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Des classes mobiles offrent de nouveaux espoirs aux enfants de bergers

2009-12-13

KOMARET, Ouganda, 14 décembre 2009 - Il fait à peine jour dans le district de Moroto, dans le nord-est de l'Ouganda. Bien qu'il soit encore très tôt, des attroupements d'enfants arrivent au centre Namatwae d'enseignement élémentaire pour le Karamoja (ABEK). 

 VIDÉO : regarder maintenant   (en anglais seulement)

La classe se trouve sous un arbre où des cendres ont été utilisées pour former un carré bien défini afin d’indiquer les limites de la classe et pour dessiner une porte par laquelle les enfants passent régulièrement.

L'âge des élèves varie de deux ans à l’âge de la fin de l'adolescence. Une partie des enfants les plus âgés portent sur leur dos leur frère ou leur sœur beaucoup plus jeune

Au loin, une jeune fille arrive en apportant un tableau noir au centre ABEK qu’elle place contre l'arbre qui se trouve face à la classe. Deux autres enfants apportent une boîte contenant des ardoises et des craies qui seront distribuées aux élèves pour qu'ils les utilisent pendant le cours.

Rendre l'enseignement accessible

Namatwae est l'un des 111 centres ABEK mis en place dans le district de Moroto pour permettre aux enfants de Karamoja de mettre en application leur droit à une éducation de base. En tant que communauté pastorale, les Karamajongs ont un mode de vie et une économie liés aux troupeaux de bétail depuis des générations. 

 

Image de l'UNICEF
© UNICEF Ouganda/2009/Nybo
Un enfant écrit sur une ardoise au centre scolaire Namatwae ABEK dans le district de Moroto, au nord-est de l'Ouganda.

« La nature pastorale de la communauté a pour conséquence que ses membres se déplacent régulièrement d'un lieu à l'autre. Disposer d’une école dans un seul endroit ne répondait donc pas vraiment au mode de vie de la population », indique Samuel Loduk, qui est chargé de superviser les centres scolaires ABEK de Nadunget.

Cette prise de conscience a conduit à la mise en place de centres ABEK non traditionnels, soit des classes mobiles, afin de répondre aux besoins des Karamajongs. Les cours ont lieu tôt le matin, idéalement avant que les garçons emmènent faire paître le bétail, et plus tard le soir quand ils retournent chez eux.

Une chance d'avoir une vie meilleure

« Je me déplace dans le village pour dire aux parents d'emmener leurs enfants à l'école. Nous devrions veiller à ce que nos enfants ne ratent pas cette chance d'avoir une vie meilleure, » affirme Rose Nakut, une militante de la communauté de Nadunget.

Nangiro Lowuyo, un père de famille qui a suivi les recommandations de Nakut, a décidé que, bien qu'il ait passé sa vie entière à élever du bétail comme son père et son grand-père, il enverrait ses trois jeunes enfants à l'école pour qu'ils puissent ainsi bénéficier d’un avenir prometteur.

Ce que fait l'UNICEF

L'UNICEF appuie ces écoles en fournissant du matériel scolaire contenu dans l'École en boîte ainsi que des trousses récréatives contenant différents accessoires pour le sport et le jeu.

L'UNICEF a également soutenu la formation du personnel enseignant ainsi que des animateurs et animatrices de l'ABEK, qui sont tous issus de la communauté. L'enseignement dans les centres inclut la lecture, l'écriture et le calcul et se fait à partir de manuels scolaires conçus à la fois en anglais et dans la langue locale, le Ngakarimojong.

« L'école est très importante,  soutient monsieur Lowuyo, l’éducation, c'est la lumière. »

Renseignements:

Karine Morin, Spécialiste des communications, (514) 288-5134 poste 8425, kmorin@unicef.ca