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Déclaration du directeur général de l’UNICEF Anthony Lake à l’occasion de la Journée internationale des populations autochtones

2010-08-06

NEW YORK, le 9 août 2010 – L’UNICEF participe aujourd’hui à la célébration de l’éclatante diversité et de la riche culture des populations autochtones du monde entier, ainsi que de leur remarquable contribution. Cette année, la célébration se déroule à un moment significatif, car les dirigeants mondiaux se préparent à  participer au Sommet des objectifs du Millénaire pour le développement, qui aura lieu le mois prochain à New York. Ces objectifs témoignent de la reconnaissance de la communauté internationale en ce qui concerne les besoins et les droits de l’homme de tous les peuples, ainsi que le devoir qui nous incombe à tous de venir en aide à ceux et celles qui en ont le plus besoin, notamment les enfants.

Comme le démontre très clairement le nouveau rapport du Département des affaires économiques et sociales de l’ONU sur la situation des populations autochtones dans le monde, nos efforts n’ont pas suffi à réduire le risque que ces populations soient laissées pour compte lors l’effort mondial vers la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Le rapport démontre que, chez les populations autochtones, les inégalités sont flagrantes, et ce, pour presque tous les indices du développement humain. Ces inégalités sont particulièrement inquiétantes lorsqu’il s’agit des enfants.

En Amérique latine, par exemple, le taux de mortalité chez les enfants demeure bien plus élevé chez les autochtones que chez les autres populations. En ce qui concerne l’espérance de vie, un enfant aborigène né en Australie vivra 20 ans de moins qu’un enfant non indigène. Au Guatemala, plus de 53 pour cent des jeunes autochtones âgés de 15 à 19 ans n’ont pas fini l’école primaire, comparativement à près de 32 pour cent chez les jeunes non autochtones. Dans le monde entier, les enfants autochtones ont moins de possibilités d’aller à l’école et le taux d’abandon est plus élevé que celui des autres enfants. Quant aux filles autochtones, elles courent encore plus de risques de se voir refuser l’accès à l’école. Enfin, les enfants autochtones font souvent face à la discrimination et à l’exclusion au cours de leur vie, ce qui creuse les inégalités et perpétue le cycle de la pauvreté.

Pour célébrer la Journée internationale des populations autochtones adéquatement, il faut redoubler d’efforts pour garantir que tous les enfants ont les mêmes possibilités de réaliser leur plein potentiel. Nous devons aussi encourager toutes les sociétés à accepter la diversité, car elle contribue à la richesse de la grande famille humaine à laquelle nous appartenons tous. C’est là l’unique façon d’obtenir des progrès durables vers la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement, et de construire un avenir prometteur pour tous les peuples du monde.

Renseignements:

Karine Morin, Spécialiste des communications, (514) 288-5134 poste 8425, kmorin@unicef.ca