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À cause des inondations s’étendant maintenant jusqu’au sud du Pakistan, des communautés déplacées sont à la recherche d'un abri

2010-08-16

 


Image de l'UNICEF
© REUTERS/Soomro
Une femme et son bébé attendent une aide alimentaire avec d'autres
victimes des inondations après
savoir trouvé refuge dans un camp
de fortune à Sukkur, dans la
Province du Sindh au Pakistan.

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SUKKUR, Pakistan, 10 août 2010 - Les inondations au nord-ouest du Pakistan de ces dernières semaines se sont étendues vers le sud, la situation d'urgence touchant maintenant la province du Sindh, alors que des pluies de mousson torrentielles continuent à tomber sur de vastes zones du pays.

Selon les estimations des Nations Unies, 14 millions de personnes seraient affectées par cette crise. Ils sont des centaines de milliers à avoir reçu une aide humanitaire, mais il y en a encore des millions qui ont besoin de façon plus urgente d'un abri, de nourriture, d'eau et de soins de santé. Et les inondations pourraient devenir bien plus graves ces prochains jours dans le Sindh.

À la recherche de réponses

Dans la ville de Sukkur, l'une des plus importantes de la province, le collège public a été transformé en camp de secours pour les personnes déplacées à la suite des inondations. Les visages fatigués et sans expression sont le signe, chez les gens touchés par les inondations, qu’ils cherchent une réponse à leurs souffrances.

Image de l'UNICEF
© UNICEF Pakistan/2010/Raabya
Noor Jehan (à droite), avec d'autres habitants de son village, attend patiemment des nouvelles de son mari et de son beau-frère, restés au village pour garder leurs bêtes et leurs affaires.

Son fils âgé de 15 mois dans les bras, Noor Jehan, qui vient du village d'Unar Goth, dans le district de Shikarpur, se sent aussi perdue que les autres membres de sa communauté. Encore fatiguée et en état de choc, elle raconte sa fuite du village de ses ancêtres.

« J'étais en train de soigner les chèvres dans l'enclos lorsque mon beau-frère est arrivé précipitamment et nous a appris que nous devions quitter immédiatement la maison, car le fleuve allait inonder notre village avant la tombée de la nuit, » affirme madame Jehan. « C'était la confusion totale. Je ne sais même pas comment nous avons fait pour charger nos quelques affaires dans la charrette, monter sur l’âne et partir pour Sukkur. »

Des familles trouvent un refuge

Madame Jehan est profondément préoccupée par ce qui a pu arriver à son mari
et à son beau-frère.

 

Image de l'UNICEF
© REUTERS/Soomro
Un homme tend sa fille à une embarcation de secours comme il s'avance au milieu des eaux de crue dans la Province du Sindh au sud du Pakistan.

« Mon mari et son frère sont restés là-bas pour veiller sur les chèvres et la vache, notre unique source de revenus, » précise-t-elle, les larmes aux yeux. « De notre côté, le voyage a été atroce. Nous ignorions où nous allions et nous étions malades d'inquiétude au sujet des hommes que nous avions laissés derrière nous. Après un jour et une nuit de marche, nous sommes parvenus jusqu'ici, mais nous n’avons aucune idée de ce que l'avenir nous réserve. »

Le camp provisoire héberge vingt-cinq familles d'Unar Goth, mais elles ne sont pas les seules à bénéficier d'un abri dans ce camp. En tout, environ 500 personnes ont trouvé refuge dans le camp, et on s'attend à ce que beaucoup d'autres viennent les rejoindre.

Les autorités municipales de Sukkur ont créé un dispensaire dans les locaux d’une école et l'UNICEF soutient les efforts des services de santé locaux pour procéder de nouveau à la vaccination. Un vaccinateur s'affaire à vacciner les enfants de moins de 15 ans contre la rougeole et leur distribue des suppléments de
vitamine A, afin de renforcer leur système immunitaire.

Une situation précaire

Des communautés déplacées vers des zones plus sûres attendent des approvisionnements de secours. La plupart des déplacés ont perdu tout ce qui leur appartenait.

 

Image de l'UNICEF
© UNICEF Pakistan/2010/Raabya
Des communautés déplacées dans des zones plus sûres attendent des approvisionnements de secours. La plupart des déplacés ont perdu tout ce qui leur appartenait.

Dans le district de Sukkur, des dizaines de milliers de personnes se trouvant dans les basses terres ont été évacuées. De nombreuses familles déplacées ignorent que des camps de secours ont été installés par le gouvernement dans cette zone, ou encore, ils sont tout simplement dans l'incapacité de se rendre à ces camps. Il leur faut attendre qu'on leur vienne en aide, alors qu’ils n’ont même pas le minimum essentiel à leur survie, soit de l’eau potable, de la nourriture, un abri et des produits d’hygiène, en plus de ne pas avoir accès à des installations sanitaires. Dans ces conditions, les enfants sont particulièrement vulnérables aux maladies d'origine hydrique et à d'autres dangers.

Si le niveau des eaux atteint un point critique, les autorités locales pourraient devoir rompre délibérément un barrage ou une structure de retenue des eaux à Sukkur, pour sauver la ville. Par contre, cela inonderait de nombreux villages des secteurs administratifs de Sangrar, Salihpat et Ali Wahan. Devant cette menace, une bonne partie de la population habitant ces zones a déjà été évacuée. 

Pour soutenir les opérations de secours déployées par l’UNICEF, veuillez cliquer ici.

Renseignements:

Stefanie Carmichael, Spécialiste des communications, (416) 482-6552 poste 8866, scarmichael@unicef.ca