services publics se font détruire. Les centres médicaux ont été endommagés, l’eau potable se fait rare, et le système d’éducation est au bord de l’effondrement total. Selon les estimations de l’UNICEF, une école sur cinq est détruite ou sert d’abri aux personnes déplacées. Depuis près de deux ans, beaucoup d’enfants ne sont plus scolarisés.

La guerre a bouleversé le pays tout entier et a obligé de nombreux Syriens et Syriennes à fuir. De plus en plus de familles traversent chaque jour les frontières afin d’échapper à l’escalade de la violence. Un million de personnes ont déjà fui leur domicile pour aller se réfugier dans un des pays voisins, ce qui, selon le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, serait l’équivalent de l’exode de la population de La Nouvelle-Orléans et de Washington, ou encore de celle d’Ottawa, vers un autre pays.

Un tel afflux de personnes réfugiées crée une pression sur les pays voisins comme l’Égypte, l’Iraq, la Jordanie, le Liban et la Turquie.

La crise et les enfants

Le mois dernier, le directeur des programmes d’urgence de l’UNICEF, Ted Chaiban, a entrepris un voyage en République arabe syrienne. Il trouve difficile de décrire les scènes déchirantes dont il a été témoin et les conversations bouleversantes qu’il a eues avec des familles. « J’ai rencontré des enfants qui entendaient le grondement des bombes et des tirs à moins d’un kilomètre de chez eux. Ils vivaient dans des abris pour personnes déplacées, où les membres de leur famille s’entassaient à dix ou douze dans une pièce avec presque rien, sinon les vêtements qu’ils portaient et quelques bâches de plastique aux fenêtres », a-t-il expliqué.

« Ces enfants ont été témoins de la violence faite à leur famille et ils ont eux-mêmes subi des actes de violence. »

Les enfants paient le plus lourd prix dans ce conflit. Près de la moitié des quatre millions de personnes touchées par le conflit au pays est constituée d’enfants qui font face, chaque jour, à de terribles dangers. Ils sont pris pour cible, mutilés, violentés, torturés, tués, et beaucoup deviennent des orphelins et des orphelines.

Des efforts héroïques

Lors de son voyage, monsieur Chaiban a été frappé par la résilience de la population syrienne. « Ce sont les familles et les communautés syriennes qui ont répondu à la crise en premier. Le courage de ces familles et de ces associations de quartiers qui se sont levées pour réagir au conflit m’a vraiment sidéré. Des jeunes âgés de 20 à 22 ans se sont rassemblés et ont affirmé qu’ils allaient prendre soin d’eux -mêmes et de leur peuple », explique-t-il.

Malgré les circonstances dangereuses et la situation des plus sombres, des travailleuses et des travailleurs humanitaires ont, eux aussi, risqué leur vie pour venir en aide aux personnes dans le besoin. Un nouveau rapport publié par l’UNICEF souligne les efforts déployés afin d’aider les enfants syriens à l’intérieur et à l’extérieur du pays, dans des secteurs tels que la santé, l’approvisionnement en eau potable et l’assainissement, ainsi que la nutrition et l’éducation.

En République arabe syrienne, l’UNICEF et ses partenaires ont vacciné 1,3 million d’enfants contre la rougeole, ont fourni de l’eau potable à quatre millions de personnes, et ont permis à plus de 421 700 femmes et enfants d’avoir accès à des services de santé essentiels.

Pieds et poings liés

La difficulté d’accès en République arabe syrienne et le manque de fonds sont les principaux obstacles auxquels fait face la communauté d’aide humanitaire. « Il est très difficile de mener des opérations en Syrie. Les contraintes de sécurité y sont très importantes, et nous avons également eu du mal à négocier notre accès. Nous essayons vraiment de faire de notre mieux, aux frontières et partout où se trouvent les enfants, les femmes et les personnes dans le besoin, mais il a été difficile de mobiliser les ressources de base pour répondre à cette crise », explique monsieur Chaiban.

L’UNICEF n’a reçu que 22 pour cent des 68,4 millions de dollars US demandés. Ce manque de fonds aura une incidence sur la capacité de l’organisme à mener des campagnes de vaccination à vaste échelle, de donner un accès à de l’eau potable, et de multiplier les services d’aide psychosociale pour les enfants.

« L’UNICEF, comme tous ses partenaires des Nations Unies et autres, a besoin de fonds de toute urgence, sans quoi de tels services essentiels deviendront précaires. Nous ne pouvons répondre aux besoins croissants que si nous disposons des ressources nécessaires », a affirmé monsieur Lake.

« N’oubliez pas les enfants syriens »

La communauté internationale s’emploie depuis deux ans à sauver les enfants syriens d’un avenir irréparablement compromis. Et, tandis que la solution ultime à cette crise en est certainement une de nature politique, la communauté mondiale peut faire beaucoup pour que l’attente d’un terme à cette guerre soit moins douloureuse pour les millions de personnes qui en souffrent, impuissantes.

« N’oubliez pas les enfants syriens, n’oubliez pas ces enfants qui, jusqu’à il y a 22 mois, allaient à l’école, jouaient avec leurs camarades, vivaient dans leur maison… Pour des raisons hors de leur contrôle, ces enfants sont aujourd’hui déplacés, ont été témoins du conflit et d’actes de violence, et ont besoin de votre aide », rappelle monsieur Chaiban.

Aidez-nous à venir en aide aux enfants et aux familles dont la vie est bouleversée par cette crise. Faites un don dès aujourd’hui!

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