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BLOGUE: D’Haïti jusqu’à vous!

2010-02-08

Ce n'est pas sans émoi que j’écris ces quelques lignes, car après avoir vécu quinze jours intenses auprès des enfants haïtiens, voici venu le temps de ma dernière soirée à Port-au-Prince.
 
 

 


© UNICEF Canada/2010/Colette
Des enfants de Port-au-Prince.

Si l'on me demandait ce que je retiens de ces instants incroyables, je dirais que c’est avant tout l'énergie déployée de la part de l'équipe de l'UNICEF, mais aussi la dignité et le profond respect de la population haïtienne. Parler quotidiennement à un nombre considérable d'enfants haïtiens et aux membres de leur famille me donne le sentiment d'être ici depuis toujours. Cependant, en deux semaines j'ai été témoin de plus de misère et de désarroi que je pourrais l’être dans une vie entière.
 
 

 


© UNICEF Canada/2010/Colette
Des enfants vivant au milieu des détritus, dans un des camps de Port-au-Prince.

Dans quelques jours, un mois se sera écoulé depuis que cette terrible catastrophe a touché plus de trois millions de personnes, dont un million d'enfants. Le travail effectué par l'UNICEF sur le terrain est considérable, mais il reste encore beaucoup à faire, sachant que la saison des pluies commencera le mois prochain. Les personnes affectées par le séisme ont un urgent besoin d'abris. De plus, 7 000 latrines sont en construction afin d'éviter la propagation de maladies, et les campagnes de vaccination permettent d’immuniser jusqu’à 500 000 enfants dans l'ensemble des zones touchées par le séisme. Le programme de prévention et de traitement de la malnutrition ainsi que celui dans les domaines de l’eau et de l’assainissement poursuivent leur cours. D'ici la fin du mois de mars, des espaces temporaires seront utilisés pour installer et distribuer du matériel scolaire. Et bien sûr, des milliers d'enfants seuls doivent être protégés. Autrement dit, les six prochains mois en Haïti seront très occupés pour l'UNICEF, et les enfants haïtiens ont besoin plus que jamais du soutien de chacun et chacune d'entre nous.
 
 

 


© UNICEF Canada/2010/Colette
Une petite fille vivant au camp de la place du Champ de Mars, à Port-au-Prince.

Je tiens à adresser toute ma reconnaissance aux donateurs et donatrices de l'UNICEF pour leur générosité envers les enfants haïtiens. Je remercie très chaleureusement les 250 personnes de l'UNICEF avec lesquelles j'ai partagé ces quinze jours, l'équipe des communications, sans oublier UNICEF Canada et bien sûr UNICEF Québec, pour leur confiance, leur soutien et leur efficacité! Chris et Mark, mes deux acolytes, merci beaucoup!
 
 

 


© UNICEF Canada/2010/Colette
Lydie Colette, Mark Sivilia et Chris Tidey, entourés des enfants de l'orphelinat le foyer L'escale.

Je garde dans mon cœur les doux prénoms de Kouakou, Jelena, Morgane, Jean-François, Evelyne, Peterson, Mylena, et bien d'autres, sans oublier Bergeline, dont je n'oublierai jamais le regard. Malgré les dures images, une seule demeurera toujours dans ma mémoire : le sourire constant de tous ces enfants haïtiens... la vie tout simplement.
 
Merci à vous tous,
Lydie


 


 

Port-au-Prince, Haïti - le dimanche 7 février
 
En cette journée dominicale, la plupart des Haïtiens et Haïtiennes ont passé la matinée à se recueillir. Dans les rues, de nombreuses familles accompagnées de leurs enfants étaient toutes vêtues de blanc. On aurait presque cru à un dimanche ordinaire en Haïti. Cependant, nous n’avions pas besoin d'aller bien loin pour que cette impression s'amenuise. Sur le bord de la route, des corps recouverts de linges venaient tout juste d'être sortis des décombres. En proie à un sentiment déchirant, je suis demeurée sans voix durant quelques instants.
 
Quelques kilomètres plus loin, plusieurs vendeurs de fruits et légumes proposaient leurs produits, à même le trottoir. Un semblant de vie tente de renaître tant bien que mal à Port-au-Prince.
 

 


© UNICEF Canada/2010/Colette
Marchandes de fruits et légumes dans les rues de Port-au-Prince.

Finalement, nous arrivons au camp Carrefour Marassa. Nous y rejoignons une équipe composée de 70 Haïtiennes, toutes formées par l'UNICEF dont la mission consiste à informer les mères ainsi que les femmes enceintes à propos du programme de prévention et de traitement de la malnutrition offert par l'UNICEF. 

 


© UNICEF Canada/2010/Colette
Camp du carrefour Marassa, situé à Port-au-Prince.

En collaboration avec le Programme alimentaire mondial (PAM), ce programme permet de prévenir la malnutrition en distribuant des suppléments nutritifs aux enfants, aux femmes qui allaitent et aux femmes enceintes. 
 

