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Blogue de David : Trois raisons d’apporter une aide dans la ville de Domiz

Le camp de Domiz est surpeuplé : 45 000 personnes y vivent, alors que sa capacité d’accueil s’élève à 25 000. Les personnes réfugiées syriennes cherchent donc d’autres endroits où s’installer. Un grand nombre d’entre elles se sont déplacées vers les villes du Kurdistan, en Iraq. C’est d’ailleurs là que j’ai rencontré Ahmed, Shaheen et Hadija.

Trois raisons d’apporter une aide

Ahmed

Âgé de 16 ans, Ahmed* allait à l’école secondaire. Il rêvait de devenir pilote. Ses trois sœurs allaient aussi à l’école et avaient devant elles un avenir prometteur.

Puis, Ahmed a commencé à subir des pressions. Des membres de différentes factions voulaient qu’il rejoigne leurs rangs et prenne part aux combats. Lui ne voulait pas. La pression s’est intensifiée à un point tel que pour protéger ses sœurs et lui-même, sa famille a traversé la Syrie et franchi la frontière afin de se réfugier en Iraq.

« Je voulais devenir pilote de ligne », explique Ahmed, regardant tristement par la fenêtre de l’appartement. Pour le moment, afin d’aider sa famille du mieux qu’il peut, il est porteur, un travail très dur physiquement.

« On lui a offert un emploi dans un restaurant à Erbil, mais je ne voulais pas qu’il accepte. Il y a beaucoup trop d’étrangers là-bas. C’est trop loin », raconte la mère d’Ahmed,

« Vous avez tout à fait raison ! Si des garçons de l’âge d’Ahmed n’ont pas de parents comme vous qui veillent sur eux, ils peuvent facilement rencontrer quelqu’un qui les attire et les contraint à un travail où ils sont exploités, ou ils peuvent même se faire recruter pour prendre part au conflit », renchérit Jaya Murthy, un Canadien travaillant pour UNICEF Iraq

« Si nous n’avions pas eu d’enfants, je ne sais pas si nous serions partis. Peu importe où nous sommes, il y a des dangers », ajoute sa mère à voix basse.

* Les prénoms ont été modifiés pour préserver l’identité des personnes.

Shaheen

Shaheen est une jeune femme brillante qui a été forcée d’abandonner l’université à laquelle elle était inscrite en Syrie. 

Comme beaucoup d’étudiantes et d’étudiants, Shaheen n'a pas pu poursuivre sa formation universitaire en Syrie. Même si ses parents avaient les moyens de lui payer des études, l’université ici, en Iraq, n'a pas de place pour accueillir les personnes réfugiées syriennes.

« Tout est différent ici : le climat, les gens, les accents, cette maison, mais on s’adapte. Il le faut bien, » ajoute-t-elle avec philosophie. En Syrie, elle faisait du bénévolat auprès des enfants handicapés et elle fait la même chose ici au camp.

La famille de Shaheen était une famille typique, qui faisait son chemin, aidait la communauté et entretenait l’espoir d’offrir une vie meilleure à ses enfants. C’était une famille comme n’importe quelle famille canadienne, mais dont les espoirs et les rêves ont été brisés par la guerre.

Hadija

Mustafa, Sharkat et leur famille ont fui la Syrie lorsque la violence s’est intensifiée à Alep et qu’il n’y avait plus de travail, plus de nourriture, plus d’eau. Plus rien.

Ils sont partis avec les seuls vêtements qu’ils avaient sur le dos. Leurs enfants ne vont plus à l’école.

Hadija ( la deuxième en partant de la gauche sur la photo) est âgée de 12 ans. Elle devrait être en sixième année, mais elle n’a pas pu aller à l’école depuis que la guerre a éclaté. « Je m’ennuie de l’école et de mes amis », explique-t-elle tout bas.

Mais c’est beaucoup plus grave que cela.

Privée d’école pendant deux ans, Hadija a oublié comment lire. En regardant les mots inscrits à l’arrière d’une bouteille, elle s’est rendu compte qu’elle ne pouvait plus déchiffrer ce qui était écrit.

Dans sa maison, à Alep, elle avait des livres, mais quand sa famille a fui vers le nord de l’Iraq, ils n’ont pas pu les emporter.

L’UNICEF s’emploie à scolariser les enfants réfugiés, mais les fonds dont nous disposons ne nous permettent de scolariser dans le camp seulement deux enfants sur trois en âge de fréquenter l’école primaire, et ils sont insuffisants pour accueillir des enfants habitant à l’extérieur du camp. 

Privée d’éducation et ne sachant plus lire, Hadija représente le visage du conflit. La guerre, ce n’est pas seulement les combattants et leurs fusils, ou les politiciens et leurs promesses. C’est aussi cette petite fille qui a oublié comment lire.

Permettre à Hadija de retourner à l’école, permettre à Shaheen de terminer ses études universitaires et protéger Ahmed contre l’exploitation devraient chacune être une des raisons amplement suffisantes pour mettre un terme à cette violence insensée, des raisons suffisantes pour que le monde décide d’agir.

Pour soutenir le travail de l’UNICEF auprès des enfants réfugiés syriens, faites un don en visitant le unicef.ca/syrie.

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