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UNICEF Soudan : 165 000 souhaits pour 2014

par Stephen Blight, UNICEF Soudan

Au moment où j’écris ces lignes, l’hiver s’abat sur Khartoum, où la chaleur est habituellement étouffante. Chaque année, pendant quelques semaines seulement, le pays tout entier a l’impression qu’il est sur le point de neiger. La population revêt alors foulards, vestes et passe-montagnes, même si la température ne descend jamais en dessous de 10 °C. À voir les gens ainsi vêtus, j’ai l’impression d’être de retour chez moi, au Canada, pour célébrer la nouvelle année.

Je dois cependant dire qu’aujourd’hui, je trouve cela difficile de faire un retour sur l’année qui vient de s’écouler, sur les difficultés rencontrées et les réalisations accomplies, même si nous avons fait beaucoup de progrès pour les enfants, ici, au Soudan.

Il est difficile de penser à l’année qui vient de se terminer parce que depuis deux ans maintenant, les vœux que nous faisons ici, à UNICEF Soudan, ne se réalisent pas.

Cette année, tout comme il y a deux ans, nous n’avons pas fait qu’un seul souhait; nous en avons fait 165 000. Et même si cela semble énorme, nous pensons que ce n’est pas trop demander.

Nous avons fait 165 000 souhaits pour les 165 000 enfants qui vivent dans les zones de conflit dans les États du Nil bleu et du Kordofan du Sud, qui sont situés au sud du pays. Depuis deux ans, ces enfants n’ont pas reçu de vaccins. Si les combats ne cessent pas, nous ne pouvons pas les vacciner et ainsi les protéger contre des maladies qui peuvent être évitées. Alors que la poliomyélite se propage en Syrie et dans la Corne de l’Afrique, le risque que ces enfants contractent cette maladie est bien réel et très alarmant.

Actuellement, ce sont les bombes, les armes et les combats violents qui ponctuent le quotidien de ces enfants. Un grand nombre d’entre eux n’ont pas les choses essentielles dont ils ont besoin pour survivre; certains doivent même trouver refuge dans des grottes. Et voilà maintenant que plane sur eux la menace imminente de contracter des maladies contre lesquelles ils ont le droit d’être protégés.

Nos courageux et dévoués collègues qui se trouvent au Kordofan du Sud font aussi face chaque jour aux dangers auxquels les expose le conflit. Le mois dernier, les bombes qui ont explosé autour de nos bureaux les ont obligés à travailler dans un bunker. Nous ignorons à quel moment ils pourront retourner au bureau en toute sécurité.

Les enfants qui vivent dans les États du Nil bleu et du Kordofan du Sud n’ont pas de bunker où se réfugier. Chaque jour, ils ont peur. C’est ce qui nous motive à continuer à travailler pour eux, et nous ne nous arrêterons pas tant que nous ne pourrons pas leur venir en aide.

Chacun de ces enfants est non seulement digne, mais a aussi le droit à tellement plus que d’être simplement protégé contre la poliomyélite. Ils ont besoin, et ils ont le droit, d’avoir accès à des soins de santé, à l’éducation et à un endroit où ils peuvent jouer en toute sécurité. Les vacciner contre la poliomyélite n’est qu’un de mes 165 000 souhaits.

Au cours des derniers mois, notre équipe a élaboré des plans et des stratégies logistiques, préparé des vaccins et plus encore pour que nous soyons prêts à intervenir et à venir en aide à ces enfants dans les 48 heures. Maintenant, nous n’attendons plus qu’un accord entre les deux parties belligérantes pour déposer les armes pendant quelques jours, afin que nous puissions nous rendre auprès des enfants. Nos sacs étaient faits et mes collègues et moi étions prêts à partir au cas où nous aurions été rappelés lors de notre congé des Fêtes.

Cela ne m’aurait pas dérangé, bien au contraire, car cela aurait voulu dire que chacun de mes vœux aurait enfin été exaucé.

Dans les régions du Soudan touchées par le conflit, des enfants risquent de contracter la poliomyélite s’ils ne sont pas vaccinés. © UNICEF

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