 


© UNICEF Canada/2010/Colette
Une maman et son bébé qui pourront bénéficier du programme de prévention et de traitement de la malnutrition.

À partir de mardi prochain, quatre camions distribueront des aliments énergétiques dans de nombreux camps. Mais avant de commencer cette distribution, les 70 personnes formées doivent connaître le nombre exact de personnes qui en ont besoin ainsi que mesurer et peser chaque enfant afin de calculer ses besoins nutritifs. La dernière étape de cette rencontre consiste à trouver une solution pour les mères qui ne peuvent plus allaiter leur enfant. 
 

 


© UNICEF Canada/2010/Colette
Un jeune garçon vivant dans le camp Carrefour Marassa.

Nous étions donc fin prêts à suivre cette équipe, lorsqu'un groupe imposant de l'armée américaine est arrivé. Nous n'étions évidemment pas informés de leur visite, mais nous étions extrêmement heureux de voir que ce camp allait enfin être approvisionné en nourriture.
 

 


© UNICEF Canada/2010/Colette
Des membres de l’armée américaine distribuent de la nourriture aux personnes vivant au camp Carrefour Marassa.

Les femmes enceintes et celles ayant des enfants ont été approvisionnées en priorité, notamment en pâtes, en huile et en jus.
  

 


© UNICEF Canada/2010/Colette
File d'attente au camp Carrefour Marassa pour l'approvisionnement en nourriture.

Notre équipe de formateurs passera de nouveau dans ce camp prochainement afin de réitérer sa mission. Les compléments nutritifs, présentés sous forme de pâte et de biscuits énergétiques, jouent un rôle indispensable lors d’une catastrophe. Cependant, lors de notre visite, la priorité des femmes installées dans ce camp ne consistait plus à faire peser leur bébé ou à obtenir de l'information sur le programme, mais à recevoir de la nourriture, et ô combien nous les comprenons!
 

 


© UNICEF Canada/2010/Colette
Compléments nutritifs destinés aux enfants, aux femmes enceintes et à celles qui allaitent.

Ce programme de prévention et de traitement de la malnutrition devrait se poursuivre tout le mois de février. Bravo à toute l'équipe de l'UNICEF, chargée de la nutrition en Haïti!

Lydie


 

Port-au-Prince, Haïti - le samedi 6 février
 
Peterson, un jeune garçon de neuf ans, vit au camp de la place du Champ de Mars, situé en plein cœur de Port-au-Prince. Au milieu des ordures, des odeurs intolérables et de la poussière, des milliers de familles haïtiennes qui ont trouvé refuge dans ce camp tentent désespérément de survivre. 
 

 

 

© UNICEF Canada/2010/Colette
Une famille se lavant devant le camp de la place du Champ de Mars.

Lorsque j'ai rencontré Peterson sur la place du Champ de Mars, il était accompagné de ses deux jeunes frères. Tous les trois, munis de leur seau d'eau, venaient tout juste de s'approvisionner en eau potable. L'eau provenait de robinets de distribution reliés à un réservoir souple fourni par l'UNICEF. 
 
 

 
© UNICEF Canada/2010/Colette
Peterson, entouré de ses deux jeunes frères.
© UNICEF Canada/2010/Colette
Un réservoir d'eau fourni par l'UNICEF.

Désirant en savoir plus sur les conditions de vie de cette famille, Peterson a accepté volontiers d'être mon petit héros de la journée. Peterson est un vrai héros, tout comme le sont tous ces enfants vivant actuellement dans de minuscules abris construits par leur famille à l'aide de bouts de bois, de tôle et de tissus.
 
 

 


© UNICEF Canada/2010/Colette
Des abris faits de tôle, de tissus et de bois.

Cette manière de vivre ne permet aucune intimité; les gens urinent et se lavent librement dans la rue, n'ayant pour le moment aucun autre choix. La plupart des enfants marchent pieds-nus, même si les rues sont jonchées d'ordures et de détritus en tout genre. Pour la première fois, je me suis sentie dans l'incapacité de respirer l'air ambiant. J’ai donc décidé de porter un masque, malgré moi, faisant face à tant de gens qui supportent cette odeur jour et nuit. 
 
 

 


© UNICEF Canada/2010/Colette
Une famille se lavant devant le camp de la place du Champ de Mars.

J’ai alors poursuivi mon chemin dans ce camp, lorsqu'un homme s'est approché de moi. Il m’a dit qu'il avait découvert la joie paternelle, mais que son bébé d'un mois risquait de ne pas survivre à cette catastrophe. Dans la détresse la plus totale, il m’a alors demandé de ramener son seul et unique enfant avec moi, au Canada. Voilà plus de dix jours que je me trouve en Haïti et que je peux constater le soutien incroyable de l'UNICEF, mais chaque jour qui passe me fait prendre conscience à quel point je me sens parfois dans l'incapacité de faire quoi que ce soit. C’est un sentiment plus qu'étrange pour quelqu'un qui collabore quotidiennement aux côtés de 250 personnes travaillant d'arrache-pied en faveur de l'UNICEF et surtout de tous les enfants haïtiens.
 
