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L’UNICEF se joint aux bénévoles et aux communautés locales en Syrie pour secourir les personnes déplacées en raison de la violence

Par Razan Rashidi, agente de communication

Damas, le 24 juillet 2012 - Les temps sont durs pour la population de Damas. Des milliers de personnes ont dû quitter leur foyer pour se réfugier dans des endroits plus sûrs, souvent dans des écoles et des mosquées.

La fin de semaine dernière, au moins 15 écoles à Damas et 18 autres écoles en périphérie étaient remplies de familles déplacées.

Des bénévoles de communautés locales et le Croissant-Rouge arabe syrien s’affairent sans relâche à secourir les personnes démunies : leur travail est remarquable.

Des gens ordinaires ont eu tôt fait de mettre sur pied des équipes de secouristes dans les quartiers qui accueillent les personnes réfugiées. De leur côté, l’UNICEF et d’autres organisations internationales appuient l’action du Croissant-Rouge arabe syrien et de ses partenaires locaux.

Les jeunes sont particulièrement actifs dans le déploiement des secours. Certains bravent la violence et partent à la recherche de personnes ayant besoin d’un abri, afin de les conduire dans les écoles et les mosquées qui accueillent les personnes déplacées.

Oum Mustafa a trouvé refuge dans l’un de ces endroits. Elle m’a raconté qu’après avoir fui leur maison mercredi dernier, sa famille et elle ont passé la nuit dans un parc public. « Le lendemain, des jeunes nous ont amenés à une école, raconte-t-elle. Je me trouve très privilégiée que mes trois filles et mon petit garçon, ainsi que la famille de ma belle-sœur, soient avec moi. »

Dans une école, une autre réfugiée contemplait sa jeune fille âgée de neuf ans, assoupie sur une paillasse à même le sol. « Je suis contente qu’elle dorme, m’a-t-elle confié. Vous savez, nous n’avons pas fermé l’œil de la nuit, et ce, depuis trois jours. Les bombardements et les hélicoptères faisaient un tel vacarme que nous avions l’impression d’être juste à côté. »

Des écoles accueillant actuellement des personnes déplacées à l’intérieur du pays ont reçu le soutien de l’UNICEF dans le passé. Un collègue qui a visité une classe servant de refuge a remarqué la porte rose et les peintures murales qui révèlent que cette classe a déjà fait partie du réseau des écoles amies des enfants, dont l’UNICEF a fait la promotion en Syrie au cours de la dernière année.

Des citoyens accueillent chez eux des familles déplacées. Manal, une mère de deux enfants que je connais, partageait sa maison avec des parents d’Homs depuis trois mois. L’autre soir, toute la maisonnée a dû se réfugier dans une école.

Il devient de plus en plus difficile de faire preuve d’une telle générosité. De nombreux commerces ont fermé leurs portes et la population locale a du mal à s’approvisionner en nourriture et en articles de première nécessité pour subvenir à ses besoins, sans parler des besoins des personnes qu’elle accueille.

Dans les écoles, les conditions sont difficiles : une école de Masaken Barzeh ne compte que sept petites toilettes pour environ 600 personnes. Les nouveaux occupants font de leur mieux pour entretenir l’école, mais ils ne sont pas sensibilisés à l’importance d’avoir des bonnes pratiques d’hygiène et n’ont pas d’articles de nettoyage. L’UNICEF leur distribue des trousses de produits d’hygiène contenant des détergents, des bouteilles de shampooing, des serviettes hygiéniques, du savon, des serviettes et d’autres articles d’hygiène personnelle.

Même les enfants contribuent aux efforts de sensibilisation. Naya, âgée de 14 ans, a été relocalisée deux fois avec sept autres membres de sa famille et se dit « experte en hygiène ». Impressionnés par ses compétences, des bénévoles lui ont proposé d’être la personne-ressource de l’école en matière d’hygiène. Naya s’est engagée, pendant ses moments libres, à expliquer aux autres enfants l’importance de tirer la chasse d’eau et de récurer la salle de bains après chaque utilisation. « Les petits m’écoutent, mais je doute que les grands en fassent autant », a-t-elle expliqué en riant.

Une autre difficulté est de trouver comment occuper les enfants. La chaleur les empêche de jouer dans la cour et il n’y a pas de jouets. L’UNICEF distribue donc aux écoles des trousses récréatives et des trousses d’articles de sport par l’entremise de ses partenaires locaux et de la Croix-Rouge arabe syrienne.  

On estime à 190 000 personnes, dont plus de 145 000 enfants, le nombre de Syriens et de Syriennes démunis qui ont été secourus à ce jour, mais il y a encore beaucoup de travail à faire.

Nous estimons que d’ici le mois de décembre 2012, nous serons appelés à secourir plus de trois fois le nombre d’enfants initialement ciblés.

L’UNICEF souhaite recueillir d’urgence 42 millions de dollars afin de répondre aux besoins pressants d’un nombre de plus en plus élevé d’enfants et de jeunes. Nous vous invitons à effectuer un don dès aujourd’hui.