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Le blogue de David : la crise pour les enfants syriens

Camp de réfugiés de Domiz, Iraq

Rohalat n’était âgée que de cinq mois lorsque ses parents ont fui leur domicile à Damas. La tenant dans leurs bras, ils ont fini par arriver ici pour vivre dans une tente étouffante et poussiéreuse du camp de réfugiés de Domiz, situé dans le nord de l’Iraq. Le camp devient surpeuplé; il n’y aura bientôt plus assez d’eau potable pour tout le monde. Malgré cela, Rohalat et ses parents comptent parmi les chanceux.

La semaine dernière, le bilan des décès en Syrie s’élevait à 93 000 personnes, parmi lesquelles se trouvaient 6 000 enfants, dont 1 700 étaient âgés de 10 ans ou moins. Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme a souligné que des enfants étaient torturés et exécutés, et que des familles entières, y compris des bébés, étaient massacrées.

Des centaines de milliers de personnes ont risqué leur vie pour s’enfuir avec leurs enfants et leurs parents âgés. Elles ont fui la nuit et voyagé à pied pendant des jours pour atteindre les camps plantés de tentes et surpeuplés dans le désert, où les températures sont extrêmes, où les ressources sont rares et où la vie est si difficile que cela dépasse l’imagination.

Les agences d’aide humanitaire ont demandé à plusieurs reprises un accès sans entrave en Syrie, et des agences des Nations Unies, dont l’UNICEF, ont demandé 4,4 milliards de dollars, le plus important appel de l’histoire en matière d’aide humanitaire, afin de venir en aide aux quelque sept millions de personnes qui vivent en situation de crise en raison de cette guerre insensée.

Jusqu’à présent, moins d’un tiers des fonds a été reçu.

Les agences d’aide humanitaire sont à court de fonds, tandis que les dons arrivent au

compte-gouttes grâce aux collectes de fonds qui ont traditionnellement permis de recueillir de généreuses sommes lors de crises d’une telle ampleur. Le sort des enfants syriens, comme Rohalat, ne semble pas émouvoir la population d’ici, pas plus que la majorité de la communauté mondiale.

La situation en Syrie est une catastrophe d’origine humaine dans une région qui nous est trop souvent présentée dans les nouvelles du soir comme étant perpétuellement exposée à la violence. La couverture médiatique se concentre sur la complexité des politiques et les intérêts étrangers, de même que sur la nécessité d’imposer des embargos sur les armes et que des résolutions soient adoptées par les Nations Unies Le sort des enfants, lui, est rarement abordé.

Nous savons que ce sont les enfants qui souffrent le plus gravement lorsque survient une situation d’urgence, qu’il s’agisse d’un conflit ou d’un tsunami, et nous ne devons pas perdre de vue qu’il n’existe aucun enfant ennemi. Les enfants sont toujours innocents et ils ont tous un droit égal aux vaccins et aux médicaments essentiels à leur survie, de même qu’à un accès à l’éducation et à de l’eau potable.

Tandis que les dirigeants mondiaux discutent à savoir s’il est juste ou non de soutenir l’un ou l’autre côté, un autre débat critique est passé sous silence.

Les organismes qui viennent en aide aux familles syriennes qui ont fui les combats doivent chaque jour décider quelle aide essentielle devra être réduite en raison du manque de fonds :

  • Devons-nous vacciner les enfants contre la rougeole pour prévenir une épidémie ou devons-nous procurer aux mères des pains de savon et des couches pour leurs bébés?
  • Devons-nous donner à tous les enfants dans les camps la possibilité d’aller à l’école, ce qui est essentiel pour qu’ils retrouvent un sentiment de normalité, ou devons-nous soutenir les travailleuses et les travailleurs sociaux afin d’aider les enfants à surmonter les traumatismes causés par tout ce qu’ils ont vu et vécu?

Nous devons trouver une solution à ce conflit, car, chaque jour, encore plus de familles, souvent uniquement des femmes et des enfants, tentent d’échapper au carnage.

Des femmes prennent la décision de partir pour le bien de leurs enfants. Ces femmes font le premier pas, qui est décisif, mais elles le font en espérant que quelqu’un, de l’autre côté de la frontière, sera là pour les aider à franchir les prochaines étapes vers la sécurité et l’aide dont elles ont besoin.

Nous avons tous et toutes et la responsabilité collective de faire en sorte que ces personnes réfugiées reçoivent cette aide et de ne pas oublier que, bien que la Syrie représente un conflit politique, il s’agit aussi de l’une des pires crises humanitaires jamais vues.

Pour soutenir le travail de l’UNICEF en faveur des enfants réfugiés syriens, faites un don au unicef.ca/syrie.

Ce billet de blogue a d’abord été publié en anglais dans le quotidien Ottawa Citizen.

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