L'UNICEF et ses nombreux partenaires se sont associés pour lutter contre le trafic d'enfants en Haïti. Le seul conseil que j'ai pu donner à cet homme était de ne pas confier son enfant à n'importe qui, même dans la détresse la plus accablante.
 
Pendant que certaines de ces familles essaient par tous les moyens de fuir leur pays, d'autres croient en l'avenir d'Haïti. En dépit des énormes défis qui les attendent, ils sont prêts à reconstruire leur pays. Que de courage et de dignité, lorsqu’on sait que toutes ces personnes n'ont plus de toit, plus d'emploi, et bien sûr, pas d'argent. Bien que, par dessus tout, ils aient perdu un ou plusieurs membres de leur famille, leur foi en leur pays demeure très forte.
 
 

 


© UNICEF Canada/2010/Colette
Une jeune fille vivant au camp de la place du Champ de Mars.

J’ai vécu un moment très émouvant et j'espère un doux présage.

Lydie

Cliquez ici pour visionner le diaporama des plus récentes photos de Lydie.


 



Port-au-Prince, Haïti - Le mercredi 3 février
 
Quelques jours après le séisme en Haïti, la générosité des donateurs et donatrices a été plutôt exemplaire, et ce, à échelle internationale. Il faut dire aussi que l'ampleur des dégâts est assez impressionnante. Quant au nombre de familles et d'enfants vivant dans les camps ou les rues, il est consternant.
 


   
© UNICEF Canada/2010/Colette
 L'un des édifices de Port-au-Prince ravagé par le séisme
 

 
© UNICEF Canada/2010/Colette
Des enfants de Port-au-Prince vivant dans les camps à la suite du séisme

L'entrepôt de l'UNICEF situé à Port-au-Prince est l'exemple même de cette générosité. « Des tonnes de matériel arrivent chaque jour. Six gros camions acheminent le tout à l’entrepôt, incluant des vaccins, des comprimés de purification de l’eau, des aliments thérapeutiques, du matériel scolaire, des médicaments, des trousses d'hygiène, des tentes, etc. », indique Sébastien Laplanche, logisticien pour l'UNICEF, en Haïti.

 

© UNICEF Canada/2010/Colette
Chaque tente de cet entrepôt de l'UNICEF, situé à Port-au-Prince, contient des tonnes de boîtes de fournitures prêtes à être distribuées. 
 

 

Chris et moi-même avons été agréablement surpris de cet entrepôt qui, par la même occasion, permet chaque jour à plus de 80 Haïtiens et Haïtiennes de travailler. En cette période de précarité, l'emploi est toujours le bienvenu. 
 
 

 
© UNICEF Canada/2010/Colette
Chaque tente de cet entrepôt de l'UNICEF, situé à Port-au-Prince, contient des tonnes de boîtes de fournitures prêtes à être distribuées. 
 

Lors de cette visite de l'entrepôt de l’UNICEF, nous avons rencontré deux médecins venant s'approvisionner en médicaments et en trousses d'obstétrique. Ils nous ont invités à visiter leur hôpital mobile, situé au Bojeux Parc, qui était un endroit où les enfants pouvaient s’amuser avant le séisme.
 
 

 


© UNICEF Canada/2010/Colette
Le Bojeux Parc, un parc pour enfants, est désormais un hôpital mobile.

L'approvisionnement en trousses d'obstétrique offre tout le nécessaire à une sage-femme, ce qui a permis de mettre au monde hier dans cet hôpital mobile une magnifique petite fille!

 

 


© UNICEF Canada/2010/Colette
L'approvisionnement en trousses d'obstétrique de l’UNICEF a permis à Jelina, qui a vu le jour hier dans l'hôpital mobile, de naître dans de meilleures conditions.

Il y a des jours où le profond désarroi que nous voyons me touche inévitablement, mais un joli moment comme celui-ci amène un vent de fraîcheur dans nos vies.
 
 

 


© UNICEF Canada/2010/Colette
Jelina dans les bras de Lydie Collette.


Chris se joint à moi pour vous remercier de votre générosité! Vos dons permettent de procurer des fournitures essentielles aux enfants et à un grand nombre de bébés, comme Jenila. J'en profite pour remercier aussi Mark Sivilia, notre merveilleux cameraman, qui est reparti hier au Canada afin de faire un montage vidéo sur l'action de l'UNICEF ici, en Haïti!
 
