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Blogue de David Morley : Après la famine – Quelle est la situation?

20 juillet 2012

Par David Morley
le président et chef de la direction d’UNICEF Canada

© UNICEF/NYHQ2011-1187/Holt

Il y a un an aujourd’hui, l’état de famine a été déclaré dans la Corne de l’Afrique. La pire sécheresse des soixante dernières années a mis en danger des millions de vies. Les Canadiens et Canadiennes se sont alors largement mobilisés et ont fait don de 70 millions de dollars, un montant que le gouvernement a égalé.

Un an plus tard, quelle est la situation dans la Corne de l’Afrique?

Alors que la fin de l’état de famine a été annoncée, huit millions de personnes en Éthiopie, au Kenya et en Somalie ont encore besoin d’une aide d’urgence. Entre-temps, dans la région sahélienne de l’Afrique de l’Ouest et équatoriale, une autre vague de sécheresse menace la vie de millions d’autres personnes. En décembre dernier, l’UNICEF a déclaré qu’un million d’enfants au Sahel risquaient de souffrir de malnutrition sévère. Des ressources sont encore grandement nécessaires afin d’assurer la survie de ces enfants et de leur famille.

Cette série de catastrophes semble sans fin, et beaucoup de gens se demandent pourquoi fournir de l’aide, alors que tant d’argent a déjà été dépensé, et tandis que nous subissons une autre récession.

En fait, il existe trois bonnes raisons d’aider :

1. L’aide humanitaire sauve des vies

La réponse mondiale massive et les efforts coordonnés des meilleurs organismes à l’échelle mondiale, tels que l’UNICEF, Médecins Sans Frontière, Save the Children, CARE et bien d’autres, ont sauvé d’innombrables vies. Un million d’enfants ont été traités contre la malnutrition. Des programmes de vaccination dans l’ensemble de la région ont permis de protéger près de dix millions d’enfants. Des milliers de famille ont survécu grâce à des programmes d’alimentation. Des camions-citernes ont assuré un approvisionnement en eau potable et des puits ont été creusés. Des espaces adaptés aux enfants ont aidé ceux et celles ayant été traumatisés, en leur donnant, entre autres, une certaine stabilité pendant qu’ils étaient soignés pour recouvrer la santé.

2. Le développement à long terme fait une réelle différence

La Corne de l’Afrique vient de connaître la pire période de sécheresse depuis la Seconde Guerre mondiale. Pourtant, la famine n’a pas été aussi dévastatrice qu’il y a 25 ans. Bien sûr, l’Éthiopie a vécu une situation très difficile, mais l’état de famine n’a pas été déclaré. Pourquoi? Depuis la dernière grande famine de 1980, les programmes de développement communautaire ont consolidé avec succès les compétences pratiques et la résilience des communautés, afin de créer un système de santé et un filet de protection sociale. 

Évidemment, nous souhaitons que ces réalisations soient encore plus solides, mais elles existent et ont fait la différence entre la vie ou la mort pour beaucoup de personnes. Le gouvernement éthiopien et l’UNICEF ont établi conjointement un système de cliniques communautaires qui ont amené les travailleurs et les travailleuses de la santé, ainsi que les soins de santé primaires, plus accessibles pour les villageois et villageoises qui en ont le plus besoin. 

En 2008, le système de santé en Éthiopie était capable de traiter 50 000 enfants souffrant de malnutrition. Aujourd’hui, il peut en traiter 300 000 chaque mois. Des comités communautaires d’action sociale veillent à ce qu’on vienne en aide aux enfants les plus vulnérables. C’est là un exemple de développement communautaire qui fonctionne bien : grâce à des efforts de longue durée et peu spectaculaires, loin des projecteurs des médias, la sécheresse qui sévissait en Éthiopie n’a pas évolué en une situation de famine.

3. Nous avons les moyens d’aider

Nous avons suffisamment d’argent pour fournir de l’aide. La crise financière de 2008 l’a démontré clairement. En quelques mois, les dirigeants élus de ce monde ont commencé le sauvetage des institutions financières pour un montant, tous pays confondus, qui représente plus de 500 dollars pour chaque personne de la planète.

Il s’agit d’un montant 36 fois supérieur aux sommes versées annuellement en aide étrangère. C’est également 440 fois plus que ce que le Programme alimentaire mondial (PAM) a reçu lorsqu’il a lancé un appel pour obtenir davantage d’aide alimentaire à la même période où s’est effondré le système financier. Il est évident que lorsque nous choisissons d’agir et de dépenser pour régler un problème, nous pouvons le faire.

Les caméras et les médias ont quitté la Corne de l’Afrique. Bien que la famine ait été évitée, les gains restent extrêmement fragiles. Mais le partenariat entre les personnes généreuses du monde entier et les personnes résilientes de la Corne de l’Afrique a permis de sauver un nombre incalculable de vies et a fait naître un espoir encore fragile. Nous avons les moyens d’aider : choisissons d’agir dès maintenant.

Pour en apprendre davantage, visitez le unicef.ca.