Skip to main content
UNICEF Canada Close

Abonnez-vous à notre infolettre

L’abonnement à notre infolettre signifie bien plus qu’une simple inscription à une autre liste d’envois de courriels. En vous y abonnant, vous contribuez à la lutte pour la survie de l’enfant. Vous ferez partie d’un effort mondial visant à protéger les enfants, en toutes circonstances.

Close

Recherche

J’aimerais faire un don :

Les enfants au Canada ont-ils des possibilités égales dans la vie?

Par Stacia Sahi

« Le fait est que nous avons beaucoup de chance de vivre au Canada. De nombreux enfants ont l’occasion d’avoir des choses à la maison que les enfants des nations en développement n’ont pas. Les familles et les amis qui vous entourent, à la maison, ont une incidence sur votre bien-être. Nous tenons pour acquises des choses qui contribuent à notre bien-être. Par exemple, si vous possédez beaucoup de jouets quand vous êtes petit, cela contribue à votre bien-être, mais vous ne vous en rendez pas nécessairement compte. Beaucoup de petits facteurs, comme des systèmes de soutien ou le fait de vivre dans sa propre maison ont une incidence sur votre bien-être. »

Voilà les paroles d’Andrew, 17 ans. L’automne dernier, il a fait part de ces réflexions lors d’une discussion à propos de la vie des jeunes au Canada. Andrew a raison : nous avons de la chance de vivre au Canada. Cependant, les enfants et les jeunes au Canada n’ont pas tous la même chance. En fait, l’écart en matière d’inégalité entre la vie d’un enfant moyen au Canada et celle d’un enfant laissé pour compte est surprenant.

Le plus récent rapport de l’UNICEF, L’équité pour les enfants (ou le Bilan Innocenti 13) mesure les écarts en matière d’inégalité du bien-être chez l’enfant dans les pays riches. Cela en surprendra plus d’un, mais le rapport indique que classé 26e sur 35 pays riches, le Canada est l’une des sociétés les plus inégales pour les enfants et les jeunes.

En effet, en matière de bien-être des enfants, le Canada se classe en fin de peloton.

 L’équité pour les enfants
Apprenez-en davantage sur le rapport L’équité pour les enfants de l’UNICEF.

Les enfants au Canada sont laissés pour compte

L’indice des inégalités entre les enfants, ou L’équité pour les enfants de l’UNICEF, révèle dans quelle mesure les pays riches permettent à leurs enfants les plus défavorisés d’accuser du retard comparativement à l’enfant « moyen » dans les aspects que sont la santé, l’éducation, le revenu et la satisfaction à l’égard de la vie. Le Canada est l’une des sociétés les plus inégales pour les enfants et les jeunes; les écarts entre les enfants au Canada dans plusieurs aspects de leur vie sont plus grands que dans plusieurs pays riches. Au Canada, la pauvreté infantile est très répandue : les enfants les plus pauvres ont un revenu familial de 53 % inférieur à celui de l’enfant moyen; l’écart en lecture entre un élève de 15 ans du bas de la distribution et l’élève moyen correspond à environ trois années de scolarisation. La proportion des enfants au Canada qui signalent un ou plusieurs problèmes de santé quotidiens est de 23 %. De plus, 9 % des enfants au Canada se disent très peu satisfaits à l’égard de la vie. Aux « Jeux olympiques » internationaux du bien-être chez l’enfant, le Canada a peu de choses à célébrer, mais le podium n’est pas hors de portée.

Découvrez les défis auxquels les enfants au Canada sont confrontés dans le document d’accompagnement intitulé L’équité pour les enfants : le défi du Canada.

Les inégalités limitent le potentiel des enfants, augmentent les risques de problèmes de santé, de faibles revenus et d’un niveau de compétences moins élevé à l’âge adulte. Les pays riches qui affichent des écarts d’inégalité très marqués ont tendance à avoir moins d’enfants en santé et dont le degré de bien-être est moins élevé, ce qui signifie que ce ne sont pas que les enfants les plus défavorisés qui souffrent des conséquences de l’inégalité. Il n’est pas surprenant que les Canadiens se préoccupent autant de « devenir une société de gagnants et de perdants », et que leurs enfants soient la première génération à moins bien s’en sortir que leurs parents (CCPA 2006).

Que peut faire le Canada pour contrer l’inégalité et la pauvreté infantile?

Si 25 autres pays riches sont en mesure de s’assurer que les enfants défavorisés ne sont pas laissés pour compte par rapport à leurs pairs, nous pouvons également y arriver. Et nous pouvons tirer des leçons de leurs réussites. Les gouvernements du Canada peuvent adopter des politiques claires et prendre des mesures précises afin de combler les écarts et améliorer le bien-être de tous les enfants. En fait, tout ce que nous avons mesuré dans le rapport L’équité pour les enfants peut être influencé par des choix politiques. Les pays riches qui mettent l’accent sur la « promotion de l’équité » semblent élever des enfants plus heureux et en santé et former des sociétés prospères. Voici ce que les gouvernements peuvent faire :

  • Bonifier le revenu des familles avec enfants afin d’aider ceux qui en ont le plus besoin, selon l’engagement pris par le gouvernement du Canada avec la nouvelle Allocation canadienne aux enfants;
  • Investir dans les centres de la petite enfance et dans les résultats scolaires et de santé de tous les jeunes;
  • Améliorer le suivi et la prise de mesures du bien-être de l’enfant;
  • Prendre au sérieux les avis et les opinions des jeunes à propos de leur vie.

Comment les familles peuvent-elles donner un coup de main?

Les parents, les jeunes et tous les Canadiens et Canadiennes peuvent contribuer à la « promotion de l’équité » et appuyer le bien-être des enfants. Voici des idées pour y parvenir :

  • Prendre un repas en famille et profiter de l’occasion pour avoir des discussions sans porter de jugement;
  • Sensibiliser la population à propos de ces enjeux en partageant ce blogue sur les réseaux sociaux;
  • Favoriser du temps libre avec les enfants et les jeunes à l’extérieur pour varier les activités organisées;
  • Apprendre le nom des enfants dans votre quartier, leur sourire, les saluer et leur montrer que leur présence est importante à vos yeux;
  • Demander aux représentants de votre gouvernement s’ils sélectionnent des politiques et prennent des décisions en fonction de l’incidence qu’elles ont sur les enfants.

Ces gestes sont importants, et posés de manière cumulative, ils peuvent avoir une grande incidence. Comme le croit Harnoor, 17 ans : « Le Canada et ses habitants peuvent promouvoir une société où tous les enfants y sont inclus et soutenus. »

Région géographique :