Lydie

 


 

Port-au-Prince, Haïti – le mardi 2 février

 
La bonne nouvelle du jour est le lancement de la campagne de vaccination de l’UNICEF contre la rougeole, la diphtérie et le tétanos à Port-au-Prince! Dans cette atmosphère où la crainte du lendemain est encore à son comble, je constate que les parents sont ravis et soulagés de cette nouvelle étape. Quant aux petits, ils ne veulent qu'une seule chose : fuir les infirmières et infirmiers!
 

 


© UNICEF Canada/2010/Colette
En ce premier jour de vaccination à Port-au-Prince, de nombreuses familles du camp du Stadium Sylvio Cator se sont présentées pour recevoir un vaccin. Koukou, un petit garçon de trois ans, attend son tour en compagnie d'autres enfants.

Dans un premier temps, l'UNICEF et ses partenaires vaccineront de toute urgence environ 200 000 enfants dans tous les établissements temporaires de Port-au-Prince, notamment les camps et les hôpitaux.
 

 


© UNICEF Canada/2010/Colette
Jean-François est un des premiers enfants à se faire vacciner.

La deuxième phase de cette campagne s’adressera à tous les enfants, dans l'ensemble des zones touchées par le séisme. En tout, 500 000 enfants seront vaccinés!
 
La vaccination est indispensable afin de prévenir la propagation de maladies mortelles, une réelle menace pour les enfants vivant dans les zones d'urgence.

 


© UNICEF Canada/2010/Colette
Durant le lancement de la vaccination, des médecins en profitent pour vérifier la santé des enfants.

Notre équipe était bien évidemment sur place pour ce début de campagne de vaccination qui se passait au Stadium Sylvio Cator, un stade de soccer devenu un des 500 camps de Port-au-Prince à la suite du séisme. Chaque fois que nous nous rendons dans les camps, je constate que les conditions de vie ne sont pas des plus faciles; l'approvisionnement en nourriture fait encore l'objet de grandes préoccupations et il faut savoir faire face à la chaleur, à la promiscuité, au manque d'hygiène et bien sûr aux épidémies. La présence de l'UNICEF rassure alors à chaque instant, puisque l’organisme contribue aux soins médicaux des enfants.

 


© UNICEF Canada/2010/Colette
L'un des nombreux camps de Port-au-Prince, le Stadium Sylvio Cator

Koukou est un de ces petits garçons vivant au Stadium, et ce n'est pas sans appréhension qu'il attendait son tour pour la fameuse piqûre! Mark, Chris et moi-même avons essayé de faire de notre mieux pour l'encourager!
 

 


© UNICEF Canada/2010/Colette
Koukou, un petit garçon de trois ans, se fait vacciner contre la rougeole, la diphtérie et le tétanos.

Finalement, il a eu plus de peur que de mal, mais a quand même versé quelques larmes!
 
La campagne de vaccination de l’UNICEF devrait s'étendre sur quelques semaines.
 
Lydie


 


 

Port-au-Prince, Haïti – le lundi 1er février
 
Bergeline : quatre syllabes qui résonnent dans ma tête en ce sixième jour en Haïti. Ce prénom vous est certainement inconnu, mais tout comme pour moi, il vous touchera droit au cœur. 
 

 


© UNICEF Canada/2010/Colette
Bergeline, assise sur l'une des balançoires du foyer L'escale.

Le 12 janvier 2010, Bergeline, une jeune fille de dix ans, jouait au lago dans la rue avec ses amis. Le principe de ce jeu est de se cacher le plus rapidement possible et surtout que personne ne vous trouve! À quelques pas de là, les deux frères et les deux sœurs de Bergeline étaient dans la maison familiale, en compagnie de leurs parents.
 
Quelques jours plus tard, nous avons rencontré Bergeline. Son jeu préféré demeure le lago. Elle court, elle se cache; cette activité la fait rire aux éclats. Une fois la partie terminée, son regard s'assombrit. Bergeline n'est plus dans la rue de son enfance. Ses amis ne répondent plus lorsqu’elle nomme leur prénom. Ses proches s'appellent désormais Niki, Alexandre, Evelyne ou bien encore Stéphanie.
 

 


© UNICEF Canada/2010/Colette
Bergeline se prépare à jouer au lago avec ses amis.

Bergeline est une amoureuse des lettres. Elle s'adonne volontiers au plaisir d'écrire sur le tableau scolaire. Si la plume de Bergeline fait un jour l'objet d'une autobiographie, le regard de ses lecteurs sera tout comme le mien, rempli d'admiration et d'émotion.  
 

 


© UNICEF Canada/2010/Colette
Bergeline et sa passion pour l'écriture

Bergeline est une des enfants qui sont récemment arrivés au foyer L'escale, un orphelinat soutenu par l'UNICEF. Elle raconte son histoire tel un conte, mais c’est loin d'être celui dont les jeunes filles rêvent. Son courage renverse chaque personne qui la croise. En l'écoutant, une seule image nous accapare : celle d'une petite fille de dix ans, heureuse de jouer dans son quartier natal, et qui, en quelques minutes, a vu le séisme bouleverser sa vie et enlever celle de toute sa famille.
 
