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Visite dans les écoles d’Haïti détruites par l’ouragan Matthew

Le passage de l’ouragan Matthew en Haïti, dans la nuit du 3 au 4 octobre, a montré combien notre pays est vulnérable aux cyclones. Depuis, j’ai visité les départements de l’Ouest, des Nippes, du Sud et de Grand’Anse, ce qui m’a permis de voir de près les dégâts causés par cet ouragan sur les plantations, les habitations, le système d’éducation, les réseaux routiers et les réseaux d’électricité de l’ensemble des communes touchées.

Par moment, à la vue d’une telle destruction et de tant de souffrances, je ne pouvais m’empêcher de verser des larmes, et ce, malgré mes nombreux efforts pour contenir mes émotions. À l’entrée de la ville de Jérémie, ma tristesse était à son comble en contemplant cette ville et les paysages totalement dévastés et en voyant les enfants, les jeunes et les adultes affectés dans leur chair et dans leur esprit. Ces images plutôt lugubres contrastaient avec les beaux souvenirs et les scènes pittoresques que j’ai toujours gardés de cette ville et de ses environs.

Deux scènes restent profondément gravées dans ma mémoire. La première, c’est celle de morceaux de craie qui séchaient au soleil dans la cour d’une école presque entièrement détruite dans la ville de Roche-à-Bateau, une des belles villes côtières du sud d’Haïti. Aujourd’hui, elle est détruite à plus de 95 pour cent. À la vue des morceaux de craie exposés au soleil, je ne pouvais pas m’empêcher de pleurer, mais cette fois, je ne pleurais pas en raison de la tristesse qui me tiraillait : je pleurais de joie. Ces morceaux de craie étaient là comme pour me dire que l’espoir renaîtra dans cette ville en ruine. Ils étaient là comme la conviction que l’éducation doit revenir coûte que coûte pour permettre aux enfants, aux enseignants, aux enseignantes et au personnel de l’école de retrouver la joie de vivre et le plaisir d’apprendre. Ces morceaux de craie qui séchaient au soleil dans la cour d’école me disaient de lever les yeux, de regarder au-delà de la catastrophe et de contempler l’espérance de lendemains meilleurs.

Le 14 octobre, Saintil Brice a visité l’école de Catiche pour évaluer les dégâts causés par l’ouragan Matthew.

La deuxième scène qui m’a marqué est celle d’un cadeau endommagé qui a sauvé son donateur et les membres de sa communauté. Le cadeau, c’est un terrain offert gratuitement par Bazile Bazelais à Catiche pour la construction d’une école par l’UNICEF avec le ministère de l’Éducation nationale. Alors que j’évaluais les dégâts causés par Matthew à cette école, j’ai été profondément touché par les propos de Bazile Bazelais. Il m’a confié que lui et la communauté ont eu la vie sauve grâce à cette école qui leur a servi d’abri. J’ai constaté comment toutes les maisons de Catiche ont été entièrement détruites par les vents et les eaux en furie. J’ai été aussi étonné de voir comment les enfants, les jeunes et les adultes de cette communauté, bien que tiraillés par la faim et la soif et hébergés dans des conditions précaires, continuaient à manifester leur reconnaissance pour l’existence de cette école.

Cette expérience est là pour nous enseigner que lorsque nous contribuons à une bonne cause, nous pouvons aussi en être les bénéficiaires et que la construction d’une école sûre au sein d’une communauté peut se révéler comme une arche capable de sauver des vies face aux catastrophes.

Saintil Brice est spécialiste en éducation pour l'UNICEF en Haïti.

Vous pouvez nous aider à intervenir et à venir en aide à ceux et celles qui se trouvent dans les régions les plus durement touchées d’Haïti en faisant un don ici.

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