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Protéger les enfants contre le trafic d’êtres humains

Le trafic d’êtres humains désigne le déplacement de personnes, d’un pays à l’autre ou d’un endroit à un autre au sein d’un même pays, souvent par le recours à la force ou d’autres formes de contrainte, et toujours aux fins d’exploitation. Le trafic d’enfants est un crime en vertu du droit international, et, dans de nombreux pays, en vertu de la législation nationale, que l’enfant soit consentant ou non à une ou plusieurs étapes que du processus. L’UNICEF estime qu’à l’échelle mondiale, environ 1,2 million d’enfants sont soumis au trafic d’êtres humains, la plupart aux fins d’exploitation sexuelle ou de travail.

Une étude de la Gendarmerie royale du Canada - indique qu’au Canada, le crime organisé se livre activement au trafic de femmes et d’enfants nés au pays, principalement pour le commerce sexuel. Les organismes d’aide sociale ont estimé à 16 000 par année le nombre de personnes étant soumises au trafic d’êtres humains au Canada. Il n’est toutefois pas possible d’établir avec certitude combien d’enfants entrent dans ces statistiques en raison de la nature clandestine de cette activité.

Qui sont les personnes soumises au trafic d’êtres humains?

  • Selon la Gendarmerie royale du Canada, 600 à 800 personnes sont soumises au trafic d’êtres humains chaque année au Canada, et de 1 500 à 2 200 personnes sont transportées du Canada aux États-Unis aux fins de traite d’êtres humains.
  • Selon un rapport du Comité fédéral permanent de la condition féminine de 2007, les femmes et les filles autochtones se font exploiter de façon disproportionnée.
  • Un bulletin du Service canadien de renseignements criminels (en anglais seulement) indique qu’au Canada, des jeunes filles n’étant pas âgées de plus de 12 ans sont soumises au trafic à des fins d’exploitation sexuelle.
  • Près de 1300 enfants canadiens portés disparus par la Gendarmerie royale du Canada sont soumis au trafic à des fins d’activités sexuelles d’après un rapport de la GRC de 2010.

Le trafic d’êtres humains n’est criminalisé par la législation canadienne que depuis peu (Code criminel Criminal Codeet Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés - et reste largement méconnu quant à sa nature et à la façon dont il bouleverse la vie d’enfants. Les récentes poursuites menées depuis l’adoption des nouvelles lois et des campagnes comme Code Blue lancée par le gouvernement fédéral en 2011 contribuent à la sensibilisation du public. L’adoption récente d’une peine minimale de 5 ans pour le trafic d’enfants et la mise en œuvre d’un programme de formation à l’intention des organismes de service par l’entremise du British Columbia Office for Trafficking in Persons constituent des pas dans la bonne direction pour combattre cette violation des droits de l’enfant.

Mise en œuvre d’un plan pour mettre fin au trafic d’enfants!

Le Canada peut améliorer ses mesures de prévention en ce qui a trait à l’exploitation des enfants. Les enfants canadiens qui sont soumis au trafic d’êtres humains se retrouvent majoritairement dans cette situation à la suite d’une série de failles dans le système de protection de l’enfant. Beaucoup vivent dans des familles à faible revenu qui n’ont pas accès aux services de soutien de la communauté qui sont susceptibles d’écarter le risque d’exploitation. Un grand nombre d’entre eux ont besoin d’encadrement pédagogique et de services de santé mentale, mais n’en reçoivent pas. La députée Joy Smith fait campagne en faveur d’un Plan d’action national de lutte contre le trafic d’êtres humains (en anglais seulement) . Cette stratégie doit faire partie d’une stratégie nationale plus vaste en faveur des enfants canadiens, intégrant la lutte contre le trafic d’êtres humains aux autres efforts mis en œuvre pour promouvoir les droits de l’enfant dans le cadre d’une approche cohérente axée sur les enfants et leur protection. L’élaboration d’une stratégie nationale axée sur l’enfant constitue une mesure de bonne gouvernance et respecte la Convention relative aux droits de l’enfant(en anglais seulement).