Son avenir est désormais entre de bonnes mains grâce à l'équipe de l'UNICEF, toujours présente pour l'encadrer et l'écouter, tout comme le sont les autres enfants de ce foyer. 
 

 

 

© UNICEF Canada/2010/Colette
Bergeline, entourée de ses amis, au Foyer l'Escale.

Lors de notre visite au foyer L'escale, Bergeline nous a demandé une seule chose : saluer le monde entier. Voilà, c’est fait!
 
Lydie


 

Port-au-Prince, Haïti – le samedi 30 janvier
 
Se faire entourer d'une cinquantaine d'enfants débordant d'amour et rencontrer une équipe dévouée et formidable reflète parfaitement l'UNICEF et résume très bien notre cinquième journée à Port-au-Prince.
  

 

 

© UNICEF Canada/2010/Colette
Les enfants du foyer L'escale, un orphelinat soutenu par l'UNICEF.

Une des premières choses qui m’a touchée dès la frontière haïtienne était le nombre d'enfants seuls dans les rues. Le tremblement de terre a bien sûr aggravé cette situation, et actuellement plus d'un million d'enfants sont non accompagnés, orphelins ou ont perdu un parent. Lorsqu’une personne ou un organisme signale à l'UNICEF qu'un enfant est seul, ce dernier est alors accueilli dans un centre, puis conduit par l'UNICEF dans un orphelinat.
 
Le foyer L'escale est un de ces centres soutenus par l'UNICEF. Il accueille chaque jour de trois à cinq nouveaux enfants, et ce, depuis le séisme. L’UNICEF assure l'approvisionnement en eau potable et en nourriture et fournit du matériel récréatif et des Écoles en boîte. De plus, l'UNICEF y a également formé une équipe de moniteurs, de psychologues, d’infirmiers et de travailleurs sociaux. 
  

 


© UNICEF Canada/2010/Colette
L'UNICEF procure aux enfants de l'eau potable, distribuée par une monitrice.

En franchissant les portes de cet orphelinat, nous avons entendu des rires et été témoins de la joie des enfants qui jouaient et chantaient. Le plus grand plaisir des enfants a été d'être filmés par Mark Sivilia et de se faire photographier par notre équipe, sans oublier évidemment de regarder les photos prises! Pendant que Chris Tidey jouait au soccer avec les jeunes garçons, une multitude de petites filles m’entouraient, intriguées par mes cheveux et voulant les peigner! Il a ensuite été temps de reprendre le chemin de l’éducation sous la tente de l’UNICEF.
  

 


© UNICEF Canada/2010/Colette
Sous cette tente de l’UNICEF, l'apprentissage de l'heure n'est plus un secret pour ces deux petites filles! L'UNICEF procure également des fournitures scolaires.

Cependant, sous ces airs festifs se cachent évidement de profondes blessures. J’ai été très touchée lorsqu'un petit garçon s'est approché vers moi en me demandant si j'avais un téléphone en ma possession : « Je veux appeler ma maman », m’a-t-il dit.
 
« Il est certain qu'après un choc comme le séisme du 12 janvier, les enfants qui se retrouvent seuls doivent être accompagnés par des psychologues. Nous organisons à cet effet des rencontres afin que les enfants retrouvent leur estime de soi et réintègrent leur famille », a indiqué Jesufort Paul, travailleur social pour l'UNICEF.
  

 


© UNICEF Canada/2010/Colette
Jesufort Paul, travailleur social pour l'UNICEF, entoure des enfants du foyer L'escale.

Les enfants seuls, touchés par le séisme, sont inscrits dans un registre permettant ainsi à leur famille ou à un proche de les retrouver. « Je veux être infirmière lorsque je serai grande », a expliqué Evelyne, 11 ans. Nous souhaitons à tous ces enfants que leurs rêves se réalisent et que leur quête d'amour soit comblée de nouveau par leur famille.
 

 


© UNICEF Canada/2010/Colette
Evelyne et son amie Bernadette

Lydie
 


 

 

Port-au-Prince, le vendredi 29 janvier

Le cadeau du jour s'appelle Morgane! Nous avons rencontré ce magnifique bébé dans un des hôpitaux mobiles de Port-au-Prince. Dans les bras de sa maman, Morgane semble être un nouveau-né très paisible, même si elle a les yeux grands ouverts!  

 


© UNICEF Canada/2010/Colette
Lydie Colette et le docteur Gerlant Van Bervaer, aux côtés de Morgane et de sa maman, dans un des hôpitaux mobiles.

En Haïti, et plus particulièrement en ce moment, de nombreux enfants comme Morgane sont exposés aux maladies diarrhéiques, qui peuvent provoquer la déshydratation et menacer leur vie. En arrivant à l'hôpital, cette petite fille de deux mois qui ne pesait que deux kilos était affaiblie et très déshydratée.

