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Le blogue de David : le Soudan du Sud, Jour 1

Juba, Soudan du Sud – Quand la violence a éclaté moins de deux semaines avant Noël et que des groupes armés ont commencé à attaquer la population de leur quartier, les civils ont fui en direction de la base locale de l’ONU, près de l’aéroport. Le commandant a alors fait la seule chose qu’il pouvait humainement faire : il a demandé qu’on ouvre les portes pour les laisser entrer. Les Casques bleus de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS) avaient conservé leur caserne, mais leurs terrains d’entraînement et les aires d’équipement étaient maintenant occupées par quelque 30 000 personnes démunies. Cela s’est passé à Tongping, et en autorisant l’ouverture des portes, le commandant a sauvé des milliers de vies.

Bien que sauvées, ces vies ont toutefois été bouleversées. Des personnes ont perdu leur maison et des familles ont été séparées. Beaucoup de familles avaient commencé à voyager pour préparer les festivités de Noël, certaines étaient donc déjà séparées. C’était le cas de la famille de Peter. Il était retenu à Juba alors que son fils Michael ne pouvait pas quitter Bentiu, qui était aussi en proie à des attaques. « C’était terrible. Je ne savais pas si mon fils allait bien, si quelqu’un s’occupait de lui. Je ne savais même pas s’il était vivant. »

Faire en sorte que les familles sont réunies et repérer les enfants non accompagnés fait partie de notre travail. Avec l’aide de notre réseau, nous avons trouvé le fils de Peter. Il était impossible de le sortir de la ville par voie terrestre en raison de l’insécurité des routes et du mauvais temps. Dès que des avions sont allés ravitailler Bentiu, nous avons saisi cette occasion pour trouver Joseph et le ramener afin qu’il soit réuni avec son père.

Chaque enfant a le droit de se sentir en sécurité et protégé au sein de sa famille.

Ici, nous sommes le principal pourvoyeur de fournitures destinées aux enfants. Nous distribuons tout le Plumpy'nutMD, un aliment thérapeutique qui sauve des vies, qui arrive au pays. Nous avons également distribué tous les vaccins utilisés au Soudan du Sud et avons aidé à faire en sorte que les campagnes de vaccination de masse permettent d’immuniser environ deux millions d’enfants le printemps dernier. Cette initiative est toutefois insuffisante, car nous n’avons reçu qu’un tiers des fonds dont nous avons besoin pour mettre en œuvre nos programmes. De plus, tout indique que la crise humanitaire qui sévit ici ne fera qu’empirer.

À moins de parvenir à accroître notre action, nous craignons que la vie de 50 000 enfants soit en danger d’ici la fin de l’année.

Je me refuse à céder au pessimisme, mais si nous n’obtenons pas une aide extérieure substantielle, et si les hostilités ne se terminent pas, les pessimistes auront raison. Il y a cependant des signes qui nous permettent de garder espoir. Nous avons contribué à la mise en œuvre d’une clinique de maternité et avons fourni tout le soutien nécessaire à une autre clinique soutenue par Médecins Sans Frontières. Il reste à présent 14 000 personnes réfugiées dans le camp de Tongping, qui est toujours surpeuplé. Le manque d’installations rend impossible d’essayer de retrouver un semblant de vie normale.

Cette semaine, le Soudan du Sud fête le troisième anniversaire de son indépendance du Soudan. Une indépendance chèrement acquise après une longue et terrible guerre qui a fait de cette nouvelle nation l’une des plus pauvres au monde. Si moins de la moitié des enfants allaient à l’école avant la crise, encore moins y vont aujourd’hui. Une adolescente au Soudan du Sud court plus de risques de mourir à la naissance que d’obtenir son diplôme d’études secondaires. Cela constitue une preuve indiscutable de la pauvreté extrême du pays. Demain, nous partons pour le nord, une région où les combats ont été encore plus violents.

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