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Tout laisser derrière soi

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Le 25 juillet 2012 – Um Karim a décidé de quitter son pays en marchant à travers les montagnes avec ses sept enfants, afin de fuir la violence qui a subitement éclaté dans son voisinage. Elle a trouvé refuge au Liban.

« J’ai rassemblé les enfants et nous sommes partis à la course, raconte-t-elle. Nous n’avons pas eu le temps d’emporter quoi que ce soit, pas même nos pièces d’identité. »

Son mari, un chauffeur de taxi, n’a pas été en mesure de quitter la Syrie avec le reste de la famille. Um Karim n’a aucune nouvelle de lui depuis qu’elle et les enfants ont quitté le pays de façon précipitée.

Quand Um et ses enfants (l’aîné est âgé de 14 ans et les deux derniers sont encore des tout-petits) ont atteint le village d’Al Faqiha, situé en hauteur, une famille de la communauté leur a offert une seule pièce pour se loger. Ils dépendent encore de dons pour se procurer de la nourriture et des fournitures de base.

« Il nous manque une foule de choses, explique Um. Nous nous tirons d’affaire, mais nos conditions de vie ici n’ont rien à voir avec notre vie en Syrie. Nous remercions Dieu. Et nous faisons face à la situation du mieux que nous pouvons. »

Bien que les autorités libanaises proposent de placer les jeunes syriens dans des écoles locales, aucun des enfants d’Um Karim ne va actuellement à l’école.

On peut entendre des histoires semblables à celle de cette famille venant d’autres familles syriennes se trouvant dans la région; des témoignages qui font preuve de stoïcisme et de résilience devant l’adversité, la perte et l’incertitude. Selon les plus récentes évaluations, environ 1,5 million de Syriens et de Syriennes attendent des secours dans toute la région. À l’heure actuelle, 32 486 Syriens et Syriennes, dont plus de la moitié sont des enfants, des adolescents et des adolescentes, reçoivent une aide au Liban.

© UNICEF/NYHQ2012-0239/Brooks

Certaines personnes vivant la crise, comme Ameera, âgée de 24 ans, sont visiblement marquées par leur expérience. Jetée en bas d’un camion à bord duquel elle fuyait les tirs de mortier qui faisaient rage dans sa ville, cette jeune femme s’est blessée au visage.

Um Hashem, une sexagénaire, vit au Liban depuis plus d’un an et fait partie d’un groupe de soutien pour les familles syriennes déplacées. Bien qu’elle admette que la vie soit difficile, elle est surtout préoccupée par le sort de son fils et des autres membres de sa famille, qui sont restés en Syrie.

« Nous remercions le peuple libanais de nous avoir accueillis et offert du riz, de l’huile et bien plus encore, affirme-t-elle. Il n’y a cependant pas un jour qui passe sans que je m’inquiète pour mes proches restés en Syrie. »

L’UNICEF se mobilise actuellement pour répondre aux besoins des populations de plus en plus nombreuses qui ont fui la Syrie, en veillant notamment à ce que les enfants syriens puissent aller à l’école dans les pays qui les accueillent, en aménageant des espaces adaptés aux enfants et en offrant des services psychosociaux aux jeunes traumatisés par la violence.

Pour accorder à ces enfants le soutien qui leur est nécessaire et afin qu’ils retrouvent une certaine stabilité, nous avons besoin d’encore plus de ressources. Merci de faire un don dès aujourd’hui!

Adaptation d’un texte de Simon Ingram