 

 


© UNICEF Canada/2010/Colette
Morgane buvant son biberon composé d'eau et de sels de réhydratation orale.

 

Depuis le séisme, l'UNICEF a fourni en quelques jours plus de 550 000 sachets de sels de réhydratation orale. Morgane a bénéficié de ce cadeau précieux et nous lui souhaitons de reprendre très vite des forces!

 

Lydie


 


 

Port-au-Prince, Haïti – Le jeudi 28 janvier
 
Nous voici maintenant à notre troisième jour en Haïti et chaque instant nous permet de rencontrer un grand nombre d'enfants et leur famille. Des sourires, des remerciements, des accueils toujours chaleureux, voilà ce que nous vivons depuis notre arrivée dans ce pays.
 

 

 

© UNICEF Canada/2010/Colette
Enfant vivant à Port-au-Prince.

Chaque personne que nous croisons nous raconte sa propre histoire, ses espoirs, mais aussi ses craintes. Notre route nous a menés aujourd'hui à vivre l’un de ces moments inoubliables. Désirant nous rendre dans les bureaux de l'UNESCO afin de rencontrer le ministre de l'Éducation, nous avons pris la direction de Delmas. À l'intersection d'une petite rue, une personne nous a interpellés afin de nous montrer l'état de sa maison, à la suite du séisme. Étant encore en état de choc et certainement par dignité, elle ne nous a pas informés de l'état actuel de sa vie et de celle de sa famille. Elle nous a conduits par la suite vers sa tente, située à quelques pas de sa maison maintenant ravagée. Nous avons découvert que cette famille n'avait pas été approvisionnée en nourriture et en eau depuis le 12 janvier, date du séisme. Bouleversés et sans voix, nous leur avons aussitôt offert le peu d'eau et de nourriture qui étaient à notre disposition.
 
Nous savons que les premiers secours d'urgence en Haïti ont été d'une ampleur rarement, sinon jamais vue dans le passé. Actuellement, plus de deux millions de personnes ont perdu leur maison et leurs biens. Approvisionner des millions de personnes demande une réelle organisation et nous voyons à quel point tous les organismes, dont l'UNICEF, s'activent face à cette crise.
 

 

 

© UNICEF Canada/2010/Colette
Fillette vivant dans le camp Carrefour, comptant plus de 4 000 personnes sinistrées.

Les besoins vitaux sont évidement les priorités des organismes humanitaires, mais d'autres secteurs comme l'éducation constituent également de réelles préoccupations. Le gouvernement, l'UNICEF et les autres partenaires désirent vivement rouvrir les écoles le plus rapidement possible. « Il est indispensable que les enfants retournent à l'école, car cela assure leur protection », indique Andrea Berther, coordonnatrice pour l'éducation, en Haïti. « Des décisions à court et à moyen terme ont déjà été entreprises; l'UNICEF appui le gouvernement haïtien dans ses démarches visant à donner la possibilité à tous les enfants d'aller à l'école. Avant le séisme, seulement la moitié des enfants en Haïti avait accès à l'éducation. La reconstruction permettra de changer la situation et de multiplier le nombre d’enseignants et d’enseignantes. »
 
Plus de 90 pour cent des écoles à Port-au-Prince ont été complètement détruites ou sévèrement ravagées. « Dans un premier temps, nous allons rouvrir les écoles qui n'ont pas été touchées par le séisme et permettre au maximum d'enfants d'y accéder », indique monsieur Joël Desrosiers Jean-Pierre, ministre de l'Éducation nationale et de la Formation professionnelle. « L'UNICEF, le ministère de l'Éducation et d'autres partenaires mettent leurs efforts en commun, non seulement dans les zones sinistrées, mais aussi dans l'ensemble des départements d'Haïti. »

 

 

© UNICEF Canada/2010/Colette
Mark Sivilia, Lydie Colette, monsieur Joel Desrosiers Jean-Pierre, ministre de l'Éducation nationale et de la Formation professionnelle.

En discutant avec les enfants dans les camps et dans les rues de Port-au-Prince, nous avons appris que beaucoup d'entre eux désiraient fortement retrouver le chemin de l'école, vraie source de réconfort. Chaque jour, du matériel de l'UNICEF arrive à l'aéroport de Port-au-Prince. Parmi ces fournitures, des Écoles en boîte seront distribuées pour que les enfants puissent continuer à apprendre dans les camps.
 

 

 

© UNICEF Canada/2010/Colette
Petit garçon dans l'un des nombreux camps de Port-au-Prince.

Notre journée s'est donc terminée sur cette note positive et sur l'espoir que tous les quartiers, même les moins habités, seront très vite approvisionnés.
 
