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Ouganda : l’innovation pour le changement

La pensée novatrice imprègne UNICEF Ouganda et sa façon de travailler. Le tambour numérique en est un bon exemple. Nous voulions trouver des façons de commencer à combler le vide numérique qu’il y a, ici, en Ouganda. Nos équipes techniques ont donc conçu des programmes éducatifs à code source libre, et nos ingénieurs se sont employés à rendre un ordinateur indestructible. Plusieurs concepts se sont suivis : du tambour numérique, c'est-à-dire un ordinateur encastré dans un fût d’acier d’une contenance de 227 litres, jusqu’au kiosque numérique. Le fût de 227 litres sert toujours de base et abrite les circuits électroniques, mais il y a maintenant trois ordinateurs surmontés d’un grand écran pour présenter des vidéos à un public.

Au centre jeunesse Bosco, à Gulu, en Ouganda, des jeunes se rassemblent pour utiliser le tambour numérique à énergie solaire, une innovation originale de l’UNICEF.

Chaque concept est évalué par un groupe communautaire. Le centre jeunesse Treasure Life Centre est l’un de ces groupes.

Pour venir au centre, il faut parcourir un labyrinthe de rues dans l’un des quartiers les plus pauvres de Kampala. La rue s’ouvre soudainement, non pas sur une autre voie étroite et sinueuse, mais sur un terrain de jeu, des paniers de basketball et un centre jeunesse.

Enock nous y accueille. « Beaucoup d’enfants ne sont pas scolarisés. Au fur et à mesure qu’ils grandissent, ils commencent à avoir des ennuis. Beaucoup d’entre eux ont perdu leurs parents en raison du sida. Les gens qui sont ici, au centre, veulent aider; il y a des programmes sportifs et musicaux, et nous avons même produit des vidéoclips qui se trouvent sur YouTube. Nous parlons aussi de la santé reproductive. Nous allons là où les jeunes traînent et s’attirent des ennuis. Nous leur donnons des conseils pour vivre de façon responsable, car tant de personnes vivent avec le VIH et dans la pauvreté », explique-t-il. Il s’arrête, inspire profondément et ajoute : « Le centre jeunesse m’a aidé lorsque j’avais besoin d’être guidé. Voilà pourquoi je me suis engagé dans cette initiative. »

« C’est bien lorsqu’un jeune comme moi discute avec eux. Les adultes peuvent être prompts à juger et à condamner. Moi, je les comprends et je peux leur parler. »

David en apprend davantage sur les défis et les possibilités que présente le Treasure Life Centre pour les jeunes.

Six de nos tambours et kiosques numériques sont installés ici, au centre jeunesse. Pendant que des enfants jouent à des jeux mathématiques et à faire des casse-têtes, des adolescentes et des adolescents se servent d’un Wikipédia hors connexion pour faire leurs devoirs. Tout est hors connexion, car cette communauté ne dispose pas d’Internet (et, de toute manière, personne ne peut se permettre d’acheter un ordinateur), mais nos partenaires de programmation ont créé un système hors ligne à code source libre, qui imite Internet et les programmes utilisés dans des bureaux du monde entier.

Aujourd’hui, la salle informatique est pleine de garçons. « Nous devons réserver des cases horaires pour que les filles puissent venir et utiliser les ordinateurs, sinon les garçons ne leur céderaient jamais la place! », explique Robby, qui dirige le partenariat entre l’UNICEF et le centre jeunesse.

Je suis frappé par ce centre aux espaces ouverts. Le terrain de jeu n’est pas clôturé; on se sent davantage au centre d’une petite ville que dans le centre jeunesse d’un bidonville. « Nous gardons les espaces ouverts pour que tout le monde s’y sente à l’aise. S’il y avait une grande clôture ou un mur, les gens se demanderaient ce que nous faisons ici. De cette manière, le centre est ouvert à toutes et à tous. Les parents y envoient jouer leurs jeunes enfants et ils nous demandent de les surveiller, ce que nous faisons », explique Enock.

Les leçons que nous avons apprises grâce à notre partenariat avec le centre jeunesse nous ont aidés à concevoir trois prototypes du tambour numérique. De retour à notre laboratoire d’innovation, en bordure de Kampala, nos ingénieurs décrivent les défis qu’ils ont à relever : durabilité, facilité d’installation et de réparation, instabilité des sources d’alimentation, durée d’autonomie et poids, pour le kiosque numérique entre autres, mais aussi pour l’École en boîte numérique. Nous avons beaucoup appris de l’utilisation intensive et constante de ces ordinateurs par les enfants du centre jeunesse.

L’innovation ne s’arrête pas là. Le travail qu’UNICEF Ouganda a accompli avec nos partenaires, soit les ministères, les partenaires du secteur privé, les ONG comme Aide à l’enfance et Vision mondiale, et les innombrables groupes communautaires, a fait naître de nouvelles idées et de nouvelles façons de penser qui donnent des résultats. Il y a ces puits de forage à énergie solaire que veut le directeur de l’école Wasimba; ces puits peuvent alimenter en eau 3 000 personnes, comparativement à 500 pour un puits conventionnel. Il y a aussi le programme mTrac pour améliorer le suivi médical et l’administration de médicaments tout en augmentant la responsabilisation du système de santé, et le programme educTrac, soit l’équivalent pour le système d’éducation.

Il y a aussi le U-Report, un système de messagerie texte qui permet à la population ougandaise d’exprimer son opinion; plus de 250 000 jeunes ougandaises et ougandais y sont inscrits. Un sondage est envoyé chaque semaine par message texte à l’ensemble des utilisateurs et utilisatrices, par exemple : « Si votre alimentation en eau provient d’un puits de forage, celui-ci fonctionne-t-il aujourd’hui, ou non? » Les résultats des différents sondages sont publiés dans les principaux médias; il est ainsi plus difficile d’ignorer les personnes isolées de l’Ouganda.

Avant de venir ici, je dois admettre que tout ce discours sur l’innovation me laissait sceptique. Au cours de ma carrière, j’ai trop souvent entendu à quel point la prochaine grande trouvaille allait à elle seule changer le monde. Mais, après un séjour à UNICEF Ouganda, je peux constater à quel point toutes ces innovations que nous mettons en pratique peuvent transformer un pays tout entier. Il faudra de l’argent, davantage de partenariats et la portée sans égale de l’UNICEF, ce qui comprend les plus petites communautés, les ONG internationales, les gouvernements donateurs, et le gouvernement de l’Ouganda. Si nous nous y prenons bien, ces innovations transformeront véritablement la vie de millions d’enfants ougandais.

David découvre comment la technologie et l’ingéniosité au laboratoire d’innovation de l’UNICEF répondent aux besoins des élèves et comblent le vide numérique.

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