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Les agentes et agents du changement : dix jeunes agissent pour la consolidation et le maintien de la paix au sein de leur communauté

Le monde compte actuellement 1,8 milliard de jeunes âgés de 10 à 24 ans, ce qui représente la plus importante population de jeunes de l’histoire.

L’instabilité politique, les difficultés liées au marché du travail et la place limitée pour la participation politique et civique ont donné lieu à un isolement croissant des jeunes au sein des sociétés. Malgré cela, des activités et des mouvements transformateurs ont lieu dans des communautés du monde entier, grâce à des jeunes qui sont de véritables moteurs du changement. Cette année, le thème de la Journée internationale de la jeunesse est « Les jeunes édifient la paix ». Qu’ils participent aux changements dans le domaine de la santé, des médias ou de l’éducation, ou simplement en étant eux-mêmes, nous vous présentons dix jeunes qui changent les choses.

Rightness Paul, 16.

La voix des jeunes : Rightness, âgée de 16 ans, Tanzanie

« Nous, les filles, sommes puissantes, car nous avons la possibilité de nous faire entendre de différentes personnes et lors de circonstances diverses grâce aux médias comme la radio, la télévision et les réseaux sociaux. Le respect rend aussi les filles plus fortes. Actuellement, nous sommes respectées parce que nous pouvons réaliser de grandes choses. Nous réussissons très bien à l’école, par exemple, et c’est grâce à l’éducation que les filles peuvent changer la communauté et la société. Instruire les filles, c’est instruire la société », explique Rightness Paul, âgée de 16 ans.

Rightness travaille avec le réseau The Young Reporters (les jeunes journalistes), un consortium national de projets communautaires d’émissions radiophoniques pour enfants établi en 2011 par UNICEF Tanzanie en partenariat avec la Children’s Radio Foundation, une ONG locale.

Le réseau The Young Reporters a comme objectif de former de jeunes filles et garçons âgés de 10 à 16 ans afin qu’ils acquièrent les compétences nécessaires pour produire des émissions radiophoniques hebdomadaires à l’intention des enfants et des jeunes de la Tanzanie et de Zanzibar. Des millions d’auditrices et d’auditeurs de radios communautaires et nationales reçoivent ainsi des messages importants sur les droits de l’enfant.

a circle of young women in Bangladesh

L’agente de la promotion de la santé : Shetu, âgée de 16 ans, Bangladesh

La jeune Shetu, âgée de 16 ans, dirige un groupe d’adolescentes chargées de surveiller les conditions d’hygiène. Ce projet vise à transformer les habitudes des habitantes et habitants de son quartier de Comilla, au Bangladesh.

« Avant la mise sur pied de ce programme, je voyais de nombreuses latrines peu hygiéniques; c’était un grand problème dans ma région. Il y avait beaucoup de maladies d’origine hydrique », explique Shetu.

Dans le quartier de Shetu, il n’y a maintenant que des latrines propres et hygiéniques.

Boys perform parkour in Palestine

Les preneurs de risques : Fares, âgé de 15 ans, et Fahed, âgé de 18 ans, Palestine

Fahed saute au-dessus du bord d’un bâtiment détruit pour atterrir sur un autre, tandis que Fares, qui a déjà effectué le saut, court devant. Les deux jeunes se trouvent dans la ville de Beit Lahia, dans la bande de Gaza.

Fahed et Fares affirment que participer à des « parkours », une activité impliquant des déplacements sur ou au-dessus de structures, comme des murs et des bâtiments, au moyen de mouvements de gymnastique, les aide à affronter le quotidien à Gaza. « J’ignore ce que réserve l’avenir, mais nous vivons en état de siège, et c’est la seule chose qui nous fait nous sentir libres », déclare Fares, qui s’adonne à cette activité depuis quatre ans. Fahed la pratique depuis sept ans.

Youth walking in Port Au Prince, Haiti.

Les pionniers et pionnières : Map-Pap, Haïti

Dans une rue du quartier Cité Plus de Port-au-Prince, la capitale d’Haïti, de jeunes participantes et participants à un programme de cartographie numérique marchent en compagnie d’animateurs et d’animatrices du projet. Ils cherchent à déterminer, et à photographier à l’aide de leurs téléphones mobiles munis du système d’information géographique de l’UNICEF, les secteurs de leur communauté où les jeunes sont plus à risque de contracter le VIH ou les secteurs où ils peuvent en être protégés. Les participantes et les participants portent des chandails arborant le logo du projet, « MAP PAP ».

Sidiq stands on a street in Benghazi, Libya.

Le messager : Sidiq, âgé de 18 ans, Libye
 

Le 11 juin, le jeune Sidiq Nasser, âgé de 18 ans, se trouve dans une rue d’al-Whishi, un quartier pauvre de la ville de Benghazi. « Je veux un pays avec de bonnes institutions, où les gens comprennent ce qu’est la politique et où la population et les politiciens et politiciennes respectent la loi. Nous aurions ainsi des bâtiments dont nous pourrions être fiers et serions reconnus comme étant intelligents et forts par la communauté internationale », explique Sidiq.