Lydie


 

 

Port-au-Prince, Haïti - le mercredi 27 janvier

Le passage d’un monde à un autre a pris son véritable sens en cette première visite au cœur de Port-au-Prince : des maisons en ruine, des personnes bouleversées et désorientées ne sachant plus de quoi sera fait leur lendemain. Elles me posaient des questions sur leur avenir. Certaines étaient faciles à répondre, notamment dans les domaines de l’eau et de l’assainissement, des latrines, de la nutrition, ou encore de la protection des enfants. Mais lorsqu’elles m’ont questionné sur ce qu’il adviendrait de leur emploi et qu’elles m’ont demandé de les aider à trouver du travail, j’ai alors ressentis un immense sentiment d’impuissance jusqu’à ce que j’arrive dans un centre de purification de l’eau en compagnie de Chris, Mark et Sylvia Gaya, spécialiste de l’eau pour l'UNICEF.

 

 

© UNICEF Canada/2010/Colette
Mark Sivilia, Sylvia Gala et Leopold Sabbat au centre de purification de l’eau.

Chef de file dans les domaines de l’eau et de l’assainissement, l’UNICEF travaille conjointement avec des ONG, les gouvernements et le secteur privé dans le but d’accroître l’accès à de l’eau potable. Quelques jours après le séisme, Léopold Sabbat, président de Frechѐ Lokal, et son partenaire Indloco, propriétaire de camions-citernes, ont fourni de l’eau potable à des milliers d’Haïtiens et d’Haïtiennes.

 

 

© UNICEF Canada/2010/Colette
Camion-citerne contenant 5 000 litres d’eau potable.

C’est ainsi que l’UNICEF et Frechѐ Lokal ont uni leurs forces pour accroître la quantité d’eau potable offerte en envoyant quotidiennement dans plus de 200 points de distribution plus de 150 camions, tous remplis de 5 000 litres d'eau potable. Il y a quelques jours, 180 000 personnes étaient approvisionnées en eau potable; aujourd’hui elles sont plus de 300 000. « En élargissant l’accès à de l'eau potable, nous faisons en sorte que les enfants soient moins vulnérables à des maladies potentiellement mortelles comme la diarrhée, explique Sylvia Gaya. Non seulement ce type de partenariat contribue à fournir de l’eau potable aux personnes dans le besoin, mais il renforce également la création d’emplois locaux ».

J’ai découvert avec fierté à quel point l’UNICEF fait tout ce qu’il peut pour subvenir aux besoins des Haïtiens, des Haïtiennes et de leurs enfants. J’ai alors été rassurée d’une certaine façon quant à leur avenir et surtout à leur survie. Certes, tout est encore à reconstruire, dans tous les sens du terme, mais l’aide internationale, principalement celle de l’UNICEF, est assez exceptionnelle.

À la suite du tremblement de terre, Haïti compte actuellement à son actif plus de 500 camps. L’UNICEF est présent dans un grand nombre de ces camps et dans de nouveaux chaque jour. Le camp Carrefour, situé en plein cœur de l’épicentre, a été de ce fait, l’un des endroits les plus touchés. Il réunit à l’heure actuelle plus de 4 000 personnes qui ont accès aux latrines installées par l’UNICEF. De plus, le village Gaston Magon, visité aujourd’hui par Sylvia Gala, sera approvisionné sous peu en latrines et en eau potable. Des moyens seront entrepris afin de rassurer les 2 000 occupants et occupantes, qui pourront ainsi retrouver un peu de leur dignité, tout en étant moins aux prises avec la propagation des épidémies.

 

 

© UNICEF Canada/2010/Colette
Latrines au camp Carrefour.

Cette journée a été intense, mais je garde en mémoire les déploiements de l’UNICEF et les sourires abondants de tous ces enfants rencontrés. Un sourire répond à un autre sourire… 

 

 

© UNICEF Canada/2010/Colette
Mylena, une fillette de 5 mois qui vit au camp Carrefour.

Lydie


 

 

En route vers Port-au-Prince, Haïti – le mardi 26 janvier

Après quelques heures de route, nous arrivons enfin au camp de l’UNICEF de Port-au-Prince, l'émotion à fleur de peau.
 
Jimani, une petite ville située dans l'ouest de la République dominicaine, est la dernière agglomération que nous avons traversée avant de passer la frontière haïtienne. Actuellement, elle représente temporairement le point de rencontre du bureau des Nations Unies et des organismes humanitaires afin de régulariser dans un premier temps le droit d'entrer en Haïti et dans un second temps, de procéder à l'organisation officielle des convois spéciaux.
 

 

 

© UNICEF Canada/2010/Colette
Mark Sivilia, en compagnie d'enfants vivant à Jimani.

Ce passage par le bureau des Nations Unies nous a permis en outre de recueillir certains renseignements concernant le trafic d'enfants, davantage présent lors de telles catastrophes. Ainsi, nous avons pu rencontrer des personnes, dont Jennifer Bakody, qui ont souligné le rôle indispensable de l'UNICEF dans ce domaine.

