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Yemen: L’UNICEF et le PAM engagés dans une course contre la montre pour sauver des millions de vies

2017-04-24

AMMAN/SANA’A, 24 avril 2017- La violence qui ravage le Yémen aggrave l’une des plus grandes crises alimentaires qu’ait connues le monde. 7 millions de personnes ignorent où elles trouveront leur prochain repas et survivent dans l’espoir d’une aide alimentaire urgente. Près de 2,2 millions d’enfants souffrent de malnutrition, dont 500.000 sous une forme aiguë qui menace leur vie à court terme s’ils ne reçoivent pas rapidement des soins et des traitements spécialisés.

“Beaucoup d’autres, malnutris, meurent de causes que l’on pourrait éviter sans problème”, déplore Geert Cappelaere, le Directeur régional de UNICEF. “Sans une action massive des parties au conflit et de la communauté internationale, le Yémen risque sérieusement de plonger dans la famine, qui emportera encore beaucoup plus d’enfants. Nous menons une véritable course contre la montre ».

“Lorsque l’état de famine est déclaré dans un pays, explique Muhannad Hadi, le Directeur régional du Programme alimentaire mondial, cela signifie que beaucoup de vies ont déjà été perdues. Nous ne devrions jamais en arriver à un point tel que les télévisions diffusent des images d’enfants mourant littéralement de faim et de mamans pleurant leur mort devant les caméras. Si nous agissons immédiatement, nous avons encore la possibilité de sauver de nombreuses vies au Yémen. Nous implorons la communauté internationale : « Accordez-nous suffisamment de fonds pour agir et éviter que la famine ne frappe le Yémen. »

La violence et l’insécurité alimentaire réduisent dramatiquement les revenus des familles. Celles-ci doivent adopter un mode de survie qui inclut, pour les enfants, le mariage précoce ou l’enrôlement dans les groupes de combattants. Au cours du 1er trimestre de 2017, le nombre d’enfants utilisés ou recrutés par les groupes armés a triplé par rapport à la même période en 2016.

Le conflit a isolé de nombreuses communautés inaccessibles aux agences humanitaires. Ces enfants et ces familles ont le plus besoin d’aide. Malgré ces contraintes d’accès, de sécurité et de financement, de nombreux défis ont pu être relevés ces dernières semaines :

  • L’UNICEF a soutenu le dépistage de la malnutrition chez 132.000 enfants et assuré le traitement de plus de 5.000 enfants de moins de cinq ans souffrant des formes les plus aiguës ;
  • 5 millions d’enfants de moins de 5 ans ont reçu des doses de vitamine A, qui renforcent leur immunité, dans le cadre d’une grande campagne de vaccination ;
  • Le PAM a fourni une aide alimentaire à 5,3 millions de personnes dans 17 gouvernorats ; un chiffre record.

Le PAM a annoncé qu’il voulait intensifier ses opérations pour atteindre 9 millions de personnes et prévenir la malnutrition sévère chez 2,9 millions d’enfants et de femmes qui allaitent.

Les besoins de la population yéménite ont rapidement dépassé les possibilités permises par les ressources disponibles. Le PAM a besoin de 1,2 milliard de dollars pour couvrir les besoins alimentaires de base de 9 millions de personnes en insécurité alimentaire pendant les 12 prochains mois. L’UNICEF lance quant à lui un appel pour trouver les 236 millions de dollars pour ses opérations de secours en faveur des enfants du Yémen en 2017. A ce jour, l’organisation n’a récolté qu’un cinquième des fonds dont elle a besoin.

Au nom des enfants et des familles vulnérables du Yémen, l’UNICEF et le PAM en appellent à une solution immédiate au conflit. C’est indispensable pour assurer la sécurité de millions de familles désespérées et organiser une opération humanitaire à grande échelle, notamment dans le domaine de l’alimentation. En attendant cette solution politique, les deux agences de l’ONU demandent aux parties au conflit et à ceux qui peuvent les influencer d’autoriser un accès des humanitaires aux personnes qui ont besoin d’aide et de s’abstenir de toute action qui pourrait entraver la distribution de l’aide humanitaire vitale.

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Renseignements:

Stefanie Carmichael, Spécialiste des communications, (416) 482-6552 poste 8866, scarmichael@unicef.ca

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