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Libérés du virus Ebola : témoignages de survivantes et survivants de l'Afrique de l'Ouest

La fin du virus Ebola

L’annonce faite aujourd’hui de l’absence de transmission du virus Ebola au Libéria mérite certainement d’être soulignée. Cette annonce suit la déclaration concernant la Guinée en décembre et celle relative à la Sierra Leone en novembre. Ceci met donc un terme à deux ans de lutte et de survie à la plus grande épidémie du virus importante épidémie d’Ebola jamais observée .

Le virus Ebola a tué plus de 11 000 personnes et privé 22 000 enfants d’un parent ou d’une personne qui leur prodiguait des soins. Au total, 11 315 personnes ont succombé au virus, dont 3 508 enfants, lesquels représentent plus d’un décès sur quatre.

« L’épidémie du virus Ebola a été une expérience terrifiante pour les enfants. Nous leur devons, ainsi qu’à toute la population de la Guinée, du Libéria et de la Sierra Leone, de continuer de leur venir en aide tandis qu’ils se remettent des conséquences dévastatrices que cette maladie a eues sur leur vie », explique Manuel Fontaine, le directeur régional de l’UNICEF pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale.

Presque tous les habitants de ces trois pays d’Afrique de l’Ouest ont été touchés, d’une manière ou d’une autre, par la maladie. 

 

Témoignages de survivants et survivantes

© UNICEF/UNI200644/Grile

Hawa Kandé, survivante du virus Ebola et veuve avec quatre enfants, à Conakry en Guinée.

« Mon mari était médecin. Il s’est rendu en Sierra Leone pour chercher un nouveau travail. En tout cas c’est ce qu’il nous a dit. Puis, il a été infecté par le virus Ebola et il en est mort. Je crois qu’il savait qu’il était malade et qu’il est parti pour ne pas contaminer le reste de la famille. C’est pour cette raison qu’il s’est éloigné de nous. Même si j’ai survécu au virus Ebola, j’ai connu des moments très difficiles, surtout au début, quand je suis revenue ici. Aujourd’hui encore, certains de mes voisins ne laissent pas leurs enfants venir chez nous. Il y a des jours où je suis très déprimée. Ce sont mes enfants qui me donnent la force de continuer parce que je dois m’occuper d’eux. »

© UNICEF/UNI200676/Grile

Jan Sankoh, un élève de 13 ans, à Waterloo en Sierra Leone.

« Lorsque le virus Ebola est arrivé dans le pays, les écoles ont fermé. Au début, j’avais tellement peur que je ne suis pas sorti de la maison. Je disais à mes voisins qu’il fallait se laver les mains même si Ebola n’était pas chez nous. Certains ne croyaient pas en l’existence du virus Ebola, mais je leur disais qu’il fallait y croire, que c’était bien réel. Les enfants ont le droit d’aller à l’école tous les jours. Quand on apprend, on peut tout avoir. Je veux devenir un scientifique. Je veux étudier les étoiles et la lune. Parfois, le soir, quand je regarde le ciel au-dessus de chez moi, je vois des étoiles filantes. C’est pour ça que je veux être scientifique. »

© UNICEF/UNI200637/Grile

L’imam Elhadj Cheikhouna Sylla à Conakry, Guinée.

« On m’a emmené dans un centre de traitement Ebola pour que je voie les malades, et cette visite n’a fait que renforcer mes convictions quant à l’existence du virus. Je savais que j’avais un rôle important à jouer au sein de la communauté et j’ai prononcé plus de 20 discours dans la mosquée pour convaincre les gens de l’existence du virus Ebola. Chaque fois qu’un nouveau cas de maladie se déclarait dans la communauté, j’allais parler à la famille pour leur dire d’emmener le ou la malade dans un centre de traitement, ou d’organiser un enterrement conforme aux normes de sécurité si la personne était déjà décédée. Ebola a changé notre façon de vivre en communauté, mais je garde espoir qu’une paix durable s’installe dans notre pays. »

© UNICEF/UNI200642/Grile

Marlaye Souma, Commissaire national des Scouts de Guinée, à Conakry, Guinée.

« Quand on devient scout, on fait une promesse : celle de rester scout toute sa vie. Nous disons : « Scout un jour, scout toujours ». Lorsqu’Ebola est apparu dans le pays, l’UNICEF a apporté son soutien aux Scouts en les aidant à distribuer des fournitures d’hygiène dans les communautés. Les gens nous faisaient confiance. Nous avons réussi à les convaincre que la maladie était réelle et nous leur avons appris à prendre les précautions nécessaires pour se protéger contre la maladie. Quand j’y repense, je suis fier d’être Scout et d’avoir contribué à former de nombreux garçons qui, aujourd’hui, s’impliquent énormément dans leur communauté ».

