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Blogue : Lueurs d’espoir et histoires de résilience au cœur de la tourmente

By Mark Choonoo
Spécialiste des situations d’urgence de l’UNICEF

Je viens juste de rentrer de Homs, où j’ai passé un mois dans le cadre d’une mission d’évaluation de la situation humanitaire dans le gouvernorat. Nous avons également évalué la mise en œuvre des programmes humanitaires et renforcé nos partenariats locaux afin d’intensifier notre travail.

Nos partenaires sur le terrain nous ont appris qu’à Homs, près d’une personne sur trois est déplacée et, selon eux, le deux tiers des personnes déplacées sont des enfants. Ici, les explosions, le fracas des obus qui s’écrasent et le crépitement des fusils font encore partie intégrante du quotidien.

À moins d’un kilomètre de l’hôtel où je restais, la ville était secouée par la violence des combats qui faisaient rage. Même si depuis 20 ans mon travail m’amène dans des endroits du monde très dangereux, chaque explosion me fait encore peur. Au cœur de cette agitation, nous devions, en tant qu’équipe de travailleurs et de travailleuses humanitaires, continuer à œuvrer afin d’améliorer la vie des personnes souffrant en raison de ce conflit.

Des enfants participent à des activités récréatives à Homs, dans l’une des classes soutenues par l’UNICEF et mises en place par l’ONG JRS. © UNICEF Syria/2013/Moaz

J’ai parcouru Homs afin de voir comment vivaient les enfants dans la ville. Je suis entre autres allé dans un couvent œuvrant auprès des enfants, qui était situé au bout d’une rue sur laquelle se dressaient des immeubles, avant que le conflit engendre ruines et destruction. J’ai été surpris de voir les enfants se déplacer sans crainte dans les différentes salles, ici pour lire un livre ou écouter un enseignant ou une enseignante, là pour dessiner ou jouer. Sur les murs, des dessins représentaient des visages souriants, des mains qui saluent, des rires et des messages reflétant le besoin de pardonner. C’était un contraste frappant avec les décombres qui se trouvaient à l’extérieur, qui eux étaient synonymes de vies dévastées.

Je suis aussi allé dans ce qu’on appelle les « tours », qui sont des immeubles d’appartements inachevés transformés en abris collectifs pour les familles déplacées. Là, j’ai rencontré une jeune fille âgée de 14 ans et son jeune frère qui ont littéralement ouvert une classe pour eux-mêmes et leurs camarades. Le frère et la sœur, dont la scolarité a été interrompue à cause du conflit, ont transformé leur abri en un espace d’apprentissage où des enfants se retrouvent pour étudier.

Tous les parents et les professionnels de l’éducation que j’ai rencontrés m’ont fait part de leur priorité : que leurs enfants terminent leur année scolaire. Une grande partie de l’infrastructure scolaire d’Homs a été gravement endommagée par le conflit. De nombreuses écoles ont, elles aussi, été endommagées par les combats, ou transformées en abris pour les personnes déplacées.

Évidemment, cette situation constitue un lourd fardeau pour les classes qui fonctionnent encore et pour les membres du personnel enseignant qui doivent se surpasser en enseignant à des classes deux à trois fois plus nombreuses que normalement. En collaboration avec des partenaires, l’UNICEF met sur pied des programmes de rattrapage afin de permettre à un plus grand nombre d’enfants de continuer d’aller à l’école. À Homs, plus de 6 500 enfants suivent ces programmes et nous mettons tout en œuvre pour que davantage d’enfants puissent en bénéficier dans les prochaines semaines. Nous mettrons également en place des écoles formelles et procurerons des fournitures scolaires afin d’accroître l’accès à l’éducation et d’en améliorer la qualité.

Pendant cette mission, j’ai été témoin de beaucoup de souffrance et de désespoir, mais j’ai aussi eu connaissance d’histoires étonnantes de gens qui, malgré le chaos, font leur possible pour surmonter les difficultés et garder l’espoir en vie.

Notre partenaire dans la ville de Talbiseh, dans le gouvernorat de Homs, nous a raconté comment des femmes font face à la pénurie de vêtements chauds, au cœur de cet hiver rigoureux, en transformant les couvertures qui leur sont données en vêtements. Nous distribuons des fournitures pour l’hiver et des articles non alimentaires aux familles touchées par le conflit, par exemple, des ensembles de vêtements chauds pour les enfants. Malheureusement, à cause de l’aggravation de la crise, il n’y en a pas assez pour répondre aux besoins de chaque enfant.

Notre partenaire nous a expliqué qu’à Talbiseh, ils déballent le contenu des boîtes de vêtements pour enfants qu’ils reçoivent de l’UNICEF et les distribuent aux mères et aux enfants à la pièce, selon les besoins : « Nous donnerons des chaussures à un enfant qui n’en a pas, et un pyjama à un autre qui a des chaussures, mais pas de vêtements. »

Au cours des deux dernières semaines, les fournitures de secours de l’UNICEF, comprenant des trousses de produits d’hygiène pour la famille, des couvertures, des édredons, des produits alimentaires et des biscuits à haute teneur énergétique pour les enfants, ont permis de venir en aide à plus de 67 200 personnes à Homs.

J’ai du mal à imaginer la frayeur que doit ressentir un jeune enfant chaque fois que sa ville tremble. La plupart des enfants que j’ai vus montraient des signes de détresse. C’est pour cela qu’il est extrêmement important de mettre en place des espaces adaptés à leurs besoins et de fournir un soutien psychosocial au plus grand nombre d’enfants possible.

Nous avons rencontré quelques organisations locales qui mettent en œuvre des projets psychosociaux afin de discuter de la façon dont nous pourrions travailler ensemble. Il s’agit de groupes de jeunes dynamiques, qui n’avaient jamais imaginé qu’un jour, ils devraient faire ce genre de travail dans leur propre ville. Compte tenu de mon expérience de consultant, ils m’ont demandé si je pouvais me joindre à eux. Nous avons décidé de mettre sur pied un groupe de travail en collaboration avec des professionnels afin de répondre à l’ampleur des besoins des enfants.

Avec les ressources appropriées et des partenariats solides, nous pouvons en faire tellement plus. Je prends de plus en plus conscience de la peur qui s’est ancrée dans les communautés, dans les maisons et dans la vie des enfants. Notre travail dans le domaine du soutien psychosocial sera extrêmement important afin d’aider les enfants à retrouver leur enfance et à grandir, et ainsi leur permettre de devenir des piliers solides et sains pour leur société.

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