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Journée mondiale contre le travail des enfants : Prenez position!

« J’aimais beaucoup aller à l’école, mais quand mon père est mort, je ne pouvais plus payer mes droits de scolarité. C’est pourquoi j’ai été obligé de venir ici », affirme Niak, âgé de 15 ans, un travailleur de première ligne dans l’une des nombreuses équipes chargées d’explorer le territoire de Lupatapata, afin de trouver des diamants.

Tout au long de la dernière année, de l’aube au crépuscule, il se trouvait à la rivière pour laver le gravier.

Niak fait partie des nombreux enfants qui travaillent dans les mines de diamants en RDC : ils creusent, tamisent le gravier ©UNICEF 2012/DRC/Walther           ou encore vendent les pierres précieuses trouvées.

« En septembre 2011, nous avions 900 élèves. Puis, en mars 2012, il n’en restait que 767. Ce nombre va probablement diminuer encore plus au cours des prochains mois, affirme Constantin Kadima Kashiygia, le directeur d’une école primaire publique. De nombreux enfants doivent assurer leur subsistance. Ceux qui ne décrochent pas travaillent le matin et vont à l’école l’après-midi, mais ils sont alors trop épuisés pour se concentrer et s’endorment souvent en classe. En plus, souvent, ils ne mangent qu’un repas par jour. »

Ce sont les hommes et les garçons qui creusent, les filles et les femmes, elles, vendent de la nourriture et de l’eau, et parfois autre chose.

« Nous ne disposons pas de chiffres, car personne n’en parle, mais la prostitution est un problème grave. Pour survivre, dès l’âge de 13 ans, des filles vendent leur corps après la tombée du jour », déplore l’enseignante Honore Kabamba.

Dans les provinces « bénies » qui ont des ressources diamantifères, le cycle de l’exploitation et de la pauvreté se répète depuis des décennies. Heureusement, de petits changements sont en cours.

En 2007, l’UNICEF a commencé à établir des réseaux communautaires de protection des enfants qui doivent travailler. « Nous avons plus de 100 bénévoles de la communauté dont la tâche consiste à reconnaître les enfants les plus vulnérables, à gagner leur confiance et, finalement, à les convaincre, eux et leurs parents, de changer [les pratiques minières], explique Diane Ntumba Bitoli, agente de la protection de l’enfant de l’UNICEF. Il s’agit d’un processus de longue haleine, mais il porte fruit. Par le passé, des enfants âgés d’à peine sept ans travaillaient à creuser. Aujourd’hui, le travail le plus dur est réservé aux adolescents et aux hommes. »

Adapté d’un document rédigé par Cornelia Walther.