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Journal sur le typhon Haiyan : une semaine dans le sillage de la dévastation

Par Maya Igarashi Wood
Agente des programmes d’urgence de l’UNICEF dans les régions de l’Extrême-Orient et du Pacifique

Depuis quelques mois, c’est la saison de la mousson en Extrême-Orient et dans le Pacifique. En tant que membre de l’équipe régionale des programmes d’urgence de l’UNICEF, j’ai suivi la situation en lien avec des inondations et des typhons dans de nombreux pays, et j’ai surveillé les interventions de l’organisme et de ses partenaires gouvernementaux. Malgré cela, j’ai été terrifiée par l’ampleur du super-typhon qui s’est abattu sur les Philippines en fin de semaine dernière, et j’ai éprouvé un choc en constatant les dégâts. Je n’ai jamais rien vu de comparable nulle part ailleurs, même en additionnant les conséquences engendrées tout au long de l’année dans l’ensemble de ces pays.

PHOTO: Une famille qui a survécu au typhon vit dans un véhicule, à Tacloban.
© UNICEF Philippines/2013/JMaitem

Depuis le début du mois de septembre, tandis que des combats éclataient dans les villages côtiers à proximité de la ville de Zamboanga, dans le sud des Philippines, notre équipe chargée des secours d’urgence a préparé les opérations de soutien technique et de coordination avec le bureau national des Philippines, en particulier en communiquant étroitement avec Nonoy, le spécialiste des situations d’urgence à Cotabato.

Un mois plus tard, environ, un tremblement de terre d’une magnitude de 7,2 est survenu près de la ville de Bohol, dans l’archipel des Visayas, situé au centre des Philippines. Ce tremblement de terre a bouleversé la vie de 3,2 millions de personnes supplémentaires. Nous avons procédé de la même manière, c’est-à-dire en recueillant et en analysant l’information disponible, en communiquant avec Nonoy afin d’obtenir son point de vue de la situation, et en déterminant les mesures que doit prendre l’UNICEF.

Puis, un mois plus tard, le super-typhon Haiyan (localement appelé Yolanda) a balayé plusieurs provinces du centre des Philippines. Contrairement aux deux situations d’urgence précédentes, nous savions que cette catastrophe serait majeure avant même qu’elle ne survienne. Nous avons donc pris les devants et communiqué avec le bureau national concernant les fournitures déjà en place, le déploiement du personnel, etc. Immédiatement après le passage du typhon, Nonoy Fajardo était déjà dans un avion C-160 en direction de la région la plus touchée, Tacloban.

PHOTO: Nonoy Fajardo montre aux enfants leurs photos lors de sa visite dans un camp de Tacloban pour personnes évacuées.
© UNICEF Philippines/2013/JMaitem

Bien que le gouvernement philippin et l’UNICEF aient de grandes capacités et une vaste expérience en matière de gestion des situations d’urgence, il est clair que ces trois catastrophes consécutives ont épuisé leurs capacités, de même que leurs ressources. L’UNICEF a donc décidé d’affecter à cette situation d’urgence l’ensemble de ses effectifs, tant à l’échelon national qu’à l’échelle internationale.

Notre première semaine de folie dans le sillage de la dévastation a commencé, teintée de craintes et de préoccupations. Deux membres de mon équipe ont été déployés aux Philippines, et nous nous sommes donc partagé leurs tâches.

Nous avons organisé des réunions et des conférences téléphoniques jour et nuit, afin de transmettre aux différents bureaux les plus récentes informations et de coordonner nos interventions. Combien de personnes, en particulier des enfants, ont été touchées? Où? Quels sont leurs besoins? Qui est disponible pour aider le bureau national de l’UNICEF et coordonner nos opérations avec celles des autres partenaires humanitaires et du gouvernement? Quand peuvent-ils prendre l’avion pour les Philippines? Quelles sont les meilleures approches en matière de collecte de fonds pour répondre aux besoins des enfants et de leur famille?

En s’appuyant sur ces discussions, chacune de nos équipes a fait preuve de diligence afin de soutenir les opérations sur le terrain. Actuellement, les besoins immédiats sont la nourriture, des abris, et tout ce qui concerne l’eau, l’assainissement et l’hygiène (initiative WASH). Chef de file dans ce domaine, l’UNICEF assure un assainissement adéquat et l’approvisionnement en eau potable des personnes se trouvant dans la région touchée. Notre spécialiste régional de l’initiative WASH lorsque surviennent des situations d’urgence est arrivé par avion à Manille plus tôt cette semaine, afin d’aider à coordonner l’intervention de l’UNICEF dans les différentes régions touchées par la catastrophe.

Des produits de purification de l’eau, d’assainissement et d’hygiène sont actuellement distribués dans les différentes zones sinistrées. Je me suis entretenue avec le spécialiste régional de l’initiative WASH de l’UNICEF, Chander Badloe. « L’équipe de l’UNICEF chargée de l’initiative WASH sur le terrain fait un travail remarquable en évaluant les besoins de manière efficace et en mobilisant les ressources », a-t-il souligné. Il reconnaît toutefois qu’il est encore difficile de venir en aide à tous ceux et celles qui en ont besoin, en raison des défis logistiques, des problèmes croissants en matière de sécurité, et des débris qui jonchent les routes.


PHOTO: Des nouveau-nés se trouvent dans la chapelle d’un hôpital de la ville de Tacloban, touchée par le typhon.
© UNICEF Philippines/2013/JMaitem

Notre chef régional des communications, Chris de Bono, s’est également envolé pour les Philippines afin d’accorder des entrevues aux médias pendant la nuit, car, lorsqu’il est midi à New York, il est 1 h à Manille.

D’autres collègues des communications et des campagnes de collecte de fonds ont fait appel aux bienfaiteurs et bienfaitrices de l’UNICEF, qu’il s’agisse de particuliers, d’entreprises ou de célébrités. J’ai parlé à Andy Brown, qui coordonnait les communications régionales, y compris celles dans les réseaux sociaux. « C’était formidable d’obtenir la participation de Jackie Chan, hier. Jackie a plus de 44 millions d’amis sur Facebook, soit un plus grand nombre que l’ensemble combiné des pages Facebook de l’UNICEF. Il a vraiment contribué à faire passer le message, et la réaction de son réseau a été extrêmement positive », a-t-il déclaré.

Avec la distribution d’eau et de produits d’hygiène dans les régions touchées, nos véritables opérations de secours commencent à peine. La conseillère régionale de l’UNICEF pour les situations d’urgence, Carmen van Heese, se montre prudente. « Il y a des régions encore inaccessibles pour lesquelles nous ne savons rien. Nous continuerons de recueillir de l’information et nous efforcerons de soutenir les interventions de l’UNICEF et de ses partenaires sur le terrain de toutes les manières possibles. »

Tandis que la première semaine tire à sa fin, j’éprouve des sentiments partagés. Je suis d’une part soulagée de savoir qu’une grande quantité de fournitures d’urgence de l’UNICEF sont distribuées aux personnes qui en ont besoin, et en particulier aux enfants dont la vie a été bouleversée. D’un autre côté, les besoins sont si énormes que nous avons un travail inouï à accomplir. Je me prépare à une autre semaine très agitée.

Appuyez les secours d’urgence de l’UNICEF en faisant un don au www.unicef.ca/typhonhaiyan. Le gouvernement du Canada versera l’équivalent de votre don, doublant ainsi sa valeur.

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