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Célébrer la Journée nationale des Autochtones

Le 21 juin 2014 est la Journée nationale des Autochtones, une journée pendant laquelle toutes les Canadiennes et tous les Canadiens peuvent célébrer le patrimoine unique, la diversité des cultures et les contributions exceptionnelles apportées au Canada par les peuples des Premières Nations, les Métis et les Inuits. Cette journée a été célébrée pour la première fois en 1996, il y a de cela dix-huit ans. De nombreuses communautés soulignent cette journée particulière en organisant un vaste éventail d’événements et de festivals, alliant musique, danse, percussions et autres activités culturelles.

Cette année est particulièrement importante pour les enfants autochtones, car nous célébrerons le 25e anniversaire de l’adoption de la Convention relative aux droits de l’enfant des Nations Unies, un engagement pris par les gouvernements d’accorder la priorité absolue à l’intérêt supérieur des enfants et de veiller à ce que tous les enfants soient traités de manière équitable dans toutes leurs actions. C’est également cette année que nous aurons les conclusions des audiences tenues devant le Tribunal canadien des droits de la personne, lesquelles ont commencé en 2007 suite à une plainte déposée conjointement par la Société de soutien à l’enfance et à la famille des Premières Nations du Canada et par l’Assemblée des Premières Nations, alléguant un financement fédéral non équitable des services de protection de l’enfance dans les réserves.

Le 30 mai, j’ai assisté à la dernière journée de témoignages devant le Tribunal canadien des droits de la personne. J’ai été frappé par le nombre si peu élevé de témoins dans le cadre de cette importante affaire, et j’en ai conclu qu’un certain degré de fatigue, voire d’indifférence, s’était installé après tant de mois. L’antichambre silencieuse et la salle d’audience solennelle auraient dû bourdonner d’activité, mais ce n’était pas le cas. Nous devrons attendre encore longtemps, jusqu’à l’automne, la décision du tribunal et les prochaines étapes pour ces enfants vulnérables.

La célébration du 18e anniversaire de la Journée nationale des Autochtones et du 25e anniversaire de l’adoption de la Convention relative aux droits de l’enfant des Nations Unies devrait constituer un appel à l’action pour chacun et chacune afin de nous assurer que la prochaine génération d’enfants autochtones ne subira pas les mêmes humiliations et privations de leurs droits fondamentaux que leurs prédécesseurs. Nos enfants autochtones méritent d’avoir les mêmes possibilités que tous les autres enfants de bénéficier des meilleures conditions pendant leur enfance, de grandir si possible au sein de leur foyer et de leur communauté, et de développer pleinement leur potentiel en tant que membres de la société qui sont fiers de leur culture et de leurs traditions ancestrales. Que pouvons-nous faire pour changer les choses et exprimer notre point de vue?

La première étape immédiate consisterait à suivre les encouragements de la Société de soutien à l’enfance et à la famille des Premières Nations, c’est-à-dire s’inscrire au www.fnwitness.ca pour prendre connaissance du cas et assister aux conclusions finales à Ottawa du 20 au 24 octobre, à 9 h 30, chaque jour, au 160, Elgin Street, 11e étage, ou encore à organiser une célébration pour les enfants afin de sensibiliser la population aux droits des enfants autochtones.

Nous devrions aussi encourager tous les paliers gouvernementaux et institutionnels à honorer leurs engagements envers les enfants autochtones et à faire passer l’intérêt supérieur et le bien-être de ces enfants avant toute autre considération, comme indiqué dans la Convention relative aux droits de l’enfant des Nations Unies. Ces mesures comprennent la nomination d’un commissaire national à l’enfance qui pourrait protéger et promouvoir les droits fondamentaux de tous les enfants relevant de compétence fédérale, garantir des mécanismes de financement justes et transparents pour la prestation des services, et assurer l’application du principe de Jordan, un principe voulant que « l’enfant passe avant tout », afin de résoudre les conflits de compétence dans la prestation des services de base pour les enfants des Premières Nations, incluant la santé, l’éducation et les services sociaux.

À l’occasion de ces deux anniversaires importants, il est temps pour nous toutes et tous de mettre l’accent sur l’importance d’offrir aux enfants autochtones toutes les possibilités de mener une vie saine et culturellement satisfaisante au sein de leur famille et de leur communauté, et de leur donner accès à des services de soutien correctement subventionnés. Nous n’y parviendrons que si les Autochtones et les non Autochtones agissent de manière proactive, dans un esprit d’amitié, de respect mutuel et de réconciliation, afin de tracer ensemble la voie d’un avenir meilleur pour tous nos enfants.

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