Skip to main content
UNICEF Canada Close

Abonnez-vous à notre infolettre

L’abonnement à notre infolettre signifie bien plus qu’une simple inscription à une autre liste d’envois de courriels. En vous y abonnant, vous contribuez à la lutte pour la survie de l’enfant. Vous ferez partie d’un effort mondial visant à protéger les enfants, en toutes circonstances.

Close

Recherche

J’aimerais faire un don :

Le Canada fait-il ce qu’il faut pour protéger les droits de l’enfant?

Les 26 et 27 septembre, le gouvernement canadien répondra aux questions du Comité des droits de l’enfant des Nations Unies sur les mesures mises en place pour protéger les droits et le bien-être des enfants au Canada.

Les Nations Unies poseront des questions difficiles, que beaucoup d’entre vous poseraient aussi. Le Canada réalise-t-il les droits des sept millions d’enfants au pays? Que pouvons-nous faire pour venir en aide aux 14 pour cent d’enfants canadiens qui vivent dans la pauvreté? Et pour quelle raison tant d’enfants autochtones n’ont-ils pas accès aux services de santé et d’éducation dont les autres enfants au pays bénéficient?

Je serai moi-même présente lors de l’examen des Nations Unies, à Genève, en Suisse, où j’assisterai aux échanges. J’encourage également les bienfaitrices et les bienfaiteurs canadiens tels que vous à suivre la toute première webémission de ce genre diffusée en direct et à se joindre à la conversation en ligne au unicef.ca/alecoute.

En ratifiant la Convention relative aux droits de l’enfant des Nations Unies (la Convention) en 1991, le Canada s’est engagé à faire en sorte que chaque enfant puisse grandir en bonne santé, être instruit et protégé. Le Canada est un pays merveilleux pour la plupart de ses enfants, mais certains sont laissés-pour-compte.

En tant que mère, je suis heureuse que mon fils, maintenant adolescent, ait eu accès à ce qui a favorisé son bon développement. Il a bénéficié de nombreuses possibilités parce que notre famille pouvait se le permettre, mais aussi de services publics, dont l’éducation et les soins de santé. Je sais en revanche que beaucoup d’enfants n’ont pas cette accessibilité, qu’ils ont moins facilement accès à ces mêmes services publics (éducation) et qu’ils dépendent plus de certains autres (soins de santé). Je me suis rendu compte, non seulement en raison de mes connaissances professionnelles, mais par le simple fait d’être mère, que lorsque certains enfants sont en danger, tous le sont. Il est temps de redresser la situation. Comptant parmi les nations les plus riches du monde, le Canada a les moyens de donner à chaque enfant au pays un bon départ dans la vie; ce n’est qu’une question de volonté politique.

Tous les Canadiennes et Canadiens ont une part de responsabilité dans la façon dont grandissent nos enfants, et nos gouvernements doivent emboîter le pas : les enfants ne sont tout simplement pas encore une priorité absolue dans les affaires publiques. Une étude de l’UNICEF parmi les plus récentes révèle que le taux de pauvreté des enfants est plus élevé au Canada que dans les deux tiers des autres nations industrialisées. Il est encore plus inquiétant de savoir que le taux de pauvreté des enfants au Canada est plus élevé que celui dans la population canadienne en général, ce qui ne serait pas le cas si les décideurs accordaient la priorité aux enfants.

Il existe aussi un manque d’investissement équitable des fonds publics en faveur des enfants comparativement à d’autres groupes au Canada, dans des services tels que ceux visant le développement du jeune enfant et la réduction de la pauvreté. De nombreuses politiques ne prennent pas en compte les conséquences négatives qu’elles entraînent sur les enfants, comme l’annulation de l’accès aux soins de santé de base pour la plupart des demandeurs d’asile, y compris les coûts de vaccination et de médicaments pour les maladies telles que l’épilepsie et le diabète.

Cet examen est un moment critique pour le gouvernement du Canada : il s’agit de l’occasion idéale de démontrer qu’il prend au sérieux les droits de l’enfant en tant que chef de file de la communauté mondiale.

Depuis le dernier examen, effectué en 2003, notre pays a réalisé certains progrès dans la mise en œuvre de la Convention, notamment le renforcement des lois visant à protéger les enfants contre l’exploitation sexuelle, le soutien de programmes comme celui d’aide préscolaire aux Autochtones, et le maintien d’un degré élevé d’égalité de la réussite scolaire chez les enfants. Le moment est venu de poursuivre sur cette lancée.

En tant que Canadiens et Canadiennes, notre référence ne devrait pas provenir du rendement en matière de droits de l’homme de pays qui, nous le savons, sont aux prises avec des violations largement médiatisées, mais de ce qu’il est possible de réaliser et ce à quoi on peut s’attendre dans l’un des pays les plus riches du monde.

L’examen du respect des engagements du Canada à l’égard des droits de l’enfant ne vise pas seulement à informer les Nations Unies, mais aussi à renseigner la population canadienne sur la façon dont son gouvernement s’acquitte de ses responsabilités. À la suite de cet examen, les Nations Unies formuleront des recommandions sur les mesures que doit prendre le Canada pour améliorer les conditions de vie des enfants conformément à ses engagements. Comme première étape essentielle, nous espérons que le gouvernement décidera de créer le poste de commissaire national aux enfants. Le Canada compte en effet parmi les rares pays industrialisés dépourvus d’un tel organe protecteur gouvernemental.

D’ici là, des Canadiens et des Canadiennes comme nous continueront d’être la voix des enfants.

Pour apprendre comment suivre la webémission et vous joindre à la conversation par l’intermédiaire des médias sociaux, visitez unicef.ca/alecoute. Soyez à l’écoute!

Région géographique :