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Les personnes réfugiées en Slovénie : un nouvel espoir pour les enfants réfugiés

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« À une heure d’ici, la réalité était toute autre. »

Tomaz Bergoc, le directeur d’UNICEF Slovénie, m’a regardé alors que nous étions assis à la terrasse d’un café dans la magnifique vieille ville de Ljubljana, en Slovénie.

« Généralement, lorsque vous travaillez avec des personnes réfugiées qui fuient sans rien emporter, vous êtes loin de chez vous et vous pouvez décompresser lors du voyage de retour. Mais pas cette fois. La situation était surréaliste : vous passiez du temps à aider ces personnes désespérées à la frontière et, une heure plus tard, vous étiez chez vous en train de regarder la télévision. Il y avait tant de gens. Pour chaque famille à qui vous pouviez procurer des vêtements chauds, du savon et un peu de nourriture, vous saviez que dix autres familles avaient elles aussi besoin d’aide. »

C’était lors des premiers jours de la crise des migrants et des réfugiés, alors que des personnes fuyant les horreurs de la guerre et la violence ont traversé les pays de l’ancienne Yougoslavie en direction de l’Allemagne, en quête de sécurité et de la possibilité d’une vie meilleure. De nombreux Slovènes sont allés à la frontière pour faire ce qu’ils pouvaient afin d’apporter de l’aide. L’UNICEF était aussi présent. Alors que le nombre de personnes réfugiées et migrantes augmentait, nous avons établi un espace adapté aux enfants dans une grande tente. Il y avait des murs colorés et des jouets. Les enfants pouvaient jouer, et les mères se reposer et allaiter leur bébé dans une certaine intimité. Cet espace leur apportait un moment d’humanité au cours de leur périple ardu et inhumain, et tout le monde s’entendait pour dire que cet endroit où les enfants pouvaient rire et jouer a fait en sorte que ce moment a été le plus agréable de leur passage à la frontière.

Vous pouvez ici pour lire une lettre écrite par une jeune fille lors de son passage en Slovénie.

La frontière est fermée maintenant, mais les familles réfugiées qui se trouvent encore en Slovénie sont dans l’incertitude. Il y a une maison à Ljubljana pour les personnes qui demandent l’asile, mais elle est devenue surpeuplée. Nous en avons donc ouvert une autre en dehors de la ville pour les familles avec des enfants. Tomaz m’y a amené.

C’est un endroit tranquille. La Slovénie est magnifique. Les oiseaux chantent dans les pins, et les jonquilles et les forsythias sont en fleurs. Cela m’a rappelé le camp de vacances pour enfants où j’ai eu mon premier emploi d’été lorsque j’étais à l’université. Tout comme dans ce camp, des programmes récréatifs sont offerts aux enfants : confectionner de bracelets de l’amitié, jouer au chat et à la souris, ou faire des casse-têtes. En surface, cela semblait idyllique, mais notre équipe sur place était inquiète. « Ces personnes ont subi un traumatisme. Elles ont besoin de consultations et d’une aide psychosociale. Nous devons en faire beaucoup plus », nous a expliqué Janja, la chef d’équipe.

J’ai entendu par hasard une jeune femme parler anglais et je suis allé vers elle. « J’apprends l’anglais à l’université de Kaboul. Mais les talibans, pas bons. Nous avons quitté l’Afghanistan. Sommes allés en Iran, en Iraq, en Turquie, en Grèce, en Macédoine, ici, et en Autriche. En Autriche, nous sommes déportés ici, encore. Il n’y a pas de travail ici. C’est un petit pays. Pas de travail », me dit-elle en haussant les épaules, avec un sourire triste.

Pouvez-vous imaginer cela? Aller dans tous ces pays, entreprendre un voyage si périlleux pour échapper à ceux qui, au départ, ne lui ont jamais permis d’aller à l’école? Il faut avoir une grande force et une immense détermination pour faire ce voyage! Et il est clair qu’elle ne croit pas avoir enfin terminé son périple. Le pays, quel qu’il soit, où elle et tous les autres comme elle pourront enfin s’établir aura de la chance de compter parmi sa population des personnes aussi courageuses et résolues.

De retour à Ljubljana, Tomaz m’a expliqué comment l’équipe travaille en collaboration avec le gouvernement slovène pour trouver d’autres façons d’aider ces personnes. « Nous pouvons en faire plus, je le sais. Nous devons en faire plus. Nous allons en faire plus. »

Il s’est soudain rappelé une conversation remontant à quelques mois. « Je parlais à un Syrien à l’extérieur de notre espace adapté aux enfants près de la frontière. Il m’a dit : ‘La Slovénie a été pour nous le pays le plus accueillant de tout ce voyage. Dans dix ans, une fois que nous serons établis quelque part et que nous aurons du travail, nous reviendrons en tant que touristes afin de montrer à nos enfants où nous avons reçu de l’aide et pour dépenser de l’argent en guise de remerciement’ ».

« Je pense qu’il a raison. Il suffit de voir la force et le courage dont ces personnes ont fait preuve pour que leur famille soit en sécurité. Oui, je suis sûr qu’il a raison », a ajouté Tomaz en souriant.

Article associé :

Communiqué de presse : Government of Slovenia and UNICEF strengthen humanitarian support for refugee and migrant children on the move (en anglais seulement)

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