Skip to main content
UNICEF Canada Close

Abonnez-vous à notre infolettre

L’abonnement à notre infolettre signifie bien plus qu’une simple inscription à une autre liste d’envois de courriels. En vous y abonnant, vous contribuez à la lutte pour la survie de l’enfant. Vous ferez partie d’un effort mondial visant à protéger les enfants, en toutes circonstances.

Close

Recherche

J’aimerais faire un don :

Les familles syriennes réfugiées craignent l’arrivée des mois d’hiver

Il est difficile de croire que, dans le camp de réfugiés de Zaatari, situé dans le nord de la Jordanie, des familles craignent le temps froid. 

J’étais là-bas la semaine dernière et il faisait une chaleur torride.

L’après-midi, la température atteignait 35°et la réflexion du soleil sur le sol caillouteux était aveuglante. Les familles demeuraient sous la tente, se rassemblaient autour des points d’eau ou cherchaient les moindres coins d’ombre pour se protéger de la chaleur accablante.

Cependant, dans le désert, la situation est bien différente la nuit. La température chute dès le coucher du soleil. D’ici deux mois à Zaatari, le thermomètre pourrait descendre au-dessous de zéro. Les familles auxquelles j’ai parlé m’ont dit craindre l’arrivée rapide du temps froid.

Khulood, une mère de sept enfants que j’ai rencontrée à un point d’eau, nettoyait une couverture trouée pleine de boue qu’elle avait trouvée par terre dans l’après-midi.

« Il fait très froid la nuit, m’explique-t-elle. Une couverture, ce n’est pas suffisant. Mes enfants se plaignent. Je dois faire tout mon possible pour les garder au chaud. »

©UNICEF Jordan/2012/Al-Masri

Les jumeaux âgés de deux ans, Safwan et Omran, sous la tente qu’ils partagent avec leur famille dans le camp de réfugiés de Zaatari, dans le nord de la Jordanie, où l’UNICEF fait en sorte que les enfants soient prêts pour l’hiver.

J’ai également revu Maradi, mère de jumeaux âgés de deux ans, Safwan et Omran, et de Sofian, âgée de six mois. Je l’avais rencontrée il y a un mois, deux semaines après son arrivée à Zaatari. Elle m’avait dit alors que ses enfants s’adaptaient à la vie dans le camp, mais que sa plus grande crainte était maintenant l’arrivée de l’hiver.

« Je n’ai pas de vêtements chauds pour les enfants », me disait-elle en hochant la tête.

Les jumeaux se promenaient autour de la tente, habillés en short et en camisole de coton.

Il semble particulièrement cruel que des familles qui ont vécu plus d’une année au cœur d’une violence meurtrière, qui ont dû quitter leur foyer et vivre aujourd’hui sous la tente dans un camp situé dans le désert, soient maintenant terrifiées par l’arrivée imminente des mois d’hiver.

C’est pourtant la triste réalité pour les familles de Zaatari et les dizaines de milliers d’autres déplacées provenant de la Syrie et de la région.

Il est essentiel de préparer ces familles à passer l’hiver. À cet effet, l’UNICEF distribue actuellement des fournitures, notamment des dizaines de milliers de couvertures, de couvertures pour bébé et de vêtements d’hiver pour les enfants.

Les équipes responsables de l’approvisionnement en eau travaillent sans relâche pour que les familles puissent au moins prendre des douches chaudes en installant des conduites d’eau chaude ainsi que des chauffe-eau à grande échelle. L’école qui a ouvert ses portes la semaine dernière à Zaatari devra aussi être isolée afin que les enfants puissent continuer à aller en classe.

Tous ces préparatifs s’ajoutent aux autres tâches que l’UNICEF effectue dans le camp. L’organisme s’emploie notamment à offrir un environnement protecteur et des activités aux enfants afin de les aider à surmonter le traumatisme émotionnel causé par la guerre, à fournir un approvisionnement en eau potable, des installations sanitaires et des services liés à l’hygiène, à procurer des vaccins essentiels à la survie, à accroître la capacité d’accueil de l’école du camp et à en assurer la gestion.

Chaque jour, des centaines de familles arrivent au camp avec pour seuls vêtements ceux qu’elles portent; l’arrivée de l’hiver ne leur facilitera certainement pas la vie.

Dans la région, la vie de 2,5 millions de personnes est en danger. L'UNICEF a besoin de fonds additionnels d’urgence pour répondre aux besoins pressants d’un nombre croissant d’enfants et de jeunes réfugiées et réfugiés syriens. Aidez-nous dès maintenant! 

Catégories :
Région géographique :