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Safa en Syrie : une histoire inspirante

Camp pour personnes réfugiées de Zaatari, Jordanie – Lorsque la ferme où Fatima, Ahmed et leurs six filles avaient trouvé refuge a été attaquée, les parents ont chacun attrapé trois filles et ont littéralement couru pour survivre.

« Je me souviens que le visage de ma plus jeune fille était couvert de sang et qu’après avoir couru, je n’arrivais plus à trouver Safa », raconte Fatima.

Ahmed explique à son tour qu’il portait ses filles dans ses bras, mais que lui non plus ne voyait pas Safa, l’une de leurs jumelles âgées de six ans. « Je n’arrivais pas à voir quoi que ce soit après l’attaque; tout était brumeux. »

C’est un voisin qui a finalement trouvé Safa, gisant ensanglantée dans les arbres brûlés, et qui l’a transportée dans un hôpital de la région rurale de Damas. Lorsque Fatima et Ahmed y sont arrivés, ils ont appris que leur fille avait été gravement blessée et qu’elle perdrait sa jambe droite.

Cette attaque était la troisième à laquelle la famille a survécu.

Originaires d’Alep, Fatima et Ahmed ont fui vers la région rurale de Damas lorsque leur maison a été détruite. Après que Safa a frôlé la mort, ils ont décidé de quitter la Syrie.

« Je ne suis ni d’un côté ni de l’autre. Quelle faute nos filles ont-elles commise? Elles ne sont coupables de rien. Pourquoi de telles choses se produisent-elles? », demande Ahmed.

Ahmed marche avec deux de ses filles, Safa, âgée de six ans, et Aya, âgée de neuf ans, jusqu’à une école située dans le camp pour personnes réfugiées de Zaatari. ©UNICEF/Jordan-2013/Noorani

Près de cinq mois se sont écoulés depuis l’attaque, et la famille composée de neuf membres, soit Ahmed, Fatima, la mère âgée d’Ahmed, Wardeh, et les six filles du couple, vit maintenant dans un petit refuge préfabriqué dans le camp pour personnes réfugiées de Zaatari, en Jordanie.

D’une certaine manière, Safa continue de sourire et elle s’est habituée à ramper pour se déplacer par elle-même. Elle est toutefois timide et elle cache son visage dans ses mains lorsqu’on lui pose des questions.

Le dos de la petite fille est entièrement couvert de cicatrices laissées par l’attaque. Elle a encore des éclats d’obus sous la peau, que les médecins du camp de Zaatari s’emploient à enlever soigneusement.

« Le moindre bruit lui fait peur, et elle se cache. Toutes les filles vivent constamment dans la peur. Il y a un an et demi, elles ont vécu les bombardements. Depuis, elles ont peur », affirme Ahmed.

L’enseignante de Safa l’aide dans son apprentissage, dans une école soutenue par l’UNICEF située dans le camp de Zaatari. ©UNICEF/Jordan-2013/Noorani

L’école et des espaces sécuritaires sont essentiels à la guérison

Bien que le conflit ait détruit la majeure partie de leur pays, Ahmed et Fatima sont déterminés à ne pas laisser détruire l’avenir de leurs enfants.

Ahmed accompagne chaque matin ses filles à pied jusqu’à l’une des écoles de l’UNICEF établies dans le camp de Zaatari. Grâce à l’organisme non gouvernemental Handicap International, Safa dispose maintenant d’un fauteuil roulant, elle reçoit des séances régulières de physiothérapie, et elle a été mesurée en vue d’acquérir une prothèse.

Safa et sa sœur jumelle, Marwa, sont toutes deux en première année. Leur enseignante, madame Abeer, s’assure de traiter Safa comme tous les autres élèves, en l’aidant à former des chiffres et des lettres sur le tableau et en veillant à ce qu’elle joue avec ses camarades de classe et fasse ses devoirs.

L’après-midi, Ahmed emmène ses filles dans un espace adapté aux enfants soutenu par l’UNICEF et Aide à l’enfance, où elles peuvent jouer, socialiser et bénéficier d’une aide psychosociale.

Safa affirme qu’elle aime aller à cet espace adapté aux enfants, car « j’aime jouer et j’aime les autres enfants qui y vont ».

Fatima et Ahmed expliquent que leur priorité absolue consiste à veiller à ce que leurs filles soient instruites. « Même en Syrie, nous avons réussi à garder les filles à l’école aussi longtemps que possible. L’éducation passe avant tout », déclare Fatima.

Faites un don dès aujourd’hui pour aider Safa et ses sœurs à recevoir le soutien dont elles ont besoin.

Une génération sur le point d’être perdue

Le conflit syrien a entraîné le déclin le plus rapide de l’histoire du Moyen-Orient en matière d’éducation des enfants. Depuis 2011, près de trois millions d’enfants syriens ont en effet abandonné l’école.

Parallèlement, 1,2 million d’enfants syriens vivent en tant que réfugiés, et un nombre incalculable d’entre eux ont été victimes d’actes d’une violence indicible, comme c’est le cas de Safa et ses sœurs.

Une fois de retour au refuge familial préfabriqué, Fatima aide ses filles à faire leurs devoirs. Elle admet qu’elle souffre encore physiquement de vivre dans un état constant de peur et d’anxiété.

« Je tiens à dire aux gens que ma fille est une enfant innocente; elle n’a rien à voir avec cette guerre; pourquoi devrait-elle en souffrir? »

Aucun enfant ne devrait souffrir en raison de la guerre. En appuyant le travail de l’UNICEF, vous pouvez contribuer à faire en sorte qu’une génération entière d’enfants syriens ne soit pas perdue.

Une physiothérapeute de Handicap International apprend à Safa, âgée de six ans, comment utiliser ses nouvelles béquilles. ©UNICEF/Jordan-2013/Noorani

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