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Un jeune garçon ayant été soumis au trafic d’enfants retourne dans sa famille

Les cicatrices qui zèbrent son dos témoignent des mauvais traitements infligés pendant deux ans à Mamadou, âgé de 11 ans, après qu’il soit tombé entre les mains de trafiquants d’enfants. Forcé de se lever tous les jours à quatre heures du matin, il explique : « Je devais aller chercher de l’eau, puis faire le ménage chez mon maître. Ensuite, d’autres enfants et moi étions envoyés mendier dans les rues de Dakar. J’ai été battu plusieurs fois avec un fil électrique parce que j’étais revenu avec peu d’argent ». Par peur des représailles pour ne pas avoir réussi à recueillir une somme suffisante, il lui arrivait de rester dormir dans la rue sous un morceau de carton plutôt que de rentrer « à la maison ». Les seuls bons moments qu’il a connus, c’est quand il apercevait son idole Thierry Henry, une vedette du football, sur les écrans de télévision dans les boutiques et les cafés où il allait mendier. Dans son désespoir, Mamadou gardait l’image de son héros dans son cœur et s’accrochait à son rêve de devenir un joueur de football comme lui. C’était la seule chose que les trafiquants d’enfants ne pouvaient lui prendre.

Mamadou n’avait que neuf ans lorsqu’un homme se prétendant un enseignant du Coran avait persuadé son père de le laisser l’amener au Sénégal, où il pourrait recevoir une meilleure éducation religieuse. Une promesse pleine d’espoir qui s’est révélée atrocement fausse, car ce qui attendait l’enfant était, en réalité, une vie de servitude, de mauvais traitements et de désespoir dans les rues de Dakar. Mamadou n’était pas le seul à être à présent condamné à cette vie, de nombreux autres enfants de villages comme le sien l’étaient aussi.

Heureusement, le cauchemar a pris fin pour Mamadou lorsque lui et quatorze autres enfants étant soumis au trafic d’enfants ont été sauvés de la maison du « maître » et rapatriés par avion jusqu’à Bissau. Ils ont alors pu participer à un programme de réhabilitation soutenu par l’UNICEF.

Mettre fin au trafic d’enfants constitue l’un des principaux objectifs de protection de l’enfant de l’UNICEF. Bien que l’on estime à quelque 1,2 million le nombre d’enfants étant soumis au trafic, il est très difficile d’obtenir des données concrètes et de démasquer les coupables. Ces enfants font l’objet d’un trafic à des fins de servitude domestique, de prostitution, de travail divers ou en tant que recrues de groupes armés; les règlements de ces secteurs présentent des lacunes ou n’existent tout simplement pas. C’est pourquoi les enfants soumis au trafic risquent fort de passer entre les mailles du système et de rester invisibles aux yeux des structures sociétales établies, perpétuant ainsi le cycle de l’exploitation.

À Bissau, l’UNICEF lutte contre ce problème et aide les enfants comme Mamadou en apportant un soutien technique et en fournissant des fonds au Gouvernement de Guinée-Bissau et aux ONG locales telles que AMIC et SOS Talibe. L’objectif consiste à faciliter la réintégration des enfants ayant été soumis au trafic dans leur famille, et de mettre en place des activités à l’échelle communautaire qui rendent plus difficiles les opérations des trafiquants. L’objectif final vise bien sûr à parvenir, en définitive, à faire cesser le trafic d’enfants une fois pour toutes.

Dans quelques jours, Mamadou va être en mesure de rejoindre sa famille et d’aller en classe dans une école bénéficiant du soutien de l’UNICEF située près de son village. Souffrant de malnutrition sévère et après plus de deux ans de mauvais traitements et d’exploitation, sa guérison prendra du temps. Comme les cicatrices sur son dos, les cicatrices émotionnelles et psychologiques infligées ne s’effaceront pas du jour au lendemain. Heureusement, grâce au soutien des programmes soutenus par l’UNICEF, Mamadou est désormais en sécurité et peut commencer son cheminement vers le bien-être, tout en continuant de rêver de devenir un joueur de football comme son héros, Thierry Henry.