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Blogue de David Morley: La nouvelle Afrique

Par David Morley
Président et chef de la direction d’UNICEF Canada

le 16 mars 16, 2012 - Tanzanie

Le district de Hai donne un aperçu de la nouvelle Afrique. L’agriculture prospère dans le sol fertile au pied du mont Kilimandjaro, une économie des services et une industrie de transformation se sont développées dans la petite ville de Moshi, tout comme l’industrie touristique. Les hommes et les femmes cultivent la terre rouge, des maisons en blocs de béton parsèment le paysage et les autorités gouvernementales locales, bien structurées, veillent à la prestation des services.

Loin de moi l’idée de donner l’impression que Hai est un paradis, même si les terres luxuriantes, les villages prospères et la présence du Kilimandjaro pointant à travers les nuages peuvent en donner l’impression. Le district souffre de tous les maux engendrés par une économie en émergence, mais ses habitants les abordent de front.

Les bénévoles de la santé communautaire du CORPS sont à l’œuvre depuis une décennie et leur champ d’action est beaucoup plus vaste que ce que j’ai constaté à Zanzibar. En plus de veiller à la santé des mères et des nouveau-nés, ces bénévoles de la communauté aident les parents à stimuler intellectuellement leurs enfants d’âge préscolaire et les sensibilisent aux bonnes pratiques d’hygiène; ils ont distribué des radios à manivelle dans toutes les cliniques et tous les villages. Le personnel de l’UNICEF sur le terrain a formé des artisans locaux à fabriquer des latrines à peu de frais; un travail qui leur permet d’ailleurs de gagner leur vie. Les textos sont utilisés pour prévenir les communautés d’une campagne de vaccination prochaine. Ajoutons que les enfants et les parents savent quels vaccins ils ont reçus en fonction des cicatrices qu’ils portent : tuberculose et tétanos sur l’épaule gauche, rougeole sur la jambe gauche, typhoïde sur la droite, ainsi que poliomyélite et vitamine A par la bouche. Il est donc beaucoup plus facile pour eux de se souvenir des vaccins qu’ils ont reçus.

Il ne faut pas oublier l’hôpital. L’établissement de Hai est propre et bien tenu. Les services liés au VIH sont intégrés aux services hospitaliers, bien sûr, et là encore des applications pour téléphones cellulaires Android permettent de communiquer rapidement aux patients les résultats de leurs tests de laboratoire.

Le district est aussi à l’avant-garde en ce qui a trait à la protection de l’enfant. L’UNICEF a collaboré à une étude qui a révélé des niveaux inacceptables de violence envers les enfants, ce qui a évidemment mis en lumière la nécessité de mettre en place un système de protection. Les dirigeants du district de Hai ont pris la chose à cœur : ils font partie des premiers au pays à intégrer la protection de l’enfant à leur budget. La magistrature locale a adapté aux enfants certaines sessions de ses tribunaux, afin que ceux et celles ayant subi de la violence et ayant été maltraités puissent dénoncer la situation dans un environnement moins intimidant. Le poste de police aura bientôt une pièce conçue pour les enfants où des policiers spécialement formés – dont une femme extraordinaire appelée Caporale Bonheur – veilleront à traiter et à protéger les enfants traumatisés par la violence. Ils accomplissent un travail remarquable, à tel point que Dorothy Rozga, notre représentante en Tanzanie, réunit présentement une délégation cambodgienne qui viendra ici pour apprendre comment mettre sur pied un tel système de protection de l’enfant.

Nous avons offert de la formation, ainsi que du matériel, mais les gens à Hai ont aussi agi en prenant un engagement, et ils poursuivent le travail avec détermination. « Nous savons que vous devrez partir, dit le directeur général du district de Hai, alors nous prévoyons déjà des provisions dans notre budget pour maintenir ces activités sans l’aide de l’UNICEF. »

Dorothy approuve et répond : « Il y a beaucoup d’autres endroits au pays où les enfants ne sont pas aussi favorisés qu’ici. Nous devons les aider, eux aussi. »

Hai n’a vraiment rien d’ordinaire – cela saute aux yeux de tous ceux et celles venus effectuer un safari ou une escalade –, mais en unissant nos efforts, cela pourrait devenir l’Afrique de demain.