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L’éducation : un pas important sur le chemin de la paix en République centrafricaine

par Souleymane Diabate, un représentant de l’UNICEF en République centrafricaine

BANGUI, janvier 2014 : La salle de classe de l’école du camp pour personnes déplacées de St. Charles Lwanga, à Bangui, la capitale de la République centrafricaine, était fermée à clé. Nous ne pouvions rien voir à l’intérieur. Des matelas, des valises, des casseroles et des seaux étaient entassés contre la fenêtre. Pour regarder à l’intérieur, mon collègue Bart a marché sur le coin d’un tapis coloré sur lequel une famille s’était installée dans ce camp qui ne cesse de s’agrandir. Vingt mille personnes vivent sur les terrains de l’église et de l’école. La majorité d’entre elles sont des enfants.

J’étais à Bangui depuis une semaine, où je visitais les principaux camps pour personnes déplacées avec deux de mes collègues travaillant en éducation. Dans des camps comme celui de St. Charles Lwanga, l’UNICEF met en place des espaces temporaires d’apprentissage destinés aux enfants qui n’ont pas été scolarisés depuis le début du conflit, en décembre dernier. Le prêtre responsable de la zone nous a laissés pénétrer dans l’une des salles de classe. Elle était pleine de dessins, de décorations et d’affiches peintes à la main. Les biens des élèves étaient encore dans les casiers et les pupitres étaient recouverts d’une couche de poussière. La date était soigneusement écrite au tableau en lettres cursives, c’était le 4 décembre, le jour qui a précédé le début des hostilités à Bangui, la capitale du pays. Depuis ce jour, les élèves ne vont plus en classe. Debout, au milieu de la salle de classe désertée, on entendait des coups de feu. On m’a dit que c’était normal : dans cette partie de la ville, les journées sont ponctuées de tirs de fusil.

Dans cette école abandonnée près de Bossangoa, la date de la dernière journée d’école est encore écrite au tableau.

Le prêtre a accepté de rouvrir les salles de classe pour accueillir les enfants vivant dans le camp. L’UNICEF fournira du matériel pédagogique et assurera la formation du personnel enseignant. Dans d’autres camps qui ne disposent pas des mêmes infrastructures, l’UNICEF soutient la construction d’espaces temporaires d’apprentissage mis sur pied à l’aide de bâches, et fournit à toutes les classes des Écoles en boîte, ainsi que des jouets, des livres, du matériel pédagogique et même des postes de radio qui permettent au personnel enseignant d’accéder à des programmes d’enseignement à distance.

Recommencer à aller à l’école revêt une importance particulière pour des enfants qui sont pris au cœur d’un conflit. L’école leur permet de retrouver un semblant de vie normale et stable, et leur offre un environnement d’apprentissage sécuritaire qui les protège contre le recrutement par des groupes armés ou d’autres formes d’exploitation comme le travail des enfants ou l’exploitation sexuelle. Si l’éducation n’est pas remise sur pied rapidement lors d’une crise, une génération entière risque de ne pas bénéficier d’une éducation et de ne pas

Les classes temporaires ne sont qu’une solution à court terme et l’UNICEF s’emploie prioritairement à soutenir le nouveau gouvernement du pays, afin de rouvrir les écoles le plus rapidement possible, dès que la situation en matière de sécurité sera stabilisée. Que le personnel enseignant et les enfants recommencent à aller à l’école constitue un pas important sur le chemin de la paix et de la réconciliation en République centrafricaine.

À Bangui, 20 000 enfants recommencent à aller à l’école dans des classes temporaires.

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