Il travaille comme bénévole à l’université pour une organisation de suivi des médias, où il traduit des articles de l’anglais vers l’arabe. « Je veux que les autres jeunes libyens sachent ce qu’il se passe en dehors de la Libye et qu’il est important d’avoir conscience des autres pays. Nous ne pouvons pas vivre repliés sur nous-mêmes et nous devons prendre des décisions, ce qui peut s’avérer difficile. Je veux écrire, voyager, explorer et travailler dans un environnement honnête. »

Miriam and her family in Zimbabwe

La chef de famille: Miriam, âgée de 16 ans, Zimbabwe

(Dans le sens des aiguilles d’une montre, à partir du haut) Miriam Madzinga, âgée de 16 ans, et ses frères et sœurs Rutendo, âgée de 13 ans, Moyasi, âgée de 10 ans, Clever, âgé de 9 ans, Dinah, âgé de 3 ans, et Peter, âgé de 13 ans, se tiennent à l’extérieur de leur maison au toit de chaume dans la commune de Birchneough Bridge, non loin de Harare, la capitale du Zimbabwe. Dinah a une hernie ombilicale. Les enfants vivent seuls, car leurs deux parents sont décédés de maladies attribuables au sida. L’UNICEF vient en aide aux familles dont le ou la responsable est un enfant en leur procurant de la nourriture et un soutien psychosocial, et en défrayant les droits de scolarité.

Sanfa Koroma holds his Ebola survivor certificate

Le survivant : Sanfa, âgé de 14 ans, Sierra Leone

Devant sa maison située dans le village de Pelewahun, dans le district de Moyamba, dans la province méridionale de la Sierra Leone, Sanfa Koroma, âgé de 14 ans, tient son certificat qui confirme qu’il a survécu au virus Ebola.

Sanfa étudiait dans une école coranique du village de Gbonjiema, à deux heures de marche de sa petite commune natale de Palewahun. Un autre garçon et lui ont été infectés, et il a été emmené à Bo, la capitale du district. Plusieurs responsables de la santé ont annoncé qu’il était décédé. Une cérémonie funèbre traditionnelle a été organisée; des pleureuses ont préparé et partagé un repas, et de la nourriture a été mise de côté afin de nourrir l’esprit de Sanfa pendant son voyage vers sa prochaine vie. Mais Sanfa n’était pas mort. Certaines rumeurs se sont peu à peu répandues dans la communauté, disant qu’il était en vie. Tout le village a finalement accueilli le « revenant ».

« Le personnel du centre de traitement contre le virus Ebola m’a donné à manger et à boire et m’a encouragé. Je savais que j’allais guérir », dit-il. « Lorsque vous éprouvez les premiers symptômes, allez à l’hôpital », a-t-il ajouté à l’intention de la foule. Un profond silence a suivi ses explications, mais cela n’a pas duré très longtemps. Sanfa a l’air un peu fatigué (il est encore en convalescence), mais il est conscient du rôle qu’il a joué dans la lutte contre le virus Ebola.

Leen poses for a picture

L’innovatrice : Leen, âgée de 23 ans, Syrie

Leen, âgée de 23 ans, est la coconceptrice d’un prototype de Tabeeb, une application de téléphonie mobile qui permet aux patientes et aux patients de prendre facilement leurs rendez-vous médicaux, de recevoir des avis en cas de retard ou de changements, et de recevoir des conseils médicaux quotidiens. Six années de conflit et de déplacements ont empêché les jeunes de s’engager de manière significative au sein de leur communauté. Afin de renforcer les capacités des jeunes touchés par le conflit en Syrie et de les aider à réaliser pleinement leur potentiel, l’UNICEF s’est associé à l’Institut Européen de Coopération et de Développement dans le cadre d’un programme de financement initial et d’entrepreneuriat visant à assurer des moyens de subsistance.

« Les médias sociaux font maintenant partie de la vie quotidienne de tout le monde. Nous donnons aux patientes et aux patients, en particulier à ceux et celles qui ont des horaires chargés et qui ne peuvent se permettre de perdre du temps à attendre dans les cliniques, la possibilité de mieux gérer leur temps », explique Leen. Le programme de financement initial et d’entrepreneuriat visant à assurer des moyens de subsistance lui a permis d’améliorer ses compétences et d’approfondir ses connaissances en la matière. « Disposer d’un programme comme celui-ci qui appuie l’entrepreneuriat est une étape positive pour la jeunesse syrienne brisée par la guerre. Nous méritons ce soutien, car nous formons une communauté créative et avons simplement besoin d’être guidés pour réaliser pleinement notre potentiel », ajoute-t-elle.

Muzooon al Mellehan

L’ambassadrice : Muzoon, âgée de 19 ans, Syrie/Royaume-Uni

Muzoon Almellehan, une réfugiée syrienne et militante pour l’éducation, visite une classe de l’école Yakoua de Bol, dans la région du lac, au Tchad.

Muzoon est la plus jeune ambassadrice itinérante de l’histoire de l’UNICEF. Elle a fui le conflit en Syrie en 2013 avec sa famille et a vécu pendant trois ans en Jordanie en tant que réfugiée avant d’être réinstallée au Royaume-Uni. C’est pendant les 18 mois passés au camp de Zaatari qu’elle a commencé à promouvoir l’accès des enfants à l’éducation, en particulier pour les filles.

« Même lorsque j’étais une enfant, je savais que l’éducation représentait la clé de mon avenir. Lorsque j’ai fui la Syrie, mes manuels scolaires ont donc été les seuls biens que j’ai emportés. En tant que réfugiée, j’ai vu ce qu’il se passe lorsque des enfants sont forcés de se marier ou de faire un travail manuel : ils sont privés d’éducation et perdent toute possibilité d’avenir. C’est pourquoi je suis fière de travailler avec l’UNICEF pour prêter ma voix à ces enfants et les aider à aller à l’école », explique Muzoon.

 

Pour aider l’UNICEF à continuer d’apporter un soutien essentiel à de jeunes chefs de file, partout dans le monde, cliquez ici.