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Blogue de David Morley: Un partenariat à l’échelle mondiale

Par David Morley
Président et chef de la direction d’UNICEF Canada

le 16 mars, 2012 - Tanzanie

What does Canada mean to Tanzanians?
 

J’entreprends ma quatrième visite sur le terrain avec l’UNICEF, mais il s’agit de ma première dans un pays politiquement stable, sans aucune situation d’urgence. Peut-être que cela peut faire paraître notre travail moins prestigieux, mais il est tout aussi important pour les enfants d’ici.

Alors que dans une situation d’urgence les besoins se font impératifs, dans une conjoncture plus stable, ils sont souvent moins évidents à cerner, mais sont présents de façon plus constante. Prenons par exemple le VIH. Les choses s’améliorent, effectivement, mais il reste que 1,4 million de personnes en Tanzanie sont infectées par le VIH et que seulement le tiers des enfants qui le sont reçoivent un traitement.

L’enregistrement des naissances demeure toujours un problème. Seulement huit pour cent de la population de la Tanzanie possèdent un acte de naissance : il en coûte 3 $ pour l’obtenir et ne pas en posséder un limite l’accès aux services gouvernementaux. Un trop grand nombre de personnes souffrent de la faim et de malnutrition, et les retards de croissance constituent toujours un problème extrêmement préoccupant. De plus, la Tanzanie fait toujours partie des pays les plus pauvres au monde.

Des changements se profilent toutefois à l’horizon. Je me souviens très bien qu’il y a à peine dix ans, le traitement contre le VIH et le sida était tellement coûteux et complexe que la pandémie semblait vouloir décimer l’Afrique entière. Aujourd’hui, le taux de prévalence de ce fléau affiche une décroissance et les personnes qui y font face vivent plus longtemps; ils peuvent donc élever leurs enfants et contribuer à la vie de leur communauté. Cependant, nous ne sommes pas à court de nouveaux défis : pour n’en nommer que deux, le coût des traitements de deuxième intention en cas de résistance accrue aux traitements actuels et les coûts liés à l’élimination de la transmission du virus de la mère à l’enfant. Le coût pour garder des gens en vie ne peut se comparer à celui de les laisser mourir. Il n’y a pas si longtemps, certains doutaient de la possibilité d’un tel progrès. Ils avaient tort.

L’appui des gouvernements et des individus dans le monde entier a contribué à ce changement, mais je dois l’avouer, il m’est difficile de penser que les fonds que je verse à l’UNICEF puissent se comparer à l’effort phénoménal et au travail acharné des collègues et des partenaires sur le terrain. Peut-être n’est-ce pas comparable, mais cela fait partie d’un partenariat. L’apport de fonds de la communauté mondiale, voilà le véritable moteur de changement en Afrique. Les dons que nous faisons à l’UNICEF rendent possible cette remarquable transformation. Sans eux, la formation des travailleuses et des travailleurs de la santé communautaire n’aurait pas été aussi spécialisée et les hôpitaux ne bénéficieraient pas de toutes les fournitures appropriées. Les systèmes d’assainissement seraient moins efficaces. Les représentantes et les représentants des ONG et des gouvernements travaillant à la promotion et à la défense des droits de l’enfant n’auraient pas autant d’appui et les services à l’enfance se retrouveraient bien loin dans le programme politique. Les campagnes de vaccination de routine ne seraient pas poursuivies. Un plus grand nombre d’enfants vivraient avec le sida.

Ce partenariat, soit l’apport de fonds du Canada et les efforts assidus de nos collègues, ici, en Tanzanie, transforme des vies. Et j’imagine que c’est ce qui donne un sens à ce partenariat mondial. Sans les efforts incroyables déployés chez nous, nous ne pourrions pas contribuer à bâtir un avenir durable pour les enfants en Tanzanie. De tels partenariats nous permettent de changer le monde, du tout au tout, des coulisses du pouvoir à Dar es-Salaam jusqu’aux villages oubliés de Zanzibar et de Hai.