© UNICEF/UNI200656/Grile

Tarlo Kerkula, chargée de mobilisation pour l’UNICEF au niveau du comté, dans la communauté de Slipway, à Monrovia au Libéria.

« Un jour, je suis allée dans la communauté de Slipway pour rendre visite à un foyer où se trouvaient deux personnes malades et deux personnes décédées. J’étais accompagnée de bénévoles. Nous ne connaissions pas la famille, mais nous voulions simplement leur parler. Ils nous ont chassés en nous lançant des bouts de bois et de l’eau. Après cet épisode, j’ai passé des nuits entières sans pouvoir dormir. J’ai essayé de parler aux dirigeants de la communauté pour qu’ils s’impliquent davantage. J’ai appris une chose : chaque communauté trouve sa propre solution… C’est en collaborant que l’on obtient les résultats souhaités. »

© UNICEF/UNI200682/Grile

Isata Mansaray, 10 ans, orpheline et survivante du virus Ebola, aux côtés de sa grand-mère, Fatmata Mansaray, à Freetown en Sierra Leone.

« Quand on m’a laissé sortir du centre de traitement, on m’a dit que mes parents étaient partis en Amérique. Mais plus tard, mon oncle m’a avoué qu’ils avaient succombé au virus Ebola. Quand ils étaient en vie, ils me donnaient tout ce dont j’avais besoin (par exemple, aller chez le coiffeur). Aujourd’hui je ne me sens pas aussi triste parce que ma grand-mère s’occupe de moi. Une travailleuse sociale vient me voir, joue avec moi et me demande comment je vais. Je veux être directrice de banque pour pouvoir prendre soin de ma famille, et surtout de ma grand-mère. »

© UNICEF/UNI200673/Grile

Elizabeth Kamara, directrice d’école, à Waterloo en Sierra Leone.

« Lorsque les écoles ont fermé à cause du virus Ebola, j’ai décidé de ne pas rester chez moi à ne rien faire. Je suis allée travailler à l’hôpital et j’ai aidé à laver les vêtements. Avant la réouverture de l’école, tout le personnel a reçu une formation sur la façon de travailler avec des enfants qui ont été traumatisés par la maladie. Quand nous sommes dans une salle de classe, nous tentons d’identifier les enfants qui ont besoin d’aide. Les enfants ont plus de mal à se concentrer maintenant. Beaucoup d’entre eux ont perdu tout sentiment de stabilité. Je souhaite, par la grâce de Dieu, que notre pays retourne à la normale et que nous puissions développer la résilience des enfants. »

© UNICEF/UNI200663/Grile

Pandora Hodge, entrepreneuse et étudiante en administration publique et sociologie, à Monrovia au Libéria.

« Nous avons commencé à projeter des films de sensibilisation sur le virus Ebola dans les communautés, mais je me suis dit que nous pouvions faire plus. Avec le soutien du Ministère de la santé et de l’UNICEF, 72 étudiants sont allés faire du porte-à-porte dans les communautés. Je commençais toujours par m’adresser aux dirigeants communautaires, et ensuite je parlais à ceux qui voulaient bien m’écouter. Nous avons atteint plus de 400 communautés. Il est temps que les Libériens aident le pays à aller de l’avant pour que tous nos rêves se réalisent. Car un pays ne se développe pas tout seul ; il se développe grâce à son peuple. »

UNICEF offre des services de protection essentiels pour les enfants vulnérables

L’aide apportée aux enfants vulnérables par l’UNICEF dans les trois pays vise à renforcer les systèmes de protection de l’enfance. Cela signifie s’assurer que les autorités nationales sont en mesure de fournir une gamme de services de protection, y compris une aide psychosociale, le repérage et la réunification des familles, une prise en charge temporaire ou alternative, et la mise en place de réseaux nationaux et communautaires afin de prévenir et de réagir aux mauvais traitements et à la violence envers les enfants qui y sont plus exposés.

En plus d’un soutien à la protection de l’enfance, l’UNICEF continuera d’appuyer des campagnes de maintien de la vigilance et de sensibilisation; de financer des équipes d’intervention rapide chargées d’effectuer une surveillance active, une mobilisation sociale et un isolement précoce; et de fournir des services de base en matière de santé, d’alimentation, d’eau, d’hygiène et d’assainissement.

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