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Comment les enfants orphelins d’Alep trouvent-ils un endroit où vivre?

En Australie, votre vie change lorsque vous atteignez l’âge de 12 ans.

L’école primaire est chose du passé. Vous gardez des enfants plus jeunes que vous et vous vous sentez un peu plus grand. Vous préparez votre sac pour l’école secondaire, nerveux et plein d’espoir. Vous avez hâte de voir ce que l’année vous réservera.

La vie de Mohammad a changé elle aussi lorsqu’il a eu 12 ans. Dans la ville d’Alep, en Syrie, un seul jour peut marquer le début d’une vie de chaos. « Mon père a été tué pendant les combats, et ma mère a été mise en détention alors qu’elle était sortie acheter de la nourriture », explique-t-il.

Mohammad n’avait nulle part où aller ni personne vers qui se tourner. L’enfant âgé de 12 ans a regardé ses petits frères et sœurs, Hanadi, Ibrahim, Doha, Zakariya et bébé Yamen, et il s’est senti devenir grand. Il a décidé que c’était à lui de prendre soin de sa famille.

Mohammad has seen things no child should but UNICEF is helping him recover.

Les six enfants ont vécu seuls pendant deux mois. Ils passaient leurs journées à fouiller les décombres de la ville, à la recherche de ferraille à vendre. Le peu d’argent qu’ils gagnaient servait à acheter de petites quantités d’eau et de nourriture. Ils faisaient brûler du bois pour rester au chaud, blottis ensemble dans une pièce pour dormir.

L’UNICEF, l’organisme de bienfaisance pour les enfants sur le terrain en Syrie, sillonnait Alep-Est à la recherche d’enfants séparés de leur famille en raison du chaos de la guerre. Un jour, nous avons trouvé Mohammad et ses frères et sœurs dans un bâtiment partiellement détruit.

« Ils étaient dans le pire état imaginable. Ils étaient en état de choc, ne s’étaient pas lavés depuis longtemps. Ils étaient couverts de cendres à cause du bois qu’ils brûlaient pour se réchauffer. Leurs cheveux étaient pleins de poux, et le petit bébé pleurait de façon incontrôlable », explique un travailleur de l’UNICEF. Bébé Yamen, âgé de neuf mois, a été trouvé enveloppé dans une couverture souillée.

À la fin de l’année 2016, l’UNICEF a trouvé à Alep 300 enfants comme Mohammad et ses frères et sœurs, c’est-à-dire des enfants qui avaient été séparés de leur famille ou qui étaient devenus orphelins en raison de la violence. Chacun de ces enfants avait besoin de toute urgence d’un endroit sécuritaire où vivre. Ils avaient besoin, plus que tout, d’être chez eux avec leur famille.

L’UNICEF croit qu’aucun orphelinat ni aucune institution n’est mieux pour un enfant qu’un foyer aimant avec sa famille. Dans le monde entier, nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour garder les enfants au sein de leur communauté, hors des orphelinats. Dans le cadre de la crise syrienne, la pire crise humanitaire de notre époque, l’UNICEF contribue à mettre en place des abris temporaires pour garder les enfants en sécurité, pendant que le personnel de l’organisme retrouve et réunit les familles.

La maison à la porte verte

À Alep, le refuge semble sorti tout droit d’un conte de fées. Mohammad et ses frères et sœurs ont franchi le pas de la porte verte accueillante et sont entrés dans un endroit sûr pour la première fois depuis des mois. Ils étaient entourés d’un petit jardin rempli de fleurs de jasmin et d’oliviers et d’une grande maison pleine d’enfants en train de rire et de jouer.

La maison était peut-être sortie d’un conte de fées, mais chaque enfant à l’intérieur avait vécu une histoire d’horreur.

En 2016, une petite fille âgée de deux ans, terrifiée, blessée et confuse, a été sortie des décombres par une famille qui fuyait Alep-Est et qui l’a emmenée dans un refuge d’urgence en périphérie de la ville. C’est à ce moment que l’UNICEF l’a trouvée et amenée au foyer temporaire pour enfants, pendant que notre personnel recherchait sa famille. Nous n’avons toujours pas réussi à trouver ses parents.

Le personnel du refuge l’a prénommée Nour, ce qui signifie lumière en arabe.

Two-year-old Nour

Ces enfants ont été déracinés de tout ce qu’ils connaissent : leurs amis, leurs jouets, leur école et leur famille. Rien ne peut effacer ces pertes, mais ici, derrière la porte verte, se trouvent les petites choses que tous les enfants méritent d’avoir.

