Skip to main content
UNICEF Canada Close

Abonnez-vous à notre infolettre

L’abonnement à notre infolettre signifie bien plus qu’une simple inscription à une autre liste d’envois de courriels. En vous y abonnant, vous contribuez à la lutte pour la survie de l’enfant. Vous ferez partie d’un effort mondial visant à protéger les enfants, en toutes circonstances.

Close

Recherche

J’aimerais faire un don :

Le coin des parents: Parler des catastrophes à vos enfants

© UNICEF/NYHQ2012-0218/Alessio Romenzi 

Il y a quelques semaines, alors que je lisais un livre sur le célèbre joueur de soccer Pelé en compagnie de mes deux fils, ils ont été tristes d’apprendre que le premier ballon de soccer du joueur lorsqu’il était enfant consistait en une chaussette bourrée de papier, car ses parents n’avaient pas les moyens de lui acheter un vrai ballon de soccer. Je leur ai expliqué que beaucoup avaient encore bien moins que cela et que de nombreux enfants dans le monde n’avaient même pas le temps de jouer, car ils aidaient leurs parents à trouver de la nourriture, à transporter de l’eau, à prendre soin de leurs frères et sœurs, ou encore parce qu’ils travaillaient pour que les membres de leur famille puissent survivre. Ils m’ont regardée, silencieux et stupéfaits. Je pouvais presque voir les petits rouages de leur cerveau tourner à plein régime. Puis, ils se sont lentement replongés dans le livre et se sont mis à discuter des subtilités du célèbre coup de pied de Pelé.

Suis-je allée trop loin? Difficile à dire. Au fur et à mesure qu’ils grandiront, ces brefs moments deviendront des conversations plus compliquées. J’espère pouvoir trouver le juste équilibre entre les exposer aux enjeux mondiaux complexes et leur permettre de demeurer optimistes, de garder espoir et, surtout, de croire qu’ils peuvent et devraient contribuer à apporter une solution.

Déterminer ce que nos enfants sont prêts à comprendre et comment gérer la situation s’ils sont exposés par inadvertance à une terrible nouvelle constitue une lutte constante pour les parents. Les nouvelles étant diffusées en continu et omniprésentes, il est pratiquement impossible de les empêcher de voir la une des journaux ou d’entendre une nouvelle à la radio trop douloureuse ou effrayante et à laquelle leurs jeunes ne devraient pas être exposées.

Voici un exemple : la semaine dernière, je me suis réveillée au son de la radio où l’on faisait état du terrible massacre en Syrie, alors que de nombreux enfants ont été tués. Je me suis précipitée pour éteindre la radio lorsque mon enfant âgé de cinq ans est entré dans la chambre, me demandant de quoi on parlait. Je lui ai répondu que ce n’était qu’une histoire triste, sans importance…

Mais, au contraire, c’est très important. Tandis que nous suivions les événements qui se déroulaient en Syrie et priions pour que les dirigeants mondiaux empêchent qu’il y ait de nouvelles pertes de vie, en particulier celle d’enfants innocents, je me suis demandé à quel moment je devais cesser de les protéger et commencer à les aider à digérer ce genre de tragédie, et j’ai opté pour l’espoir et l’action plutôt que pour le désespoir.

Je me suis donc tournée vers l’UNICEF et j’ai consulté le site Web de l’organisme pour y trouver des conseils.

Dans le document Lorsqu’une catastrophe se produit : guide pour le primaire d’UNICEF Canada, on explique à la page six comment parler des catastrophes aux enfants, mais aussi quand ne pas en parler.

http://lemondeenclasse.innovasium.com/pdf/Guide%20primaire_Lorsqu'une%20catastrophe%20se%20produit.pdf

J’ai trouvé que ce document était très utile. On y suggère, par exemple, d’éviter de parler de nouvelles inquiétantes avec les enfants âgés de moins de dix ans, car ils confondent parfois ces événements avec leur propre sécurité. On y donne également des conseils sur la façon d’entreprendre la conversation, de s’assurer que les enfants se sentent en sécurité, et de les aider à agir de manière constructive.

Ce document a été créé par le programme Le monde en classe d’UNICEF Canada, lequel aide le personnel enseignant à aborder en classe les enjeux humanitaires et à établir des liens avec le programme scolaire. On y présente d’autres ressources aussi, que les parents peuvent facilement adapter pour les utiliser à domicile avec leurs enfants. Ces ressources peuvent également être partagées avec l’enseignant ou l’enseignante de votre enfant ou avec le comité de parents de votre école.

Je suis très reconnaissante d’avoir sous la main un outil qui aidera ma famille à aborder la prochaine catastrophe, laquelle, espérons-le, n’arrivera pas avant très longtemps. »

Si vous souhaitez obtenir des suggestions ou participer à la chronique Le coin des parents, veuillez communiquer avec nous par courriel à emcnally@unicef.ca.