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Jour 5 au Soudan du Sud : des héros

Jonathan Veitch est un Anglais brillant et drôle, toujours prompt à sourire. Il a travaillé dans le cadre de plusieurs des pires crises humanitaires à l’échelle mondiale et il est devenu le représentant de l’UNICEF au Soudan du Sud lorsque la crise a été déclarée « situation d’urgence de niveau 3 ». Il s’agit là de notre degré d’urgence le plus élevé, et quatre situations d’une telle ampleur sévissent actuellement dans le monde, soit en Syrie, en République centrafricaine, en Iraq et ici, au Soudan du Sud.

L’expérience, l’énergie et l’esprit d’initiative de Jonathan sont inestimables dans le cadre de nos interventions. « Nous pouvons attendre qu’une famine soit déclarée, ou agir. Je préfère agir », affirme-t-il. Nos missions d’intervention rapide sont une façon de venir en aide aux personnes les plus démunies qui se trouvent dans les régions les plus difficiles d’accès du Soudan du Sud.

Si nous n’augmentons pas immédiatement les traitements, jusqu’à 50 000 enfants âgés de moins de cinq ans risquent de mourir de malnutrition.

Au Soudan du Sud, 1,5 million de personnes ont fui leur domicile. Quatre cent mille personnes se sont réfugiées dans les pays voisins, 100 000 se trouvent dans des camps de protection des civils, comme ceux de Tongping, de Malakal et de Bor, et un million d’autres personnes sont dispersées dans les zones de conflit au Soudan du Sud.

Il est difficile d’apporter de l’aide dans les zones rurales, non seulement parce qu’il y a des groupes armés, mais aussi en raison de la saison des pluies. L’acheminement de fournitures est presque impossible. « Nous avons envoyé un convoi de douze camions jusqu’à Bentiu. Il a fallu dix jours et, alors qu’ils étaient sur le point d’arriver à destination, les routes se sont transformées en bourbiers et le convoi a été forcé de faire demi-tour. Le Programme alimentaire mondial a tenté d’envoyer des barges chargées de nourriture par le Nil, mais la dernière a été attaquée. »

Dans les camps, nos équipes spécialisées en nutrition effectuent constamment des tests de dépistage de la malnutrition auprès des enfants. Lorsqu’elles décèlent un nombre accru d’enfants dénutris dans une région en particulier, ou si nous apprenons par des familles qui arrivent dans le camp qu’un certain secteur est en difficulté, nous planifions alors une mission d’intervention rapide.

Une mission est composée d’environ dix personnes : des spécialistes de la nutrition, de la santé, de l’eau et de l’hygiène, de la protection de l’enfant et de l’éducation, de même qu’une ou un spécialiste non armé en matière de sécurité. Ils sont transportés par avion jusque dans la brousse, où ils établissent un camp. Ils apportent des fournitures médicales et, une fois qu’ils ont mis en place un centre d’alimentation, davantage de fournitures y sont expédiées ou larguées par voie aérienne. De la nourriture est également acheminée par le Programme alimentaire mondial, de même que des semences et des outils agricoles fournis par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture.

Nous traitons les enfants dénutris, distribuons du matériel scolaire au personnel enseignant local, distribuons des comprimés de purification de l’eau, et travaillons en collaboration avec les groupes locaux sur les questions de santé, d’hygiène et de protection de l’enfant. Après une semaine ou dix jours, nous repartons en laissant des fournitures d’urgence entre les mains des villageoises, des villageois et des groupes communautaires.

Des fournitures arrivent à Juba.

Les résultats sont impressionnants. Depuis le mois de mars, ces équipes ont administré plus de 60 000 vaccins, ont procuré de l’eau potable à 50 000 personnes, ont contribué à réunir des enfants avec leur famille, et ont établi des centres d’apprentissage temporaires. Ces missions ne sont pas faciles à mener, mais pour les personnes qui vivent dans les régions du pays déchirées par la guerre, elles constituent de véritables bouées de sauvetage et un rappel que le monde extérieur ne les a pas oubliées.

Elles me rappellent aussi une chose importante. Il y a plus de personnes qui veulent construire que détruire. Il est bien sûr plus facile de détruire, et il ne faut pas tant de monde pour y arriver, mais heureusement, davantage de personnes veulent faire le bien et améliorer les choses. C’est pourquoi il y a tant d’héroïnes et de héros ici, plongés dans l’horreur au Soudan du Sud.

Il y a des héros et héroïnes comme Jonathan et la formidable équipe de notre bureau de Juba et de nos bureaux sur le terrain à Bor, à Malakal, à Bentiu, et partout au pays. Il y a Jennifer, la sage-femme qui a mis au monde 400 bébés; et Jacob, notre spécialiste à Bor dont le bureau a été détruit, mais qui continue de travailler. Il y a les innombrables infirmières, infirmiers, médecins, enseignantes, enseignants et parents qui tentent toujours de créer un semblant de vie normale pour leurs enfants et leur communauté.

Lorsque je pense aux héros et aux héroïnes, je pense avant tout à Grace, la jeune fille qui a osé revenir à Bor afin de pouvoir recommencer à aller à l’école. « La vie est meilleure lorsqu’on a une éducation. Je pense que l’éducation apporte la paix. » Son rêve d’éducation et de paix est ce qu’elle souhaite pour son pays, qui a seulement trois ans.

Pour ma part, j’espère simplement que nous pourrons jouer un rôle dans la concrétisation de ce rêve.

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