 

 

© UNICEF Canada/2010/Colette
Mark Sivilia, Lydie Colette, Jennifer Bakody et Chris Tidey devant le bureau des Nations Unies à Jimani.

En collaboration avec l'UNICEF, une brigade de protection des mineurs redouble de vigilance à la frontière de la République dominicaine et à l'aéroport de Port-au-Prince. Dernièrement, un jeune Haïtien de 13 ans s'est présenté à la frontière, sans documents d'identité. Il a été aussitôt placé dans un centre d'accueil à Jimani, et son nom a été enregistré, dans l'espoir de retrouver sa famille.
 
Une fois la frontière haïtienne passée, nous nous sommes rendus au camp des Nations Unies de Port-au-Prince. Nous avons rejoint l'équipe de l'UNICEF, représentée actuellement par plus de 250 personnes provenant de divers horizons. Le mélange de cultures et de langues y atteint son apogée! Chaque jour, de nouvelles personnes travaillant auprès de l'UNICEF arrivent, chacune œuvrant dans un domaine précis, que ce soit en matière de logistique ou de protection de l'enfant. Le camp ressemble à une petite ville dont de nombreuses personnes, toutes vêtues de tee-shirt de l’UNICEF, partagent une douche et deux toilettes! Nous nous estimons cependant privilégiés, étant donné les conditions actuelles en Haïti.
 

 

 

© UNICEF Canada/2010/Colette
Frontières haïtienne. Chris Tidey règle les derniers détails avec des membres du convoi.

Nous sommes déjà très touchés par ce que nous avons vu aujourd'hui, sachant qu'en plus notre camp est basé à l'aéroport de Port-au-Prince où toutes les deux minutes, un avion humanitaire décolle ou atterrit.
 
De nombreux enfants sont vulnérables; nous avons pu le constater dès la frontière haïtienne. La présence de l'UNICEF demeure indispensable.
 
Demain matin, notre assisterons à notre première rencontre, qui nous mènera au cœur de Port-au-Prince.
 
Lydie


 

 

Saint-Domingue, République dominicaine – Le lundi 25 janvier

Chris Tidey, Mark Sivilia et moi-même sommes arrivés hier à Saint-Domingue, en République dominicaine. Nous rejoindrons dès demain l'ensemble des équipes de l’UNICEF en Haïti. La responsabilité de Chris Tidey d'UNICEF Canada consiste à accorder des entrevues aux médias anglophones et celle de Mark Sivilia, qui nous accompagne sur le terrain, de filmer et photographier. Quant à la mienne, c’est de donner des entrevues aux médias francophones, tout en représentant le bureau d'UNICEF Québec. Nous allons également réaliser des reportages sur le rôle indispensable de l'UNICEF à la suite du tremblement de terre. Nous représenterons UNICEF Canada, mais aussi 36 autres comités nationaux de l'UNICEF. De ce fait, nous accorderons des entrevues en anglais et en français pour d'autres pays.

 

Ce matin, nous avons rencontré l'équipe de l'UNICEF de Saint-Domingue afin de préparer au mieux notre départ vers Haïti et surtout nous avons récupéré notre voiture qui nous amènera à destination. Après nous être rendus au bureau des Nations Unies, nous avions besoin d'un certain nombre de choses indispensables d'un point de vue logistique, notamment pour assurer notre autonomie en Haïti. Bien que le bureau d'UNICEF Canada à Toronto nous ait fourni de la nourriture déshydratée, un téléphone, des sacs de couchage, des tentes, etc., nous avions besoin d'effectuer quelques achats supplémentaires. De plus, nous savons d'ores et déjà qu'il sera très difficile de trouver du carburant; nous nous sommes donc procuré des bidons d'essence.


Nous quitterons Saint-Domingue demain matin. Afin d'assurer la sécurité des organismes humanitaires, deux convois spéciaux sont disponibles à la frontière haïtienne, et ce, jusqu'à Port-au-Prince : l'un de ces convois part à 6 heures et l'autre à 14 heures. Nous effectuerons 7 ou 8 heures de route, selon les conditions, et arriverons probablement en fin de journée à Port-au-Prince.
 
 

 

 

© UNICEF Canada/2010/Colette
Remplissage des bidons d'essence.

L'équipe de l'UNICEF nous y attend et nous nous préparons au mieux avant de vivre des moments très durs mais aussi très émouvants. Nous savons à quel point l'UNICEF est actif sur le terrain et qu'à l'heure actuelle, son défi consiste à réunir les enfants avec leur famille, mais aussi à les protéger de la maltraitance et du trafic d'enfants.
 
Demain sera donc le début de notre rencontre avec Haïti!
 
Lydie

Renseignements:

Karine Morin, Spécialiste des communications, (514) 288-5134 poste 8425, kmorin@unicef.ca