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Blogue de David Morley : La famine verte

 

Ouahigouya, Burkina Faso : D’un autre côté, ce pays peut aussi créer une illusion. En roulant vers le nord après avoir quitté Ouagadougou dans la lumière dorée d’un après-midi ensoleillé, les jolies maisons de terre ocre et les huttes au toit de chaume se détachent au milieu des herbes chatoyantes, du sorgho vert et du millet en pleine croissance. Je n’ai jamais vu le Burkina Faso arborer ces éclatantes teintes de vert et se montrer si luxuriant. Comment ce pays peut-il être aux prises avec une crise alimentaire?

« C’est ce qu’on appelle la famine verte », explique monsieur Jim Cornelius, le directeur de la Banque canadienne de grains. « Lorsque je suis venu dans la région au mois de mai, le grenier à céréales était vide, totalement vide, par contre, il a plu depuis. Cette récolte s’annonce prometteuse, mais la population n’a toujours pas assez de nourriture. On ne pourra pas procéder à cette récolte avant deux mois. Si les gens commencent à consommer cette nourriture maintenant, avant que les cultures arrivent à maturité, la récolte sera trop maigre, elle s’épuisera trop vite et la population sera aux prises avec le même problème l’année prochaine. Nous devons encore distribuer de la nourriture maintenant pour que la population puisse avoir de la nourriture l’année prochaine. Celle que nous donnons aujourd’hui sauvera des vies et une bonne récolte permettra aux villageois et villageoises de subsister l’année prochaine. »

 

Ce n’est pas seulement une question de récolte et de distribution de nourriture, explique Fatou, qui forme des agentes et des agents de santé communautaire pour l’UNICEF. La situation s’améliore au ministère de la Santé, mais il ne peut toujours pas couvrir le pays entier. La malnutrition modérée demeure un problème chronique. « La malnutrition est causée par tellement de facteurs : une nourriture pauvre en micronutriments; des conditions d’hygiène et d’assainissement précaires; certains aliments bons pour la santé sont tabous; et si la mère est en mauvaise santé, son bébé risque davantage de souffrir de malnutrition. On ne peut pas lutter contre la malnutrition seulement dans les centres de réhabilitation nutritionnelle, mais nous devons aussi changer les comportements et les attitudes », ajoute-t-elle. 

Si les efforts que nous avons déployés et ceux de nos partenaires ont permis de réduire le taux de malnutrition chez les enfants, il s’élève encore à dix pour cent et un tiers des enfants souffrent d’un retard de croissance. Un enfant présentant un retard de croissance est non seulement plus petit que la normale, mais il risque aussi de souffrir de déficience physique et intellectuelle permanente.

« Le fond du problème, c’est la pauvreté, affirme Fatou, catégoriquement. Cependant, j’ai constaté que si vous donnez aux parents un tant soit peu d’information sur le lavage des mains, sur la nutrition, ils peuvent surmonter les difficultés. Si vous leur rappelez que la malnutrition ne doit pas nécessairement être banale et qu’elle se traite comme une maladie, ils amèneront leurs enfants dans les centres de santé communautaire, les enfants seront traités et ils iront mieux. » Au centre de santé communautaire du petit village de Namasa, où un comité d’accueil de près de 200 villageois attendait avec impatience l’arrivée du ministre Fantino et de la délégation canadienne, nous avons pu constater à la fois que trop d’enfants souffrent d’un retard de croissance et que leurs parents font tout leur possible pour leur assurer un meilleur départ dans la vie.

Jusqu’au 30 septembre, le gouvernement du Canada versera l’équivalent de tous les dons offerts par les Canadiennes et les Canadiens en faveur de la crise alimentaire au Sahel. Faites un don aujourd’hui et doublez la portée de votre contribution.

Pour en savoir plus sur la crise humanitaire au Sahel et passer le mot pour les enfants.

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