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Au pays des rêves

Les cicatrices sont toujours visibles, bien sûr, puisque cette catastrophe naturelle a été la pire qu’a connue l’Amérique au cours des 500 dernières années, mais le fait est que Port-au-Prince se redresse.

Il est difficile de comprendre à quoi ressemblait le tremblement de terre. « J’étais au marché. Tout s’est mis à trembler. Il n’y avait pas eu de séisme comme celui-là depuis 200 ans. Nous ne comprenions pas ce qu’il se passait. J’ai cru que c’était la fin du monde. Tout le monde était gris et couvert de poussière. Il y avait des corps partout. C’était une loterie. Vous pouviez avoir survécu parce que vous étiez sorti d’un bâtiment juste avant qu’il ne s’effondre, et vous pouviez être mort parce que des arbres sont tombés sur vous alors que vous marchiez dans la rue. C’était un véritable coup de dés. »

« Les statistiques officielles font état de 220 000 personnes décédées, mais je crois que ce nombre est beaucoup plus élevé », m’a affirmé l’un de nos collègues de l’UNICEF.

Comment une société peut-elle surmonter une telle catastrophe, alors que près d’un quart de million de personnes ont été tuées et que sa capitale a été détruite en à peine 45 secondes? Il est difficile de croire cela possible.

Avec le cinquième anniversaire du séisme, que nous avons souligné lundi, je dois dire que la résilience et la force dont fait preuve la population sont remarquables. La ville ressemble à ce qu’elle était avant le tremblement de terre. N’allez pas vous imaginer que les rues sont parfaites et que toutes les maisons ont été reconstruites, après tout, c’était et c’est encore le pays le plus démuni de l’Amérique, mais des bâtiments sont en voie de réparation et de reconstruction, de nouvelles structures sont aussi construites, et les campements composés de tentes, qui étaient présents dans toute la ville et où vivaient 1,5 million de personnes après le séisme, abritent maintenant moins de 80 000 personnes.

Il ne s’agit toutefois que de l’aspect physique. Les bases sont jetées pour un avenir plus prometteur, et ce, grâce à l’éducation.

 

En Haïti, avant le séisme, moins de la moitié des enfants d’âge primaire étaient scolarisés. Après le tremblement de terre, l’UNICEF et le gouvernement haïtien ont coordonné un formidable investissement dans l’éducation, et maintenant, plus des trois quarts des enfants d’âge primaire vont à l’école. Il s’agit d’une base excellente pour bâtir un avenir meilleur.

Cet accès accru à l’éducation a toutefois apporté ses propres défis. Après le séisme, nous avons construit près de 200 établissements scolaires, mais, avec tous ces enfants en classe, nous avons besoin de davantage d’enseignantes et d’enseignants qualifiés.

Aujourd’hui, nous avons visité l’un de ces établissements, qui est situé très haut dans les montagnes qui entourent Port-au-Prince et qui offre une vue imprenable sur la ville. L’école reprend la semaine prochaine, mais quelques enfants s’y sont présentés afin d’aider à la préparer pour le nouveau trimestre. Ils sont fiers de leur nouvelle école et de ce à quoi elle ressemble.

Beaucoup d’enseignantes et d’enseignants dans les écoles communautaires comme celle-ci sont prêts et impatients d’enseigner, mais ils n’ont pas reçu de formation professionnelle; nous avons donc instauré des ateliers de formation à l’intention du personnel enseignant, afin d’améliorer la qualité de l’éducation.

« De nos jours, les membres du personnel enseignant doivent avoir de nombreuses connaissances. Il existe bien sûr de nouvelles méthodes améliorées d’enseigner la lecture, mais ils doivent également avoir des connaissances sur la prévention de la violence dans les écoles : nous les formons donc sur la discipline positive et la résolution de conflit, ainsi que sur des aspects comme la réduction des risques engendrés par les catastrophes », m’a expliqué Brice, notre spécialiste en matière d’éducation.

Nous travaillons en collaboration avec le ministère de l’Éducation afin d’élaborer des politiques et un programme d’études. Cela permet de définir le cadre, « mais il est essentiel de travailler avec les parents et les communautés. Leur participation et leur encadrement permettent de concrétiser le tout. C’est là que se produit le changement », a-t-il ajouté.

C’est là aussi que naissent les rêves. Compte tenu de l’image que la communauté internationale a d’Haïti, il est difficile de penser à ce pays comme un endroit où il est possible de rêver. Après le traumatisme causé par le tremblement de terre, oser rêver d’un avenir meilleur devait sembler futile. Si cette remarquable avancée dans l’éducation peut être maintenue, ces rêves pourraient toutefois devenir une réalité.

 
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