Une douche chaude. Un repas chaud. Des vêtements propres. Un endroit où jouer. Quelqu’un qui se soucie d’eux.

Après deux mois d’enfer, Mohammad et ses frères et sœurs n’avaient qu’un souhait : ne pas être séparés les uns des autres. Ils étaient déterminés à survivre, à traverser cette crise en tant que famille et à vivre avec dignité. C’est ce que l’UNICEF désire le plus pour les enfants comme eux : rester ensemble, en sécurité et être réunis avec leur famille et leur communauté.

La vie qu’ils méritent

Tandis que l’UNICEF et ses partenaires s’emploient à trouver les parents et des membres de la famille des enfants qui se trouvent au refuge, notre personnel spécialisé veille à ce qu’ils puissent commencer à se remettre du stress profond occasionné par la guerre. Nous les aidons à retrouver une certaine stabilité.

« Nous essayons de rendre leur vie aussi confortable que possible. La fin de semaine, nous allons tous jouer au parc et nous amuser comme une grande famille », explique un membre du personnel de l’orphelinat.

Pendant la semaine, les enfants ont la possibilité de retourner à l’école et de commencer à bâtir leur avenir. Ibrahim et Doha, les jeunes frère et sœur de Mohammad, sont entrés dans une salle de classe pour la toute première fois de leur vie. Après l’école, le refuge offre des cours supplémentaires afin d’aider les enfants à rattraper leur retard.

Pour les enfants du refuge, c’est un retour à la stabilité et à la chaleur d’une classe. Un endroit où ils peuvent s’exprimer grâce aux crayons, aux livres et aux fournitures scolaires. C’est aussi la possibilité d’être soutenus par du personnel enseignant qualifié qui croit en eux, afin qu’ils puissent développer leurs talents et envisager l’avenir avec confiance.

L’UNICEF ne dirige pas d’orphelinats; nous faisons tout notre possible pour garder les enfants en sécurité au sein de leur communauté. Chaque jour, pendant que les enfants apprennent, jouent et se rétablissent à l’école, notre personnel cherche de toute urgence leurs parents et des membres de leur famille élargie.

Le travail inlassable du personnel de l’UNICEF donne heureusement des résultats.

Après quatre mois de recherches, Mohammad et ses frères et sœurs ont eu une bonne nouvelle : l’UNICEF avait trouvé leur oncle. Ce n’est pas une mince tâche de trouver quelqu’un au milieu de la pire crise humanitaire depuis la Seconde Guerre mondiale, mais cela en vaut la peine : les enfants sont réunis avec leur famille.

La maison à la porte verte a donné aux six enfants sécurité et espoir. Maintenant chez eux, avec leur famille, ils peuvent enfin guérir et se relever de cette épreuve.

Millions of children like Mohammad have lost everything to conflict in Syria.

Changer les choses pour un enfant comme Mohammad

Des millions d’enfants comme Mohammad ont tout perdu en raison du conflit en Syrie. Ils ont survécu à l’enfer et ne savent pas ce que l’avenir leur réserve. L’UNICEF travaille sans relâche pour garder ces enfants en sécurité et en bonne santé, et leur permettre d’apprendre et de jouer malgré cette crise qui fait rage.

Chaque soir aux nouvelles, nous entendons parler d’enfants comme Mohammad. Des enfants qui ont perdu leurs parents, leurs amis et leur maison. Des enfants qui n’ont plus les moyens de continuer. Ces enfants méritent que nous soyons bouleversés et que nous éprouvions de la tristesse pour eux, mais ils méritent avant tout que nous les aidions.

Vous pouvez changer les choses pour un enfant en Syrie, en commençant par les petites choses essentielles qui sauvent des vies et façonnent un avenir : de l’eau potable, des vaccins et des sacs d’école. Vous pouvez aider l’UNICEF à garder les enfants en sécurité et à réunifier les familles qui ont été séparées.

Si vous croyez que les enfants en Syrie ne devraient pas avoir à souffrir en raison d’un conflit qu’ils n’ont pas déclenché, s’il vous plaît, agissez : appuyez l’UNICEF dès aujourd’hui afin de leur procurer la protection et les fournitures essentielles à leur survie.

Rashini Suriyaarachchi est une productrice de contenu numérique pour UNICEF Australie.

Le gouvernement du Canada soutient l’UNICEF afin d’accroître les possibilités d’éducation et de distribuer des fournitures scolaires et du matériel d’autoapprentissage à 400 000 enfants vulnérables en Syrie, y compris à ceux qui vivent dans les régions assiégées et difficiles d’accès.

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